‹ ŒuvresChapitre 32 sur 164 · De Cliaiilien écrivait à l'abbé Courtin · texte numérisé non relu

De Cliaiilien écrivait à l'abbé Courtin

Dans l'engagement que j'ai pris Mon amour eut toujours des ailes Aussi bonnes du moins que celui de Cbloris.

Ovide, que je pris pour maître.

M'apprit qu'il faut être fripon.

Abbé, c'est le seul moyen d'être Autant aimé que fut lYaso/i.

52 LIVUE II

Trahis, pour n'être point trahi ; Préviens même la plus légère; Que ta tendresse passagère S'arrête oii commence Tennui ^ Mais que fais-je? et dans ta faiblesse Devrais-je ainsi te secourir?

Ami, garde-toi d'en guérir :

L'erreur sied bien à la jeunesse.

Va, l'on se console aisément De ses disgrâces amoureuses.

Les amours sont un jeu d'enfant; Et, crois-moi, dans ce jeu charmant, Les dupes même sont heureuses.

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