‹ ŒuvresChapitre 99 sur 164 · LE SEIN · texte numérisé non relu

LE SEIN

Jiistino reçoit son ami Dans un cabinot solitaire.

Sans doute il sera téméraire ?

Oui, mais seulement à demi :

On jouit alors qu'on diffère.

Il voit, il compte mille appas.

Et Justine était sans alarmes :

Son ignorance ne sait pas A quoi serviront tant de charmes.

Il soupire et lui tend les bras ; Elle y vole avec confiance ; Simple encore et sans prévoyance.

Elle est aussi sans embarras.

Modérant l'ardeur qui le presse, Valsin dévoile avec lenteur Un sein dont l'aimable jeunesse

Venait d'acliever la ronrleiii ; Sur des lis il y voit la rose :

Il en suit le léger contour ; Sa bouchp avide s'y repose ; Il réchauffe de son amour :

Et tout-à-coup sa main folâtre Enveloppe un globe charmant Dont jamais les yeux d'un amant.

N'avaient même entrcM.! Talbàtre.

C'est ainsi qu'à la volupté Valsin préparait la beauté Qui par lui se laissait conduire ; Il savait prendre un long détour.

Heureux qui s'instruit en amour, VA plus heureux qui peut instruire !

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