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Tous mes songes étaient faciles; Je ne craignais point le réveil.

7a LIVRE III

I/Amoiir vint s'oiïrir à ma vue.

Le sourire le plus charmant

Errait sur sa bouche ingénue :

Je le reconnus aisément.

11 s'approcha de mon oreille.

« Tu dors, » me dit-il doucement ;

» Et tandis que ton cœur sommeille,

» L'heure s'écoule incessamment.

» lci-l)as tout se renouvelle;

» L'homme seul vieillit sans retour;

» Son existence n'est qu'un jour

)) Suivi d'une nuit éternelle,

» Mais encor trop long sans amour. »

A ces mots j'ouvris la paupière.

Adieu, sagesse; adieu, projets.

Revenez, enfants de Cyîhère,

Je suis plus faible que jamais.

MA KKTUAITE 71

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