Hérodote , II, cxli ; Il Rois, xix
2. Pour les plaies d’Égypte, voir Dillmann, Exodus, p. 62 et suivantes. Notons : on serait, par moments, presque tenté d’assimiler la sixième plaie à Yaat égyptienne. — Selon une glose {Exode, ix, 31 s.), il semblerait que la septième plaie aurait eu lieu au printemps. Il est probable que la saison per tombait après l’inondation, au moment de la rédaction du poème, et le papyrus est probablement de l’époque des Ramsès, vers l’époque du renouvellement de la période sothiaque. Si les plaies d’Égypte sent des phénomènes naturels, on s’attend à en trouver trace parmi les jours néfastes de l’année égyptienne; cf. la curieuse mention, Seillier IV, pl. II, 1, 5 et 6, et la neuvième plaie {Exode, x, 215). La dixième plaie serait-elle un écho de la croyance exprimée par le papyrus relative à la naissance, ou plutôt la mort, des enfants?
3. Voir Chabas, La peste, etc., dans les Mélanges èggptologiques, lro série.
main de Jéhovah (Yaho) sera contre ton bétail un dèbèr très pesant. » Ici le dèbèr est associé avec les animaux comme Yati dans la pyramide royale. Un peu plus loin (verset 15), on lit : « car, si j’avais étendu ma main, j’aurais frappé toi et ton peuple avec le dèbèr ; tu aurais été anéanti de (dessus) la terre » ; ici le dèbèr est une épidémie.
Dans le Deutéronome (xxvm, 21), on lit : « Jéhovah attachera à toi le dèbèr. » Au verset suivant, cette maladie paraît être décrite, malheureusement le texte hébreu ne semble pas être très clair, mais je crois qu’on peut traduire la diagnose, à l’aide de la version grecque et de la Vulgate de saint Jérôme, par détresse . fièvre, frisson (?), chaleur, air corrompu (???). Les deux derniers mots dans le texte hébreu ont, selon le Dictionnaire, la signification : l’un, de dessèchement (des végétaux); l’autre, de couleur jaune ou blême du visage. On peut avec probabilité y reconnaître la malaria’.
Selon la Bible, on avait prophétisé les ravages du dèbèr1 2. Ce fléau est personnifié3 ; on croyait même avoir vu l’ange exterminateur4.
Écrire l’histoire de la malaria serait presque écrire celle de l’humanité. A l’époque préhistorique, la terre, très marécageuse, devait avoir été bien propice aux émanations miasmatiques. Nous pouvons le constater ; dès une époque si éloignée que l’aurore de l’histoire s’y distingue à peine du crépuscule de la période préhistorique, jusqu’à nos jours, la malaria a exercé ses ravages. Chez les anciens Égyptiens, ce fléau fut personnifié par la terrible déesse Sekhet.
Mais où esl-elle, aujourd’hui, ainsi que ses congénères, les divinités de l’Égypte, de la Chaldée, de la Grèce et de
1. Voir Pepper, De la Malaria (Paris), p. 91 s., p. 93 et suiv. — Des passages tels que Êséchiel, vii, 15, et xxxm, 27, feraient penser à la peste.