‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 24 sur 309 · Voir E. de Rougé, Les six premières Di/nasties , p · texte numérisé non relu

Voir E. de Rougé, Les six premières Di/nasties , p

2. Il résulte de ces considérations que les Égyptiens écrivaient les noms propres théophores, soit à la forme pleine, soit à la forme apocopée, et cela pouvait avoir lieu en même temps et pour la même personne. Le même fait doit avoir existé également chez les Sémites; il serait alors parfaitement admissible, là où la Bible nous donne une forme, de trouver l’autre dans les textes égyptiens ou assyriens. Un texte d’Assur-bani-pal (R. 5, 8/111) parle de

AM I-sa-am-me, Utic = üûttr>, forme a,pocopée de bKUW’ Ishmaël; voir Schrader, K. A. T., 148, et cf. Del., Par., p. 298. J’espère revenir sur cette question.

3. C’est à cette classe qu'appartiendraient les noms propres bibliques

de -iS'aia Potiphar et Potiphera. La première partie (•’tûlB)

serait la transcription de l’égyptien □ A a pe-tu « le don de ». Je ne

connais pas, parmi les noms propres égyptiens, un seul des noms qui nous donne la transcription exacte de l’un ou de l’autre de ces deux noms. Le nom étrange de Pouti-cl (<ï>oimr(X, cÇottihA), Exode,

vi, 25, s’expliquerait par □ à fl pe-tu « le don de » et cl « Dieu ».

C’est, selon le récit biblique, la fille de ce personnage qu’Éléazar, fils d’Aaron, prend pour femme, et la scène se passe en Égypte. On se de-

CHEZ LES ÉGYPTIENS

(297) « don d’Anhour » (au fém.) (bKîru, .fins), etc.

bok (575) « servant de » (-nu) et

[) iUJUU1^ /A

i bok-amen

AAAAAA

àmen-bok 1 (771) « servant d’A-

(736) ou (

AAAAAA /

bok-pteh (1095) « servant de Ptah »

(binau, rrHDü) ou au féminin 6o/?-£ (235) « servante

de »,

oo/c-£ maut (598) (( servante de Maut ».

mande si ce personnage n’est pas un Égyptien qui, pour une cause que nous ne pouvons que deviner, s'appelait dans sa propre langue le don d’un dieu étranger.

1. Par une sorte de respect (?) pour la divinité, les Égyptiens plaçaient son nom souvent au commencement du nom propre, mais, comme nous venons de le voir, cette règle ne fut pas rigoureusement observée.

Aux exemples que nous avons déjà vus ajoutons : sa-t (287)

« fille de »,

sa-t Amen (283) et

AAAAAA

AAAAAA

(140) « fille d’Amon »,

et

Amen-sa-t

neyt-àmen (629)

àmen-neyt (114), etc. Le nom de la même personne

Pie : û

pouvait être écrit de ces deux manières, par exem àten-bokt ( Denkmâler , III, 101) ou

AAAAAA 1

bokt-àten ( ibid ., 100, a) « servante du disque » ; cf., en outre, J U J

Seker-nefer-ka et j| Nefer-ka-seker (E. de Rougé, Les six

premières Dynasties , p. 24 et n. 2).

Dans les transcriptions démotiques et grecques, on trouve le nom de la divinité souvent rejeté à la fin, là où, dans les textes hiéroglyphiques, il se trouve placé au commencement, par exemple, dans le nom du roi

Ra-ya-f \ le dieu « Râ est son diadème». Hérodote nous

donne la forme pleine avec le nom de la divinité rejeté à la fin, Xeqjprjv, tandis que celle de Manéthon, Soûçtç, est la forme apocopée. Cette question serait trop longue à étudier ici. Disons seulement qu’il nous paraît que ces transcriptions nous donnent souvent la forme populaire, qui, semblerait-il, aurait mis le nom de la divinité à la place qu’il occuperait selon le sens du nom propre.

ÉTUDE SUR LES NOMS PROPRES

y) Le nom de la personne est formé par celui de la divinité :

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