Voir G. C., Introduction, p
2. Le démotique traduit ZYPIA par le prototype àsur. Voir G. C., Introduction , p. 50.
, C. I. S., tabl. 21, 1. 18, fasc. 1, p. 9 et suiv.
4. Un texte de Sargon, publié par Menant {Gram, as., p. 316 et suiv.), énumère ces pays en ordre inverse : « Depuis le pays de Yatnan, qui » est situé au milieu de la mer, du côté du soleil couchant, la vaste » Phénicie, la Syrie... » Cf. Schrader, K.A.T., p. 301 et suiv.
84 étude sur l’expression (( retennu(t)-ab-t )) apportait du blé1 en Égypte: L
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Retennut-ab-t, ^ ^ l ^ de la terre de (la) Phénicie,
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ç o|^ et de File de Chypre qui est au milieu de la mer (R. C., 9; P. C., 7; G. C., Introd., p. 3-4 et n. 1).
Comment faut-il comprendre l’expression Retennu[t)-ab-t ? M. Chabas2 supposait que le pays de Routen « avait deux » divisions bien distinctes », dont l’une se retrouve dans le Routen oriental du décret hiéroglyphique de Canope, et l’autre partie serait certainement « appelée le Routen occi- » dental et devrait être cherchée au delà de l’Amanus, dans » la Cilicie et la Pamphylie ». Dans ce cas, on s’attendrait à trouver la Retennut-ab-t vers l’Euphrate. Selon M. de Saulcy3, le pays de Routen était véritablement la Syrie, telle que ses limites ont été définies par Strabon : «... Y a- » t-il dès lors, dit-il, un inconvénient quelconque à voir » dans le Routen oriental du temps de Ptolémée Évergète, » toute la partie transjordane de la Terre sainte? » Le Routen occidental pouvait être, alors, les plaines qui s’étendent depuis celle des Philistins jusqu’à la limite septentrionale de la Syrie et de la Cilicie. Ni l’une ni l’autre de ces hypothèses ne supposerait qu’on employât l’expression Retennu(t)-ab-t pour désigner le pays qui se trouve à l’ouest du Jourdain et plus au nord, mais c’est précisément là, dans le « Routen occidental », selon M. de Saulcy, que les Égyptiens auraient dû s’adresser, en cas de famine, pour obtenir des denrées4. Assurément les rédacteurs des textes grec et
1. ... per « blé, nourriture, aliment, fruit en général » (Pierret,
Voccib. hièrogl., p. 151).
2. Voyage d’un Égyptien , cf. Mélanges d’archéologie, I, p. 96.