Revillout, Reçue èggptologique, t. II, p. 53 etn
4. A ni enlicr- unain i- f, Amen-her-kkopesh-f (Pierret, Vocabulaire hiéroglyphique, p. 28), etc.
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tique, d’où RTA. Enfin, on aurait ajouté la terminaison grecque -os ou -toç, d’où le nom si étrange ’A^upTaio?, Amyrtée.
La XXIXe dynastie \ — La tradition parle de six rois de la XXIXe dynastie; Naifaaurout, Hakor, Pesemut, Hor-neb-kha, Muthès et Naifaaurout1 2. Les monuments ne font mention que des trois premiers ; les autres ne nous sont connus que par la chronique démotique et la liste grecque de Manéthon. On peut observer que la liste grecque ne correspond ni à l’une ni à l’autre des listes de la Chronique, mais est l’équivalent de celle qui résulterait des listes de la Chronique réunies, ce qui indiquerait que la liste grecque est plus moderne que celles du texte démotique. Les variantes entre les différentes listes porteraient à croire qu’elles sont toutes fautives. Il est évident qu’il faudrait chercher à corriger la liste grecque par celle qui résulterait des listes de la Chronique réunies, puis les listes de la Chronique par des renseignements fournis par les monuments.
Commençons, pourtant, par un nom donné par la Chronique. Il paraît bien que le cinquième nom de la seconde liste de la Chronique, qu’on lit Har-neb- kha3, doit être corrigé en Hakor 4 « maître des étrangers » ; puis ce nom et les observations qui se rapportent à ce roi doivent être transportés à la troisième place dans la liste qui est occupée
1. Manéthon, éd. Unger, p. 21)7 et suiv. ; Revillout, La Chronique domotique , dans la Reçue ègyptologique, t. I, p. 49 et suiv., p. 145 et suiv.; t. II, p. 1 et suiv., p. 52 et suiv., et pl.; Wiedemann, Ghschichtc Aeijr/ptcn, p. 262 à 278; Maspero, Histoire ancienne , p. 638 et suiv. ; Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique, t. III, p. 751 et suiv. ; cl. Judeich, Kleinasiatische Studicn, d’après Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, t. III, p. 752, note, etc.
2. Revillout, La Chronique domotique, précitée; Manéthon, éd. Unger, p. 267 et suiv.
.3. Reçue àgi/ptologique, t. II, p. 3, etc. Voyez aux planches.
4. Voyez Revillout, Reçue ègyptologique, t. II, p. 3 et 4. D’ailleurs ce nom et ce titre (?) ont été mal lus et sont devenus « Hercynion »; voy. Maspero, Histoire ancienne , 4“ éd., p. 639, n.
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par un roi anonyme, qui correspond à l’Hakor des autres listes. La qualification « maître des étrangers » et les renseignements donnés par le texte démotique à propos de ce roi se rapportent à ses relations avec les peuples étrangers1 ; on voit, par le déterminatif donné à son nom, dans le texte démotique, qu’on le considérait comme 'étant d’origine étrangère, ce qui serait bien d’accord avec son nom sémitique. Il y avait de nombreux étrangers d’origine asiatique établis à l’est du Delta, là où on aurait vu le siège principal de la XXIXe dynastie2.
Le nom fautif qui se trouve à la cinquième place, dans la seconde liste de la Chronique démotique, a pour correspondant, dans la liste grecque, MoùO-ç, nom inconnu d’ailleurs. On serait tenté de croire que c’est une faute pour TapuojO'.i; 3 4, mais le texte grec, ainsi que nous l’avons vu, serait d’après un document qui paraît avoir été analogue à une liste qui résulterait de celles de la Chronique réunies, et il y a un nom fautif, et d’une lecture douteuse, dans le texte démotique, précisément à l’endroit qui correspond à MoùO-ç. Si l’on attribue une valeur alphabétique aux signes déterminatifs de ce nom, tels qu’on les trouve dans le texte démotique, on peut les lire Hatès, Hâtés, Matés ou Mutés. On peut supposer qu’on les aura lus ainsi et que la dernière lecture aura été adoptée à cause du voisinage du nom Ta^ouOu;.
Quant à Népheritès II, dont la Chronique et Manéthon font mention, on n’en a pas trouvé, jusqu’ici, de traces sur les monuments, ce qui ferait douter de son existence1.
On peut bien faire une hypothèse qui expliquerait les
1. Revillout, Revue ègyptologique, t. II, p. 3; Maspero, Histoire ancienne. p. 642 et suiv.
2. Voyez Manéthon, éd. Unger, p. 297 et suiv. CL E. de Rouge, Mémoire sur l'origine égyptienne de l’ alphabet phénicien, p. 47.