‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 275 sur 309 · Papyrus au Musée de Ghizeh, salle 62. K, 2e col · texte numérisé non relu

Papyrus au Musée de Ghizeh, salle 62. K, 2e col

2. C’est une tache d’encre qui sert à remplir l’espace au-dessus de O, ce n'est pas un caractère hiéroglyphique, mais on peut le transcrire par Il n’y a rien entre û et O, pas ,1a moindre trace d’un /wwv,.

3. Voyez Grofî, Étude sur les noms propres chez les Égyptiens , dans la Reçue ègyptologiquc, t. V, p. 85-89 f; cf. p. 24-32 du présent volume].

plus importantes est celle des noms théopliores qui furent censés indiquer le rapport entre la personne et une divinité. Le nom de la divinité pouvait être, soit exprimé, soit sousentendu ; dans une forme de ces noms, le sujet seul est exprimé et le verbe attributif est sous-entendu. Ainsi, le nom

propre signifie « (la) gloire de Ra » et

sous-entend « m'illumine » ou « me rend glorieux1 », ou a un sens analogue. J) Jj signifie « principe vital du

AA/VSAA lli O ici

» soleil2 » et sous-entend « me fait vivre », ou a quelque sens analogue. Pourtant il est bien possible que la signification du nom Ba-en-ra, « âme du soleil », doive être appliquée au roi encore plus littéralement. Le même esprit qui a porté les Égyptiens à établir une assimilation entre la vie de l'homme et le cours diurne du soleil leur aura fait espérer qu’après la mort, de même que le soleil reparaît à l'orient, l'âme retournerait, serait douée d’immortalité; mais, pour qu’il en fût ainsi, il fallait assimiler l’âme de l'homme au soleil. Mer-en-ptah, pour s’assurer de l'immortalité, s’est fait appeler, s’est assimilé au Ba-en-ra, à l’« âme du soleil ».

Lorsqu’on jette un coup d’oeil sur les momies royales, actuellement au Musée de Ghizeh, on constate qu’il y a celles

1. Le mot yji signifie : 1° « lumière, gloire », etc. ; 2Ü « lame » (après sa séparation du corps, — après la mort), « la lumière », et doit, probablement, son origine au feu follet qu’on aurait vu aux cimetières. Le

mot yu dans le sens de «lumière», «gloire», etc., est écrit etc. ; dans le sens de « l’âme », (ou ffj), etc., ou suivfde

signes phonétiques, mais le signe syllabique yji n’est jamais écrit correctement S'appeler « la gloire de Ra... » donne un sens

satisfaisant, mais s’appeler, s’identifier avec lame, « feu follet », d’une divinité morte, ce serait bien peu satisfaisant, sinon inadmissible (cf. Maspero, Recueil de Trac aux, t. I, p. 22, n.).

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