Voir p. 24, cette image déjà emi)loyée
2. Une antre traditiou iait naître ranémone du sang d'Adonis. Parny a suivi bioa, I, 66 :
Aitict p&(îov TixTtt, Ta Se ^a'xpva Tav àv^uiwyay.
ISO LES FLEURS
Des feux du jour évitant la chalouiv,
Ici fleurit Tinfurtuné Narcisse.
Il a toujours conservé la pâleur
Que sur ses traits répamlit la duuleur :
Il aime l'ombre à ses ennuis propice.
Mais il craint l'eau qui causa son malheur*.
N'oubliez pas la brillante auricule.
Soignez aussi la riche renoncule,
Et la tuhpe, honneur de nos jardins.
Si leurs parfums répondaient à leurs charmes,
La rose alors, prévoyant nos dédains,
Pour son empire aurait quelques alarmes.
Due la houlette^ enlève leurs oianons
1. îamy se trompe, je crois; le narcisse aime l'eau. Les poètes grecs, qui en avaient fait robserration, lui donnent les épithètes de vvpo-, îj^a-c'.vi;, çlXo^Sso;. UauteoT pouvait conserver le jeu de la pensée, en disant que le narcisse aime encore l'eau qu'il aimait jadis : ce qu'a fait Dorât dans son poëme du Mois de Mai :
Narcisse, en s'adorant, mourut au bord des flots, Et, fleur, il semble eucor se chercher dans les eaux.
Il y a une idée pareille dans une ancienne épigramme latine de Pentadius.
2, On appelle ainii une espèce de bècbe très-petite.
Vers lu déclin de lu troisième année.
Puis dctacliez les nouveaux rejetons Dont vous verrez la tige environnée ; Ces rejetons lleurirunt à leur tour; Donnez vos soins à leur timide enfance ; De vos jardins elle fait l'espérance, Et vos bienfaits seront payés un jour.
Voyez ici la jalouse Clytie ^ Durant la nuit se pencher tristement, . Puis relever sa tète appesantie Pour regarder son infidèle amant.
Le lis, plus noble et plus brillant encore, Lève sans crainte un front majestueux ; Roi des jardins, ce favori de Flore Charme à la fois Todorat et les yeux -.
Mais quelques fleurs chérissent l'esclavage. L'humble genêt, le jasmin plus ahné, Le chèvrefeuille et le pois parfumé