‹ ŒuvresChapitre 71 sur 164 · OvEDE, dans la fable de Syrinx · texte numérisé non relu

OvEDE, dans la fable de Syrinx

Atque ita disparibus calamh compagine cerœ Inkr se junciis. . . .

Virgile, É(/L ii :

Est mihi disparibus septem compacta ckutis Fistula. . . .

LA JOURNEE CHAMPETRE Ion

» Soir et matin tu rediras mes peines, — » Et des amours tu seras l'itistniment.

« Je le vois trop, » reprit la jeune Laiire, « On ne saurait coninianckr aux anuiurs, >' Apollon même et tous ses beiiux discours » Ne touchent point la Nympiie qu'il adore. » <( Non, )) dit Florval, « et sur le Pinde encore » Ses nourrissons, de lauriers couronnés, » Trouvent souvent de nouvelles Daplinés. » La vanité sourit à leur hommage, » On leur prodigue un éloge flatteur ; » Mais rarement de l'amour de l'ouvrage » La beauté passe à l'amour de l'auteur. 1) Lorsque Sapho prenait sa lyre, » Et lui confiait ses douleurs, » Tous les yeux répandaient des pleurs. )) Tous Jes cœurs sentaient son martyre. » Mais ses chants aimés d'Apollon, 0 Ses chants heureux, pleins de sa tlamme » Et du désordre de son âme, ») Ne pouvaient attendrir Phaon.

» Gallus, dont la muse toui hante » Peignait si bien la volupté, » Gallus n'en fut pas moins quitté; » Et sa Lvcoris inconstante

loG LA JOURNEE CHAMPETRE

» Suivit, en dépit des hivers ^ » Un soldat robuste et sauvage » Qui faisait de moins jolis vers, » Et n'en plaisait que mieux, je gage. » Pétrarque (à ce mot un soupir » Échappe à tous les cœurs sensibles), » Pétrarque, dont les chants flexibles » Inspiraient partout le plaisir, » N'inspira jamais rien à Laure; » Elle fut sourde à ses accents ; » Et Vaucluse répète encore ' » Sa plainte et ses gémissements.

» Waller soupira pour sa belle » Les sons les plus mélodieux ; » Il parlait la langue des dieux, » Et Sacharissa fut cruelle -.

» Ainsi ces peintres enchanteurs, » Qui des amours tiennent Técole-, » De l'amour qui fut l^ur idole » N'éprouvèrent que les rigueurs.

Page 1