Groff, Bulletin de l’Institut égyptien , 1896, p. 69, n
4. Pour une bibliographie plus complète des travaux sur la stèle de Mer-en-ptah, je renvoie à la suite de cette étude, mais, dès à présent, rappelons les oeuvres et les travaux de MM. Spiegelberg, Académie de Berlin, 1896, p. 593 et suiv. ; Zeitschrift far àgyptische Sprache, 1896, p. 1 à 25; Maspero, Reçue critique, 1898, p. 482 et suiv. ; Virey, Note sur le Pharaon Meneptali et les temps de l'Exode ; Revillout, Les Congrès {Revue ègyptologique, 1900, p. 110 et suiv.). La présente étude fut rédigée d’abord en 1896-1897 ; les résultats furent indiqués et résumés dans le Bulletin de l’Institut égyptien , 1896, p. 59, n., et 1898, p. 189 et suiv., et dans des conférences faites aux États-Unis en
entre l’Egypte et la bible 483
tien ne parle du peuple d’Israël en Égypte, mais, d’après le témoignage de la stèle datée de l’an V de Mer-en-ptali, la tribu des Io-sir-ael-u serait en Chanaan. A ce propos, il y a un fait qui ressort d’une étude de la facture des signes hiéroglyphiques gravés sur la pierre et auquel on n’accorde pas assez d’attention. On peut reconnaître que, dans la partie du texte relative à Chanaan, les caractères sont autrement faits que ceux des parties qui les précèdent, et, de plus, que la pierre est dressée d’une autre façon. Donc, cette partie du texte ne fut pas gravée en même temps que le texte proprement dit de la stèle, ce qui est d’accord avec le contenu des inscriptions. Dans la partie supérieure de la stèle, les divinités de Thèbes, Amen, Maut et Xonsu1 sont représentées. Selon les inscriptions, Amen promet2 au roi la victoire sur des peuples étrangers, puis viennent les 28 lignes du texte sur la stèle. Les lignes 1 à 26 1/3 sont consacrées à « une sorte de composition poétique relative à la victoire )) du roi sur des Libyens3 », formée, présumablement, des extraits faits des annales du règne de Mer-en-ptah, ou d’autres documents. En tout cas, ces extraits furent remaniés, interpolés et soudés ensemble par un rédacteur ou des rédacteurs. L’œuvre qui résultait de ce travail ne fut pas une narration suivie, mais elle contint des répétitions et des contradictions, et, lorsqu’on la grava sur la stèle, elle ne remplit pas tout l’espace qu’on aurait dû couvrir. Aussi, plus tard, à une époque indéterminée, mais probablement sous le règne de Mer-en-ptah, on dut ajouter une petite épopée, peut-être une cantilène, relative aux hauts faits des Égyptiens en Chanaan. En règle générale, dans des œuvres