‹ ŒuvresChapitre 131 sur 164 · PORTRAIT D'UNE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

PORTRAIT D'UNE RELIGIEUSE

Peintre qu'Hébé soit ton modèle.

Adoucis encor cliaque trait; Donne-leur ce charme secret Qui souvent manque à la plus belle. Ton pinceau doit emprisonner Ces cheveux flottants, sous un voile; Couvre aussi d'une simple toile Ce front qu'il faudrait couronner.

Cache sous la noire étamiiie Un sein parfait dans sa rondeur; Et, si tu voiles sa blancheur, Que l'œil aisément la devine.

Sur les lèvres mets la candeur, Et, dans les yeux, qu'elle s'allie A la douce mélancolie Que donne le tourment du cœur.

Peins-nous la tristesse tranquille:

Peins les soupirs du sentiment.

Au bas de ce portrait rlini mant J'écrirai le nom de...

A M. DE FONTAXES

Jeune favori d'Apollon ,

Vous vous ressouvenez peut-être

Que dans 1" harmonieux vallon

Le même jour nous vit paraître.

Vous preniez un chemin pénil)le et dangereux ; Je n'osai ra'engager dans cet étroit passage ;

Je vous souhaitai bon voyage.

Et le voyage fut heureux.

Pour moi, prêt à choisir une route nouvelle, Sous des bosquets de fleurs j'aperçus Ératn; Je la trouvai jolie; elle fut r>eu cruelle ; Tandis que vous montiez sur le double coteau,

J<' perdais mon temps avec elle.

Votre choix est meilleur : vos hommaacs naissant>

1. Ces vers ont pam dans XAlnuninch <les Muses de 1782, avec la réponse de Fontanes.

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Ont déjà pour objet la muse de la gloire,

Kt dans le livre de nicmoire

Sa main notera tous vus cliants.

A de moindres succès mes vers doivent inélendre. Les belles quelquefois les liront en secret; Et l'amante sensible, à son amant distrait lndii[uera du doigt le morceau le plus tendre K

Naissez, mes vers, soulagez es douleurs. Et sans elîort coulez avec mes pleurs.

Voici dEmma la tombe solitaire, Voici l'asile où dorment ^s vertus.

Charmante Emma! tu passas sur la terre Comme un éclair qui brille et qui n'est plus.

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