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Mon paradis no saurait être Aux lieux où vous ne serez pas.
Jadis, au milieu des nuages, L'habitant de lÉcosse avait placé le sien. 11 donnait à son gré le calme ou les orages; Des mortels vertueux il cherchait l'entretien;
Entouré de vapeurs brillantes,
Couvert d'une robe d'azur.
Il aimait à glisser sous le ciel le plus pur. Et se montrait souvent sous des formes riantes.
Ce passe-temps est assez doux ;
Mais de ces Sylphes, entre nous,
Je ne veux point grossir le nombre.
J'ai quelque répugnance à n'être plus qu'une ombre. Une ombre est peu de chose, et les corps valent mieux Gardons-les. Mahomet eut grand soin de nous dire Que dans son paradis Ion entrait avec eux.
Des Houris c'est l'iieureux empire.
Là les attraits sont immortels; Hébé n'y vieillit pmnt; la belle Cythérée S D'un hommage plus doux constamment iionorée.
1. C'est par inadvertance qr.e le poète place dans le ciel do Mahomet ces deux divinités dn paganisme.
ij:s paradis 20
V prodigue aux élus dos iilaisiis éternels. Mais je voudrais y voir un niaitre que j'adore, L'Amour, (jui donne seul un clmrme à nos désirs, L'Amour, qui donne seul de la grâce aux plaisirs. Pour le rendre parfait, j'y conduirais encore
La tranquille et pure Amitié, Et d'un cœur trop sensil)le elle aurait la moitié.
Asile d'une paix profonde, Ce lieu serait alors le jilus beau des séjours;
Et ce paradis des amours, Auprès d'Eléonore on le trouve en ce monde '.