Cf. ligne 4, etc
4. Ligne 17, il est dit que le roi « repousse ce qui est néfaste (littéralement miasmatique) des pays étrangers », ce qui ne supposerait pas une expédition faite par Mer-en-ptah hors de 1 Égypte, Il ne iaudrait pas en conclure qu’il n’est jamais allé à 1 étranger ; on serait seulement surpris qu’il eût employé une telle expression, s il avait fait une expédition hors de l’Égypte.
5. Cf. aux lignes 19-20 et l’histoire de la guerre, lignes 42-43, la phrase : « ... les sortilèges qu’il avait prononcés sont rompus, toutes les paroles de sa bouche sont retournées sur sa tête » (voyez les travaux de E. de Rougé et de Chabas, précités), ce qui fait penser à la légende de Balaam, Nombres, xxn, xxm, xxiv.
§ VII, lignes 20 1/2 à 21 1/3. Dans ce paragraphe il est dit que « le maître1 le prendra » et2 qu’ « Amen le liera de sa main, il enverra son ka à Hermonthis ». On peut supposer que, selon cette version, le prince libyen aurait été tué et que son âme fut envoyée à Hermonthis pour être jugée. Ce paragraphe serait en contradiction avec ceux qui précèdent, et où c’étaient les dieux de Memphis, Ptah, Ra et le roi qui avaient vaincu le prince libyen. Celui-ci, selon une version, serait de retour chez lui, et, d’après une autre version, il aurait été probablement tué, car on aurait envoyé son ka à Héliopolis3 4, où il aurait été jugé par les dieux*. Il est évident que le paragraphe VII est une interpolation, soit insérée à l’instigation des prêtres d’Amon, soit faite par ces prêtres eux-mêmes. Il est très correctement com-
posé de cinq transcription
vers
de neuf
syllabes chaque,
dont
voici la
1 Un
neb
er
sep (?)
peh
tiu
ef
2 Em
Am
en
ua
su
em
tôt
ef
3 Ut
ui
en
ka
em
an
kema
4 Su
ten
leb
mer
am
en
Ra
en
ba
5 Sa
Ra
mer
en
ptah
ho
tep
hi
ma
§ VIII, lignes 21 1/3 à 26 1/3. On décrit l’état de l’Égypte après la victoire : Ra retourne, et le bonheur est parfait5. Il est probable que ce paragraphe devrait faire suite au para-
1. Le roi (?), ledieu(?). Cf. Spiegelberg, Zeitschrift fïir âgyptischc Sprache , 1896, p. 13.
exposant du sujet. Voyez mon Étude sur le Papyrus d'Or -
hiney , p. 68.
3. Selon l’histoire de la guerre, on ignorait le sort du prince libyen.
4. Cf. Papyrus d’Orbiney, IX, 2 et suiv., et mon Étude, p. 24-25 et
suiv.
5. Cf. le discours de Ramsès III (Chabas, Recherches sur la XIXe dynastie, p. 6 et 21).
entre l’égypte et la bible
graphe II. Dans le paragraphe VIII, le dernier proprement dit de la stèle, on ne suit aucune règle; c’est un fatras de phrases d’inégale longueur, et on dirait volontiers qu’il est composé de lambeaux de phrases qu’on y a entassés pour remplir l’espace.
§ IX, lignes 26 1/3 à 28 (fin)1. Après avoir jeté un coup d’œil rétrospectif 2 sur la victoire des Libyens, on parle des hauts faits des Egyptiens en Chanaan, enfin de l’influence que le roi exerce. La pierre où se trouve ce paragraphe est plus unie et polie que dans la partie qui précède, mais, quoiqu’elle soit un peu creusée, on peut douter que quelque chose ait été effacé pour permettre d’y insérer ce paragraphe. L’exécution matérielle des signes hiéroglyphiques est ici autre que dans les paragraphes précédents : l’écriture est bien mauvaise, sauf quelques signes au commencement des lignes 27 et 28 qui sont plus profondément ciselés dans la pierre qu’ailleurs3 ; enfin le langage employé dans le texte est différent, en ce que l’on cherche à donner une couleur locale, asiatique, par l’emploi de mots et d’expressions sémitiques b Le paragraphe contient une petite cantilène, un vrai bijou de composition réfléchie et artistique, formée de neuf vers de neuf syllabes chaque. Pour se rendre compte de ce fait, on n’a qu’à faire la transcription ainsi :
Sar-
PeX *
lier
tet
Se-
le-
ma¬
Ben
ua
lier
Ie
tep-
ta
pet
Xe/~
en-
Teli-
en-
nu
Xe
tat
lio-
tep