‹ ŒuvresChapitre 67 sur 164 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

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3. C'est peut-être en cet endroit qu'étaient placés ces vers de 1' dition de 1779, cités i)ar le Mercure :

Vous eussiez vu la cohorte amoureuse

Baisser les yeux, écouter et rougir :

Mais, comme on sait, la pudeur est douteuse.

LA JOURNÉE CHAMPÊTRE ii

Lorsque ennuyé des baisers de sa belle,

Anacréon, dans son égarement.

Porte à Batliylle un encens fait pour elle,

Sa voix afflige et n'a rien de touchant.

Condjien de fois, vif et léger Catulle,

En vous lisant je rougissais pour vous !

Combien de fois, voluptueux Tibulle,

J'ai repoussé, dans mes justes dégoûts.

Ces vers heureux qui devenaient moins doux ^ 1

Et vous encore, ô modeste Virgile!

Votre âme simple, et naïve, et tranquille,

A donc connu la fureur de ces goûts 2?

Pour Cupidon quand vous quittez les Grâces,

Cessez vos chants, et rougissez du moins ».

1. Tibulle, en effet, le sensible et délicat amant de Délie, a soupiré pour Marathus, et a fait même une espèce iWrl d'uimer à l'usage des infâmes de son temps. 11 y a dans VEpltre de Giiiguenè à Parny quelques vers qui se placent ici naturellement :

Tibulle, qui n'est point taxé 'd'humeur légère. Après Délie, aima Némésis et Néèie :

Et même un autre amour.... Mais le fils de Vénus Efface en rougissant le nom de Maiathus.

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