‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 253 sur 309 · X17:710; os sypsÔrj sc; ’AÇwtov · texte numérisé non relu

X17:710; os sypsÔrj sc; ’AÇwtov

document égyptien que nous avons déjà cité. Le lieu où Philippe disparut étant sur la route d’Egypte, on peut se demander s’il n’est pas descendu dans la vallée du Ni] ; peutêtre môme est-il allé à Alexandrie, et, pour une raison quelconque, le rédacteur des Actes clés Apôtres n’a-t-il pas raconté cet épisode. La présence d’un magicien aussi célèbre que Philippe aura dû produire une certaine commotion parmi ses confrères, en Égypte, et on ne sera pas surpris de trouver une trace quelconque de sa visite dans leurs écrits : nous venons de voir qu’il fut bien connu, même célèbre en Égypte.

Le prestige de Philippe doit avoir été bien grand pendant sa vie, mais, après sa mort, sa mémoire demeura enfouie dans les archives des origines du christianisme. Alors, tout nous porterait à croire que les magiciens d’Egypte le connurent de son vivant; sa renommée en Syrie' n’aurait pas suffi pour le rendre célèbre dans la vallée du Nil, pas plus que de supposer que le fonctionnaire éthiopien, tout en admettant l’exactitude de la narration le concernant, y aurait parlé de lui2 3. — Peut-être Simon le Mage, lorsqu’il alla à Alexandrie1', y aura-t-il fait son éloge, et peut-être Philippe y sera-t-il allé avec lui, mais l’hypothèse qui nous semble la plus plausible serait celle-ci : Philippe, en l’an 38, lors de sa disparition mystérieuse sur la route de Gaza, serait venu en Égypte, à Alexandrie. Ce fut alors que les sorciers d’Égypte prirent connaissance de lui, et que pour la première fois on entendit parler, dans la vallée du Nil, de la religion naissante. La formule du papyrus paraît bien appuyer cette manière de voir : le texte égyptien complète celui des Actes des Apôtres.

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