Voir Maspero, Histoire, 4e édit., p. 160 et. suiv
2. Groff, Reçue cggptologique , t. IV, p. 95 et suiv., 146 et suiv.[; cf. p. 1 sqq., p. 18 sqq. du présent volume].
3. Ibicl., t. IV, p. 100 et suiv.[; cf. p. 12 sqq. du présent volume].
4. Ibid., t. IV, p. 95 et suiv., 148 et suiv.f; cf. p. 1 sqq., p. 18 sqq. du présent volume]. — Si l’on admet un premier séjour des tribus de Jakob-(el) et de Josep-(el) en Égypte, sous les rois pasteurs et qu’elles furent chassées de l’Égypte avec eux (voir Genèse, xv, 13 et suiv.; Reçue ègyptol. , t.VI, p. 14, note 3[; cf. p. 49, n. 1, du présent volume]), c’est précisément vers le Nègèb ou le Har que nous devons les retrouver sous le règne de Thoutmès III. Je ne crois pas que ces tribus aient laissé trace de leur séjour dans les noms géographiques du pays, mais c’est bien possible. — Si l’on demandait aux Arabes aujourd’hui : Cette colline ne s’appelait-elle pas Josep-el, et cette vallée n’est-elle pas nommée Jàkob-eG Je suis très tenté de croire qu’ils répondraient : « C’est leur nom et cela a toujours été. »
NOTE SUR IAKOB-EL ET IOSEP-EL
Dans les premiers chapitres de Y Exode, l'écrivain biblique nous représente les descendants de deux tribus, Jacob et Joseph, esclaves en Égypte (époque des Ramsès, XIXe dynastie). C'est entre l’époque des rois pasteurs et celle des Ramsès que se place le récit de l'historiographe égyptien qui vivait sous le règne de Thoutmès III (XVIIIe dynastie).
ÉTUDE
SUR
L’EXPRESSION « RETENNU(T)-AB-T »
DU DÉCRET DE CANOPE1 2
Le rédacteur de la version hiéroglyphique du décret de Canope semble vouloir non seulement traduire le texte grec, mais le compléter*, et montrer, par des gloses qu’il introduit dans sa version, qu’il savait mieux que l’original comment
se sont passés les événements antérieurs à l’an IX de Ptolémée Évergète Ier.
On dit : EIITPATEY2AI O BAZIAEYI (M. C., 8). Il
« Parcourait (traversait)
traduit
CW)
)) Sa Majesté (la) terre d’Asie » (R. C., 6; P. C., 5). Le
1. Publié à Alger en 1891. — Voir Journal asiatique , 1889, p. 499.
Abréviations employées dans la présente étude : M. C., Miller, Décret de Canope (grec trad.), dans Journal des Savants, avril 1883, p. 214- 229, pl. photogr. ; — R. C., Reinisch, Æggptische Chrestomathie , pl. 17; Bilingue... Inschrift von Tanis, 1. — P. C., Pierret, Le
Decret de Canope , p. ... ; — G. C., Grofï, Les deux versions dèmotiques du décret de Canope : A., ancienne version; N., nouvelle version; copt. P entât. , éd. Lagarde, etc.
2. Il ressemble aux rédacteurs bibliques qui ajoutaient si souvent quelques mots pour expliquer ou compléter les textes, par ex., Genèse,
xiv, 2 : ♦♦♦ nbûn & kïi pûirbx ron nbx-bD -iiné-hti Voir ci-après, varia , p. 6.
étude sur l’expression « retennu(t)-ab-t )> 83
roi avait conservé la paix en Égypte, PPOPOAEMnN YPEP- AYTHI PPOI POAAA E0NH (M. C., 9), 0 fl
£ ^ s s. n r\Ayi v m .»»*■ S û <— -> -x-2
« En combattant
AAAAAA
)) en dehors d’elle (les) lieux éloignés et (contre des) peuples » nombreux » (R. C., 7; P. C., 5); TOT TE POTAMOY POTE ENAIPEITEPON ANABANTOI (M. C., 10), fl P
— - - J] A/VWV\ /Ç3i
V “ 0r il arriva une
» année du Nil faible en leur temps » (R. C., 7; P. C., 6, cf. 33, et dém., G. C., p. 8). Les Égyptiens en furent très préoccupés, quand ils se rappelèrent les malheurs qui avaient eu lieu sous « quelques-uns des rois qui furent auparavant » lorsqu’il y avait eu manque de blé1 ». C’est alors que le roi et la reine, EK TE ZYPIAI KAI OOINIKHI KAI KYPPOY KAI El AAAON PAEIONON TOPON ZITON METAPEMHKI Eli THN XHPAN TIMON MEIZONON (M. C., 135). Le démotique traduit : « faisant apporter (du) blé en Égypte, » à prix élevé d’argent, du pays de Syrie2, du pays de Phé- » nicie, de l’ile de Chypre et autres lieux nombreux » (voir G. C., Introd., p. 3).
Voilà qui est très clair, il y avait une famine en Égypte, et on apportait des aliments de la Syrie, c’est-à-dire de chez les Philistins, de la Judée, de la Samarie, de la Galilée ', de la Phénicie, de l’île de Chypre1, etc. Le rédacteur (ou les rédacteurs) de la version hiéroglyphique, voulant être plus exact, donne une variante bien curieuse en disant qu’on