Vi-tir, snr cette romance, la note de la page
M'approcliant alors par derrière,
Sans me iiommerj Je dis : « Vous vous trompez, ma chère,
» Il faut aimer. »
En rougissant, la pastourelle
Me répondit :
« D'amour la flèclie est bien cruelle;
» On me Ta dit.
» A treize ans le cœur est trop tendre
» Pour s'enflammer; » C'est à vingt ans qu'il faut attendre
» Pour mieux aimer. »
Lors je lui dis ; « La beauté passe
» Comme une fleur;
» In souffle bien souvent l'efface
» Dans sa fraîcheur; » Rien ne peut, quand elle est. flétrie,
» La ranimer :
» C'est quand on est jeune et jolie » Qu'il faul aimer.
» Belle amie, à si douce atteinte
» Cédez un peu; » Cet amour, dont vous avez crainte.
ROxMANCE
» N'est rien (lu'iin jeu. w Annette soupire et commence
A s'alarmer ; Mais ses yeux m'avaient dit d'avance
« 11 faut aimer. »
L'air était frais, l'instant propice,
Le bois touffu.
Annette fuit; le pied lui glisse;
Tout est perdu.
L'amour, la couvrant de son aile.
Sut l'animer.
« Hélas î je vois trop , » me dit-elle,
)) Qu'il faut aimer. »
Les oiseaux, témoins de l'affaire.
Se baisaient mieux ; L'onde, plus tard qu'à l'ordinaire.
Quittait ces lieux.
Les roses s'empressaient d'éclore
Pour embaumer; VA l'Écbo répétait encore :
<( 11 faut aimer. »