PROJET DE SOLITUDE
Là, je ne craindrai plus ini père inexorable.
C'est là qu'en liberté tu pourras être aimable,
Et couronner l'amant qui t'a donné son cœur.
Vous coulerez alors, mes paisibles journées,
Par les nœuds du plaisir l'une à l'autre enchaînées :
Laissez- moi peu de gloire et beaucoup de bonheur.
Viens; la nuit est obscure et le ciel sans nuaj^e;
D'un éternel adieu saluons ce rivage,
Où [tar toi seule encor mes pas sont retenus.
Je vois à l'horizon l'étoile de Vénus :
Vénus dirigera notre course incertaine.
Éole exjirès pour nous vient d'enchainer les vents ;
Sur les (lots aplanis Zépliyre souffle à peine.
Viens; l'xVmour jusqu'au port conduira deux amants.