On trouve un grand nombre d’Égyptiens qui s’appe
laient y\ Horus (114, etc.) et
xonsu (111, etc.)
Àmen (99). Cette forme
tout court, plus rarement
aurait le même sens que la précédente, dont elle n’est qu’une abréviation par la chute de la voyelle finale.
8) Toute une catégorie de noms propres est formée par une petite phrase1 2, qu’on peut supposer avoir été prononcée à la naissance de l’enfant. Elle est composée d’une manière
assez simple : d’abord, le verbe ^ t'et «dire», suivi par le nom de la divinité, puis le verbe [ ^ àu «être», avec le pronom / «il» ou — «— s «elle», selon le sexe de l’enfant, et à la fin ^ dnx « vivre » ou « vit », par exemple,
même
il vit »,
t' et-pteh-au-f-âni « dit Ptah, il vit » ; de t' et-maut-àu-f-dni « dit Maut, t'et-maut-àu-s-dnx « dit Maut,
elle vit ». Quelquefois le nom de la divinité occupe la place d’honneur au commencement du nom : D ^ ^
pteh-t'et-àu-f-dni ; (1218) « dit Ptah, il vit ». Je n’ai guère
1. Cf. E. de Rougé, Chrestomathie , 2' fasc., p. 35, et Maspero, Mélanges d’archéologie, t. III, p. 139, note 5.
2. Voir Lieblein, Dictionnaire des noms hiéroglyphiques, p. 552-553.
CHEZ LES ÉGYPTIENS
besoin de remarquer qu'on trouve également comme divi¬
nités
À men.
jonsu , etc.
Je regrette que l’espace ne me permette pas d’étudier ici d’autres exemples de ces noms qui établissent divers rapports entre la personne et la divinité. Citons pourtant nesa (1050) « l’attaché à », forme pleine (,
— N — l I AA/VW\
nes-àmen (945) « l’attaché à Amon » ou 1-1 1 nes-pteh (1139) «l’attaché à Ptah». Ainsi que l’a déjà remarqué
M. de Rougé1, la divinité est sous-entendue dans ^ r
tef-neyt « sa force », les divinités sont au duel ou pluriel
dans un au phores tels que
usor-t-sen « leur puissance ». C’est à
re ordre d’idées qu’appartiendraient les noms théon ^
A men-her-yopes-f «Amon Pa-râ-her-unami-f « Pra
est sur son glaive »,
(est) sur sa droite ».
En démotique, les exemples de noms propres où la personne s’appelait soit serviteur, soit fils ou fille d’une divinité, sont si nombreux que nous croyons inutile d’en citer. On trouve des personnes qui portaient le nom de la divinité seule, par exemple : Àmen ’'Appwv, ^ Pte/i d>0àç. Avec
le nom d’Horus le déterminatif de la divinité même disparaissait. Je crois qu’il faut expliquer ces noms de la même manière que les noms analogues des plus anciennes époques. Il y a, en outre, des personnes dont le nom est
formé par ceux de deux divinités, par exemple : AT O Amen-Hor, ’ApovopuTioc, mais ces formes ne furent pas invariables; le choachyte Horus est nommé également Horsiési2,
1. Voir E. de Rougé, Chrcstomathie, § 137. Le démotique nous donne la forme pleine Chons-tcf-neit, le dieu « Chons (est) sa force » (Revillout, Nouvelle Chrestomathie , p. 31, 64).