‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 302 sur 309 · Voyez Colossiens, i, 16 et suiv · texte numérisé non relu

Voyez Colossiens, i, 16 et suiv

8. Cf. Pierret, Dictionnaire d’archéologie égyptienne, p. 36.

entre l’égypte et la bible

le sens du ciel et de la lumière, le « père éther1 2 » des poètes latins. L expression Tou yàp xal yévoç sWev OU 3 Ex aoù yàp ysvoç s(j|j.ev est familière aux poètes grecs et est appliquée àZeV, d’où le dieu inconnu, dont aurait parlé saint Paul, aurait été Jupiter3. Cette citation4 n’a rien de choquant, du moment qu’on reconnaît que, d’un côté, les Grecs avaient assimilé Zeuç à Amen, qui est le dieu inconnu, et, de l’autre côté, qu’on aurait confondu nvr, dont on ne savait comment prononcer le nom, avec Amen5.

Ainsi interprété, le discours attribué à saint Paul devient bien ce que l’on s’attendait à entendre dire à Athènes vers ces temps-là. La religion chrétienne naissante aurait tendu la main à la religion païenne mourante; elle ne fut pas agréée, le paganisme s’en alla et ne fut bientôt qu’un souvenir. Ce qu’il y a d’intéressant pour nous en cela, c’est de constater qu’on fit un effort pour fusionner les deux divinités Zsuî et nrr, et que le trait d’union entre eux fut le dieu inconnu, la divinité suprême de l’Égypte, Amen.

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