FRAGMENS ET NOTES
Les Chinois avouent que leurs fondateurs étaient étrangers. D'ailleurs ils leur attribuent des institutions en tout genre qui décèlent la plus longue expérience. ( Montrer et délaillev cela. )
Les calomnies mêmes réfutées n'en laissent pas moins de longues traces dans les cœurs passionnés qui les ont recueillies avec joie et qui les voyent détruire avec regret.
C'est un bienfait du ciel, que les hommes qui ne sentent pas et qui ne pratiquent pas la vertu, ne sauraient la peindre sans grimace et ne plaisent qu'à leurs pareils.
Les hommes ont toujours les mêmes passions ; mais chaque siècle a ses mœurs, et dans chaque siècle les mêmes passions ont une nouvelle manière de se montrer. Jadis , quand la société avait moins appris à avoir de Tempire sur soi, les rivalités étaient sanglantes, et rarement une fête finissait sans voir briller le fer, et les coupes servaient d'armes.
C'est ainsi que l'Olympe, etc.
De grands patriotes ont remarqué que des littérateurs qui écrivaient en hommes libres sous le règne du despotisme, ne s'expriment plus qu'en esclaves depuis que nous avons la liberté.
Comme autrefois, le gouvernement est entre les mains des femmes. Comme autrefois, les ministres sont faits et défaits, les emplois arrachés et envahis, les grandes accusations préparées, les procès intentés par des intrigues de catins. La Majesté nationale, comme la Majesté royale, se trouve sans
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cesse invoquée pour des qnereUes d'anticlnMore , et n'est employée qu'à servir les haines et les vengeances de quelques effrontées avides et de quelques fripons trop puîssans.
Le ConseU général de la Commune et les citoyens de Strasbourg font afficher une pétition où ils demandent une loi répressive contre les excès des Jacobins; leurs afficheurs sont insultés, menacés et renoncent. L'arrêté du Département de Paris, qui suspend le maire et le procureur de la Commune, n'est point affiché, parce qu'il ne se trouve point un afficheur qui l'ose ; et dans l'assemblée de ces imbéciDes, quelques uns d'entre eux ont l'impudence de faire parade de ces triomphes !
Il est beau, il est même doux d'être opprimé pour la vertu.
Les honorables injures d'un vil ramas d'écrivains sans
âme et sans pudeur , protecteurs nés de tout ce qui leui^ ressemble, implacables ennemis de toute justice et de toute honnêteté, et qui depuis trois ans font tout ce qu'ils peuvent pour souiller et avilir les beaux titres de Ciioyen , de Palriaie , de Constitutionnel^ en les associant à leur nom...
Et si en parlant de eette lie de l'espèce humaine , on
s'abstient d'entasser sur leurs noms tout ce que l'indignation et le mépris ont d'injures plus amères , c'est qu'on se souvient moins de ce qu'on leur doit que de ce qu'on se doit à soimême.
BT LITTftBAIRBft. Tîi
Au reste, je ne pws mainleiiant m'empiêcher d^ètre le premier à rire à mes dépens quand je me ¥ois employer tous les
ralsomiemens à prouver que Mht, sont des menteurs er
des drôles. Un orateur assemblait un nomi)reux auditoire pour écouter un panégyrûpie dans lequel il voulait démontrer qu'Hereule fut un vaillant homme. Un Lacédémonien demanda : a Quelqu^uH le nie-t-ii ? »
Je veux aussi lui donner (à Brissot ) un avis plus sincère et contre lequel la voix publique ne réclamera pas , savoir : que
malgré son art et sa fécondité à produire des calomnies,
et sa dextérité à les varier sous toutes les formes , il lui sera à janaais aussi impossible de flétrir mon nom que de relever le sien.
Sire , tant pis pour vous , si vous voyez sans douleur qu'il existe dans votre royaume des gens de bien malheureux et persécutés, qui lèvent leurs innocentes mains vers le ciel , contre des ministres qui les oppriment , contre des magistrats qui les calomnient, contre des prêtres qui les insultent et contre vous qui ne les défendez pas.
