‹ ŒuvresChapitre 5 sur 164 · rremièie édition · texte numérisé non relu

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Tu l'as connu, ma chère Éléonore, Ce doux plaisir, ce i«éché si charmant.

En le goûtant, tu le craignais encore K

Eh bien! dis-moi : qu'a-t-ii donc d'elTrayant?

Que laisse-t-il après lui dans ton ànie?

Vil léger trouble, un tendie souvenir,

L'étonnement de sa nouvelle flamme,

Un doux regret, et surtout un désir.

Déjà la rose aux lis - de ton visage

Mêle ses brillantes couleurs ; .

Dans tes beaux yeux, à la pudeur sauvage

Succèdent les molles langueurs.

Qui de nos [tlaisirs enchanteurs Sont à la fois la suite et le présage.

Ton sein ^, doucement agité,

1. 11 dira à peu près la mèiDe choie en d'autres termes dans Ja pièce suivante :

Doux embarras D'une pucelle Qui ne sait pas Ce qu'on veut d'elle^ Et dont le cœur Tout bas implore Certain bonheur Que sa pudeur Redoute encore.

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