rremièreo éditious
Le printemps me ramène à vous.
Recevez enfin votre miitio.
La jeune amante du Zépliyr A ranime vos tristes plaines.
Échappé de mes lourdes chaînes.
Comme elles, je vais rajeuidr.
Vous donnez à mes sens une nouvelle vie; Mon âme, trop longtemps flétrie, Aux rayons naissants du plaisir Déjà commence à s'entr 'ouvrir.
0 maîtresse toujours plus chère, De ces lieux tu fais rornemeut!
Dans ces lieux tu fais sans myst<'ie Le bonheur du plus tendre amant.
La simplicité seule orna mon ermitage.
On ne voit point chez moi...
72 LIVUE 111
Je suis libie; j'échappe à ces suiiis fatigants, A ces devoirs jaloux qui surciiargeiit la vie. Aux tyrauuiques lois cVun monde que j'oublie Je ne soumettrai plus mes goûts indépendants. Superbes orangers, qui croissez sans culture, Versez sur moi vos fleurs, votre ombre et vos parfums; Mais surtout dérobez aux regards importuns Mes plaisirs, comme vous enfants de la nature. On ne voit point cliez moi ces superbes tapis Que la Perse à grands frais teignit pour notre usage; Je ne repose point sous un dais de rubis ; Mon lit n'est qu'un simple feuillage ; Qu'importe? le sommeil est-il moins consolant? Les rêves qu'il nous donne en sont-ils moins aimables? Le baiser d'une amante en est-il moins brûlant.
Et les voluptés moins durables ?
Pendant la nuit, lorsque je peux
Entendre dégoutter la pluie.
Et les fils bruyants d'Oritliye ^
1. Parny se souvient ici évidemment de ces beaux vers de Tibulle (I, I, 4o), tant de fois imités :
Qaam juvat immites ventes audire cubantem,
Et dominam teuero detinuisse sinu !
Aut gelidas hibernus aquas quum fuderit auster,
Seciirum soniiios, imbre ju vante, sequi.