Dans un temps où des aristocrates armés de piques (car pour se déguiser il n'est rien dont ils ne s'avisent : ils prennent rhabit et les armes des vrais patriotes, comme les Troyens se couvraient de panaches grecs); où des aristocrates, dis-je, armés de piques, qui se promènent dans tous les marchés pour taxer le prix des grains , viennent d'assassiner le maire d'Étampes, parce qu'il était Jacobin, comme Ta si bien prouvé le patriote Gondorcet
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La jeunesse, la beauté, la pudeur qui, ailleurs, inspirent même de Findulgence pour les fautes, là irritaient la colère, rinsulte, la haine, et leur inspiraient Tidée de ces sortes d'outrages qui La débauche est toujours cruelle La faiblesse
de Tâme, la caducité , objet de vénération pour tout mortel digne du nom d'homme, et la faiblesse des femmes qui est leur défense chez tous les peuples civilisés , excitaient la bravoure de ces héros..., et le plus souvent leurs attaques ou leurs vengeances ne savaient que prostituer la pudeur ou ensanglanter desdieveux blancs.
Aujourd'hui ils se vantent d'avoir fait toutes ces choses (le licenciement des gardes du roi), malgré la cour et contre elle, et pour la détruire ; et dans le temps ils accusaient de calomnie et d'imposture ceux qui disaient qu'ils faisaient tout ceh dans cet esprit et qui les accusaient des projets dont ils se glorifient aujourd'hui ! Et ce millième exemple montrera ce que
c'est que ces Iribunicif qui font que l'on ment, etc. , que
Ton ne rougit pas de poser ce principe : Que les mêmes choses sont vraies ou fausses, etc
La stabilité d'un pareil gouvernement ne devient probable
aux yeux de. personne et de là, pensez-y bien, de là le
découragement des bons, Tespérance des méchans, et la malédiction de tous.
Dans les conseils , dans les fêtes , dans les spectacles, la jeunesse est arrogante et injurieuse; l'âge mûr, timide et pusillanime; la vieillesse, pétulante et inconsidérée; l'enfance même déjà cruelle et corrompue.
ST UTTÉRAIBBS. 275
Ressemblaient à des troupes de furieux armés de poignards et renfermés ensemble dans la plus épaisse nuit, et qui, courant au hasard les niis sur les autres, donneraient et recevraient la mort aveuglément sans savoir quelle poitrine ils auraient ouverte, ni quelle main les aurait frappés.
Ils croyaient avoir secoué le joug de la servitude, mais
ils se trompaient ; car ils n'avaient pas secoué celui des vices.
Furent gouvernés par des hommes dont la vie était un
tissu de crimes et Tâme un tissu de vices.
Tous étaient désunis : on ne marchait point, on ne
frappait point , on ne mourait point ensemble.
Alors accoururent de toute part des essaims de sophistes de ceux qui et de ces philosophes qui ne
regardent rhumanité, Thonnéteté, la justice, toutes les vertus, que comme de vains noms, et comme des pièces de monnaie auxquelles les hommes sont convenus d'attacher une valeur, et qu'il faut leur donner en paiement, au taux qu'il leur a plu d'y mettre.
Ces vils sophistes, à chaque excès, etc disaient: C'est
BIEN. {En citer plwieurs exemples et ses propres paroles^ surtout quand il s*extasie sur le bon sens du faubourg Saint- Antoine. ) Tous, dans les calamités publiques , semblaient se consoler en faisant beaucoup de calamités particulières, etc. .. ., et se croyaient moins malheureux quand ils avaient....
f 74 0BUVRS8 f (NLITIQUES
Aux taleas et à la «apaoité près, ite resBcnaMent k la
Sodété des Jésuites.
Ils crient di&qiie jour que la Patrie est en danger ; cela
est malheureusement bien vrai , et cela sera vrai tant qu'ils existeront.
Attribuent ainsi à une profonde politique ce qui ne
lut Touvr^f^e que d'une ambition brouËlonoe et irréflédiie.
Gomme on n'y connaît d'autre crime que Faristocra-
tie, il suit que tous les bommes dll&més doivent et pour
se donner une réputatton de civisme
Tous ces orateurs qui sentent profondément combien
il est plus aisé de proscrire que de raisonner.
..... ( L'Assemblée nationale] trouve toujours dans elle , si je puis m^exprimer ainsi, une obstruction monstrueuse qui la suffoque et empêche tous ses mouvemens.
Et on ne les trouvera ni dans les fureurs apostoliques
du prêtre Faachet, ni dans les inepties ampoulées et souvent atroces , avec lesquelles M. Démosthènes Isnard enivre les tribunes d'une admiration si flatteuse.
Et beaucoup d'autres exemples de cette tendre pitié
ET UTTÉBAIRES. 275
pour deB scélérats, qui n'est qu'une cruelle et insolente dérision des gens de bien.
A voir Topinion publique là où elle est, et non plus
dans les applaudissemens futiles de quelques centaines d'oisifs ignorans.
Et ne laissez plus quelques furieux appeler Liberté
Faudace impunie des scélérats et Teffiroi des gens de bien.
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