‹ Œuvres en prose, précédées d'une notice sur le procès d'André Chénier et des actes de ce procèsChapitre 133 sur 160 · Son frère, l'aîné de tous les enfants · texte numérisé non relu

Son frère, l'aîné de tous les enfants

ce qu'on en laisse pénétrer. Dieu veuille que tout cela finisse bien! Je vous conjure d'avoir bien soin de vous, et, s'il y avait à craindre que la tranquillité de votre vieillesse fût troublée, de sortir de Paris et venir ici. Je vous recommande aussi tous les écrits et ouvrages et papiers que vous savez K S'ils se perdaient, tous les plaisirs, les études, les amusements d'une vie entière seraient perdus.

XIV 2 LETTRE D'ANDRÉ CHÉNIER

A SON PiiRE.

Rouen, 2 octobre 1792.

Constantin est parti hier. Je lui ai donné un mot de lettre pour le brave et honnête vieillard auquel vous m'aviez adressé. Les étrangers et nouveaux venus dans cette ville-ci ont eu une inquiétude ces jours passés qui n'est pas entièrement finie. Les commissaires du pouvoir exécutif, en retournant à Paris, ont fait une réquisition à la municipalité pour faire partir d'ici tous les étrangers qui n'y sont pas pour affaire de commerce, disant que cela augmentait la consom-

1. Il s'agit des manuscrits et des livres d'André, qui restèrent tonjours chez son père Cette indication sufïïrait pour réfuter le conte, inventé par le premier éditeur, des trois portefeuilles et des manuscrits classés suivant une méthode qui ne fut jamais celle d'André.

(G. de Chcnier.)

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