LEDA
Vous ordonnez donc, jeune Hélène Que ma muse enfin vous ajtprenne Pourquoi ces cygnes orgueilleux,
Dont vous aimez le beau plumage.
Des simples hôtes du bocage N'ont point le chant mélodieux?
Aux jeux frivoles de la fable J'avais dit adieu sans retour, Et ma lyre plus raisonnable Était muette pour Tamour :
Obéir est une folie ; Mais le moyen de refuser Une bouche fraîche et jolie Qui demande par un baiser?
Dans la foret silencieuse Où r Enrôlas parmi les Heurs Roule sttn onde paresseuse, Léda, tranquille, mais rêveuse.
Du fleuve suivait les erreurs.
Bientôt une eau fraîche et limpide Va recevoir tous ses appas, Et déjà ses pieds délicats Effleurent le cristal humide.
Imprudente! sous les roseaux Un dieu se dérobe à ta vue; Tremble, te voilà presque nue, Et lAmour a touché ces eaux.
Léda> dans cette solitude.