‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 289 sur 309 · Grolï, Bulletin de l'Institut égyptien , 1898, p · texte numérisé non relu

Grolï, Bulletin de l'Institut égyptien , 1898, p

de ce genre, un nombre de phrases, indiquées par le sens, doivent avoir le même nombre de syllabes 1 : chaque consonne et chaque voyelle doivent être prononcées, excepté le o et quelquefois le <=> final, 1 1 1 ou <2.111 sont u, quelquefois trois consonnes ne font qu’une seule syllabe, enfin, dans un nombre de cas, une voyelle écrite après des consonnes doit être prononcée entre elles; le rythme est rompu là où se trouvent des citations et des passages corrompus. Cela nous entraînerait trop loin de notre sujet, si nous voulions donner ici une étude détaillée sur cette si intéressante question. Dans la présente note, j’indiquerai seulement ce qui est nécessaire pour rendre évident que la cantilène où il est question de l’Asie est « indépendante de ce qui » précède2 ».

Pour faire ressortir les faits déjà signalés, on n’a qu’à parcourir les textes gravés sur la stèle. Le texte gravé au haut de la stèle est caractérisé par des vers de dix et de neuf syllabes. Ont dix syllabes :

Am-en-Ra-neb-nes-u-ta-ui-y^ent-apt (10)

Step-nek-'/epst-er-tes-neb-temt-en-bu-ua (10)

Mais les vers ;

Neb-ta-ui-A m-en-mer-Ra-en-ba (9)

Neb-yau-Mer-en-ptah-ho-tep-lii-ma (9)

ont neuf syllabes. On peut supposer que le système de numération décimale, employé par les Egyptiens, aura fait choisir dix syllabes pour certains des vers. D’autre part, le fait que les noms du roi Mer-en-ptah, précédés des titres

1. Études sur la poésie égyptienne ; voyez Crébaut, Hr/innc à Ammon-Ra ; je rappellerai ici les cours de M. Grébaut au Collège de France.

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