rremièie édition
Tu l'as connu, ma chère Éléonore, Ce doux plaisir, ce i«éché si charmant.
En le goûtant, tu le craignais encore K
Eh bien! dis-moi : qu'a-t-ii donc d'elTrayant?
Que laisse-t-il après lui dans ton ànie?
Vil léger trouble, un tendie souvenir,
L'étonnement de sa nouvelle flamme,
Un doux regret, et surtout un désir.
Déjà la rose aux lis - de ton visage
Mêle ses brillantes couleurs ; .
Dans tes beaux yeux, à la pudeur sauvage
Succèdent les molles langueurs.
Qui de nos [tlaisirs enchanteurs Sont à la fois la suite et le présage.
Ton sein ^, doucement agité,
1. 11 dira à peu près la mèiDe choie en d'autres termes dans Ja pièce suivante :
Doux embarras D'une pucelle Qui ne sait pas Ce qu'on veut d'elle^ Et dont le cœur Tout bas implore Certain bonheur Que sa pudeur Redoute encore.