‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 226 sur 309 · VII . \'”J · texte numérisé non relu

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a l’étude sur la sorcellerie 369

il vaudrait mieux traduire le passage1 « eau (sève) de la plante... dans de la bière2 ».

Page 391. — Relatif à Jonas, « il est raconté qu’une » vigne poussa pour lui ombrager la tête, que la vigne » mourut et que Jonas s’en affligea beaucoup ». Lorsqu’on prenait au sérieux la narration des aventures de Jonas, on était très préoccupé à déterminer quelle était la plante qui aurait ombragé le prophète. Le texte hébreu la désigne par le mot qiqayon, et la version des Septante traduit ce mot par xoXoxuvOa « citrouille », d’où la «cucurbita» de l’ancienne italique. Saint Jérôme le rend par « hedera ». On pense généralement aujourd’hui que la plante indiquée par le mot qiqayon est le « ricinus ». Dans ce cas, ce qui est raconté dans le Liera de Jonas au sujet de cette plante serait bien conforme à la botanique. Le ricin est une plante qui croît rapidement, puis, s’il est endommagé, se dessèche très vite, car la tige n’est pas en bois, mais pulpeuse3.

1. Voy. Revillout, Un Poème satirique, p. 224, et Hess, Setna, p. 67, 68.

2. Page 375, lig. 11 ; lisez : « à la fabrication d’une portion ».

Page 381, lig. 7 : « extra-foras » ; lig. 17, au lieu du signe hiéroglyphique ter , lisez : ^s>- ar.

Page 382 : « Adonaï comme le dieu puissant des tempêtes (?) ». Voy. Psaumes, lxxxix, 10, cf. lxv, 8, et cvii, 29.

Page 383; lisez : « après Isaïe, Jérémie et Ézéchiel sont ceux qu’on est convenu à compter parmi les douze petits prophètes » ; lig. 16 : peutêtre, dans l’idée du narrateur : la scène est censée se passer sur le côté égyptien.

Page 385, lig. 5; lisez : « ce qu’il fallait lui faire ».

Page 388, n. 2 : « Plebi sub pœna mortis ejus pronunciatio vetita fuit», Buxtorf, Lexicon hehraieum et chaldaicum, p. 160.

3. Pour cette question, voy. Vigouroux, Manuel biblique , § 1092; cf. Gesenius, Hcliraisches und Chaldàisehes Handicortcrbuch , p. 734 ; Wiedemann, Herodots Zœeites Buch, p. 382; Bôhme, Die Composition des Bûches Joua , dans la Zeitschrift fur die alttcstamentliche Wisscnschaft, 1887, p. 248 s.; Fournier, Sur la traduction par saint Jérôme

iv Ut

NOTES SUPPLÉMENTAIRES

En supposant qu’il s’agit du ricin, on peut bien être d’accord avec la nature, mais on ne serait pas tout à fait d’accord avec l’esprit de la narration, où il s’agit bien plutôt d’un miracle, d’une plante miraculeuse 1 .

Le texte hébreu actuel du Livre cle Jonas paraît être d’après un manuscrit qu’on aurait choisi, on ne saurait pas trop dire pourquoi2, parmi bien d’autres où fut raconté, probablement avec de fortes variantes, la légende ou le conte de Jonas. Il est probable que, dans une forme de la narration peut-être parmi les plus anciennes, c’était bien un ricin qui poussait, puis se desséchait ; fait naturel qui aurait dù avoir frappé l’attention d’un observateur quelconque et lui aurait inspiré la belle parabole dont le texte actuel nous a conservé l’écho. Puis, le fait naturel aurait été transformé en miracle, car un ricin qui pousse rapidement, puis, endommagé, se dessèche en peu de temps, n’est pas un miracle, c’est plutôt un hasard; dans la version qui aurait voulu qu’il s’agît d’un miracle, on aurait supposé que c’était une plante grimpante quelconque, une vigne. Puis, enfin, la version naturelle aurait été combinée avec la version miraculeuse, ou bien on aurait voulu expliquer celle-ci par celle-là. En tout cas, il paraît bien qu’on est revenu à l’idée plus ancienne que la plante dont il s’agit était un ricin, d’où l’image hybride de la version actuelle : un ricin qui poussait et se desséchait rapidement, miraculeusement.

Dans notre étude sur la sorcellerie, pour être d’accord avec l’esprit de la narration, nous avons dit qu’une « vigne poussait » ; peut-être il vaudrait mieux, pour ne pas faire

d’un passage de Jonas, dans la Reçue de l’Histoire des Religions , 1895, p. 254 s. Cf. Loret, La Flore pharaonique , § 47.

1. Yoy. Fournier, Reçue de l’Histoire des Religions , 1895, t. I, p. 267 s.

2. Peut-être avec des psaumes (voy. Notice sur M. Renan > dans le Bulletin de l’Institut èggpticn , 1893, p. 34 [ ; cf. p. 140 sqq. du présent volume] ).

a l’étude sur la sorcellerie

violence au mot à mot du texte hébreu, et en même temps rester d’accord avec l’esprit de la narration, dire : « une plante poussait », puis que « la plante mourait », en laissant indécise la question à savoir de quelle espèce de plante il s’agit 1 .

Voilà, Messieurs, quelques petites notes justificatives ou supplémentaires ; j’espère qu’elles ne seront pas sans intérêt. Dans mes études sur la sorcellerie, il m’a semblé intéressant de faire revivre des croyances populaires d’autrefois et d’assister en quelque sorte à l’arrivée du christianisme en Égypte. Quant à la question qui aurait dû très vivement intéresser des personnes qui s’occupent d’archéologie chrétienne, quelle fut la véritable prononciation du nom du fondateur du christianisme ? Nous avons rappelé à ce sujet que les Notes d’un sorcier semblent indiquer que son nom était iêsi = ieci.

Ghizeh, février 1897.

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