LES RIDEAUX
Dans cette alcôve solitaire
Sans doute habite le repos ;
Voyons. Mais ces doubles rideaux
Semblent fermés par le mystère;
Et ces vêtements étrangers
Mêlés aux vêtements légers
Qui comTaient Justine et ses charmes^
Et ce chapeau sur un sofa,
Ce manteau plus loin, et ces armes.
Disent assez qu'Amour est là.
C'est lui-même ; je crois entendi^e
Le premier cri de la douleur,
LK LENDKMAIN 253
Suivi d'un UiuriuuR' plus IriidR', Et des soupirs de la lanj^ueur.
Valsin, jamais ton inconstance N'avait connu la volupté ; Savoure-la dans le silence.
Tu trompas toujours la beauté ; Miiis sois li<lèle ;'i riiuiocence.
LE LENDEMAIN
D'un air languissant et rêveur Justine a repris son ouvrage; Elle brode ; mais le bonbeur Laissa sur son joli visage L'étonnement et la pâleur.
Ses yeux^ qui se couvrent d'un voile, Au sommeil résistaient en vain; Sa main s'iu'rète sur la toile,
lo
Et sou Iront tombe sur sa iiiaiii.
Dors, et fuis un monde malin :
Ta voix plus douce et moins sonore.
Ta bouche qui s'entr'ouvre encore.
Tes regards honteux ou distraits, Ta démarche faible et gênée.
De celte nuit trop fortunée Révéleraient tous les secrets.
LINFJDÉLITE
Lu bos(j[uetj une jeune femme; A ses genoux un séductem' Qui jure une éternelle flamme.
Et qu'elle écoute sans rigueur ; C'est Valsin. Dans le même asile^ Justine^ crédule et tranquille, Venait rêver à son amant :
Elle entre. Que le peintre habile Rende ce triple étonnement;
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