Extrait de la Reçue ùfujptologiquc, t. V, p
2. Thèse soutenue en séance publique à l’Ecole du Louvre le 14 novembre 1887, thèse pour laquelle j’ai reçu mon diplôme (cours de démotique).
3. Voyez, à ce sujet, les remarques de M. de Rougé, Les six premières Di/nasties, p. 2 et suiv.
ÉTUDE SUR LE PRONOM
borne à une seule personne, la première du singulier et, en apparence, presque à une seule des langues, l’égyptienne. Mais, pour point de départ, examinons ce pronom en hébreu. « Le pronom personnel, comme les pronoms en général, est » une des parties les plus primitives de la langue liébraï- » que1. » Le pronom absolu de la première personne du singulier est mdîk, qui, je crois, est la forme primitive, ou mk qui s’abrège et passe en pronom suffixe dans la forme m, comme complément d’un verbe; l’1 se joint au nom ou à une préposition, et nous retrouvons I’k. comme préformante de la première personne du singulier de l’aoriste2. En résumé, nous avons la série y M, k, qui se rattache au pronom absolu mk qui lui-même équivaut à mdîk.
En égyptien, le pronom absolu de la première personne
du singulier est ° nuk ou ( ^ ànuk3 = q3K; voilà un