‹ Œuvres en prose, précédées d'une notice sur le procès d'André Chénier et des actes de ce procèsChapitre 153 sur 160 · LETTRE AU MONITEUR · texte numérisé non relu

LETTRE AU MONITEUR

Ce 1" juin 1792.

Si j'en crois le respectable supplément du Journal de Paris, M. François Ghéron vient de lire Belolme pour me satisfaire. Sans lui avoir donné ce conseil, je suis charmé que M. Ghéron s'instruise. Il affirme que ce Delolme est un grand aristocrate. Je l'ai cité moi-même comme un modéré , un publiciste à Chambre haute. Je suis donc une fois de l'avis de M. Ghéron, mais sans tirer à conséquence. Maintenant j'observerai que j'ai parlé, non de l'opinion particulière de Delolme, mais d'un pomt de ait relatif à l'influence des clubs d'Angleterre.

Au surplus, sur ce point, comme sur tout ce qui tient à la question des sociétés populaires, j'ai répondu avec quelques détails à la dernière lettre de mon frère. Mon écrit aurait paru dans le Moniteur, il y a plus de huit jours, si des matières d'une importance majeure n'avaient retardé sa publication. J'avais bien la ressource d'un supplément mais un supplément coûte fort cher, et ma fortune ne me permet pas de faire cette dépense.

Marie-Joseph Ghénier.

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