‹ ŒuvresChapitre 15 sur 164 · LE REMÈDE DANGEREUX · texte numérisé non relu

LE REMÈDE DANGEREUX

0 toi, qui fus mon ccolière

En musique, et mémo en amour.

Viens dans mon paisible séjour

Exercer ton talent de plaire.

Viens voir ce qu'il m'en coule, à moi,

Pour avoir été trop bon maître.

Je serais mieux portant peut-être.

Si moins assidu près de toi,

Si moins empressé, moins fidèle.

Et moins tendre dans mes chansons,

.l'avais ménagé des leçons

Où mon cœur meltait trop de zèle.

Alil viens du moins, viens apaiser

Les maux que tu m'as faits, cruelle !

Ranime ma langueur mortelle ;

Viens me plaindre, et qu'un seul baiser

Me rende une santé nouvelle.

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Pidôle à mon premier pencbant.

Amour, je te fais le serment De la perdre encore avec elle *.

t. L'abbé de Cbaulieu n'avait pas moins d'intrépidité. Il avait la goutte,

Pour avoir été trop paillard,

comme il le confesse avec trop de naïveté; et, malgré cette sévire lecou, il écrivait à l'abbé Courtin :

Quand trouverai corps gentil et cœur tendre Qui voudra bien la goutte me donner.

Je suis, abbé, tout prêt à la reprendre.

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