‹ Œuvres en prose, précédées d'une notice sur le procès d'André Chénier et des actes de ce procèsChapitre 127 sur 160 · Ces nouvelles étaient fausses · texte numérisé non relu

Ces nouvelles étaient fausses

douter de ces funestes nouvelles, et il me tarde bien d'être éclairci. Car ceux qui nous ont annoncé ce soulèvement ne disaient aucun détail, ni ne lui assignaient aucune cause, ni enfin n'ajoutaient rien qui pût donner un objet déterminé aux alarmes qu'ils faisaient naître. 11 n'y a ici aucune nouvelle qu'on puisse vous mander. Les aCfaires de France sont ici comme en France l'objet qui occupe seul les conversations. Adieu, mon trèscher père, je prie ma mère d'agréer l'assurance de mon respect. J'embrasse mes frères de tout mon cœur et vous prie de compter à jamais sur ma respectueuse tendresse.

Chénier de Saint-Andréa

A SON PÈRE 2

Londres, 19 janvier 1790.

Les nouvelles qui nous arrivent de France, moitié bonnes, moitié mauvaises, m'inquiètent par rapport à vous, mon très-cher père. Je désire savoir ce qui se passe au sujet de votre pension et si vous avez déjà préparé quelque chose à mettre sous les yeux de l'Assemblée nationale, quand il s'agira d'examiner les motifs de toutes les pensions. On a pris sur cet article

^. La signature est remarquable. Dans la famille, on n'appelait jamais .\nclré Chénier que Saint-André.

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