‹ ŒuvresChapitre 159 sur 164 · I. Là Fontalne, Adonis · texte numérisé non relu

I. Là Fontalne, Adonis

Je ne te dirai rien des églises, les Portugais sont partout les mêmes; elles sont d'une richesse étonnante; il n'y inanque que des sièges.

J'aurais été charmé de connaître l'Opéra de Rio- Janeiro; mais le vice-roi n'a jamais voulu nous permettre d'y aller.

Ce pays-ci est un paradis terrestre; la terre y produit abondamment les fruits de tous les chmats; l'air y est sain; les mines d'or et de pierreries y sont très- nombreuses : mais à tous ces avantages il en manque un, qui seul peut donner du prix aux autres ; c'est la li])erté : tout est ici dans l'esclavage; on y peut entrer, mais on n'en sort guère. En général les colons sont mécontents et fatigués de leur sort.

Nous quittons demain cette rade, et nous faisons voile pour l'ile de Bourbon ; nous relâcherons peut-être au cap de Bonne-Espérance.

Adieu, mon frère et mon ami : aime-moi toujours et ne voyage jamais par mer.

A liEUTIxN U'.)

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