MA MORT
A mos arrents si tu «laifznos sourire;
Si tu fais plus, et si mon liumhle lyre
Sur tes genoux repose mollement;
Qu'importe à moi le reste de la terre?
Des beaux esprits qu'importe la rumeur,
Et du public la sentence sévère?
Je suis amant, et ne suis point auteur.
Je ne veux point d'une gloire pénible ;
Trop de clarté fait peur au doux plaisir.
Je ne suis rien, et ma Muse paisible
Brave en riant son siècle et l'avenir.
Je n'irai pas sacrifier ma vie
Au fol espoir de vivre après ma mort.
0 ma maîtresse ! un jour l'arrêt du Sort
Viendra fermer ma paupière affaiblie.
Lorsque tes bras, entourant ton ami.
Soulageront sa tête languissante.
Et que ses yeux soulevés à demi
Seront remplis d'une flamme mourante;
Lorsque mes doigts tâcheront d'essuyer
Tes yeux fixés sur ma paisible couche.
Et que mon cœur, s'échappant sur ma bouche.
De tes baisers recevra le dernier;
Je ne veux point qu'une pompe indiscrète
Vienne trahir ma douce obscurité,
Ni qu'un airain à grand bruit agité
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Annonce à tons le convoi qui s'appréle •. Dans mon asile, heureux et méconnu, Indifférent au reste de la terre.
De mes plaisirs je lui fais un mystère : Je veux mourir comme j"aurai vécu.
l, André Chénier, Élégie vn.
Je ne veux point, couvert d'un fnnèLre linceul, Que les pontifes saints autour de mon cercueil. Appelés aux accents de l'airain lent et sonihre. De leur chant lamentahle accompagnent mon ombre.
LIMPATIKNCE So