LETTRE DEUXIEME
mant est toujours celui que l'on reçoit avec le plus de froideur; c'est celui auquel on veut faire le moins d'attention; et de l'air le plus décent et le plus réservé, on lui donne un rendez-vous pour la nuit. Ici, tout au rebours : vous êtes accueilli avec un air dintelligence et d'amitié qui parmi nous signiflerait beaucoup; vos yeux peuvent s'expliquer en toute assurance, on leur répond sur le même t<:tn ; on vous passe le baiser sur la main, sur la joue, même celui
Est-ce bien toi qui m'écris. Entre la bière et le riz.
Le fromage et le constance, D'aussi jolis vers qu'en Fiance Et dans les mm^ de Paris?
Quel est donc ce bon génie Qui t'accompagne en tous lieux?
Et qui sur Tonde en fmie Hélas ! et loin de nos yeux.
Promenant sous diver-s cieux Et ta fortune et ta "vie.
Dams le plus triste séjour.
Près du peuple à face noire, Maudit du beau dieu du jour Et des filles de mémoire.
Te fait rencontrer la gloire Et le plaisir et l'amour?
Je remarque, mon cher ami, que tu es le premier poète, depuis le Camoéns, qui ait douLlé ce fameux câp des Tempêtes, regardé si longtemps comme la dernière borne du monde vers le pôle aostiaL Majs le Gamoéjis ne dansa point de menuet à Rio-Janeiro, etc.
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qui semble le plus expressif; enfin un vous accorde tout ^ excepté la seule chose qui s'accorde parmi nous.
Que faire donc? je ne fume jamais; la lidélité matrimoniale est bien ennuyeuse; dans une intrigue où le cœur n'est que cliatouillé, on ne vise qu'au dénoûment : la promenade est mon unique plaisir. Triste plaisir à vingt ans ! Je la trouve dans un jardin magnifique, qui n'est frécpienté que par les oiseaux, les dryades et les faunes : les divinités de ces lieux s'étonnent de me voir sans pipe et un livre à la main. C'est là que je jouis encore, par le souvenir de ces moments passés avec toi, des douceurs de notre amitié, de nos folies, et des charmes de la caserne; c'est là que je t'écris, tandis que tu m'oublies peut-être dans Paris;
Tandis qu'entouré de plaisirs.
Toujours aimé, toujours aimable.
Tu sais partager tes loisirs Entre les Muses et la table.
Adieu, conserve tous ces goûts : Vole toujours de belle en belle; Au Parnasse fais des jaloux :
A l'Amitié reste fidèle.
Puisses-tu dans soixante hivers Cueillir les fleurs de la jeunesse.
Caresser encor ta maîtresse.
Et la chanter eu jobs vers !