LES PARADIS
Croyez-moi : l'autre monde est un monde inconnu
Où s'égare notre pensée.
D'y voyager sans fruit la mienne s'est lassée :
Pour toujours j'en suis revenu.
J'ai \\i, dans ce pays des fables.
Les divers paradis qu'imagina l'erreur.
Il en est bien peu d'agréables; Aucun n'a satisfait mon esprit et mon cœur.
« Vous mourez, » nous dit Pythagore ; « Mais sous un autre nom vous renaissez encore, » Et ce globe à jamais par vous est habité. » Crois-tu nous consoler par ce triste mensonge, Pfiilosoplie imprudent et jadis trop vanté? Dans un nouvel ennui ta fable nous replonge. Mens à notre avantage, ou dis la vérité.
Celui-là mentit avec grâce Qui créa lÉlvsée et les eaux du Létlié.