‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 15 sur 96 · SISRMDN POUR LA FÊTE DE LA CONCEPTIDN · texte numérisé non relu

SISRMDN POUR LA FÊTE DE LA CONCEPTIDN

M Ile THto sAims iraMa.

SiRX,

Le prodige qid appirat aux 7WZ de MèiBe SOT le B^ de quoi le flnrpreiidre : on buisson qœ les flemmes eoTcloppenl de tontes ports, et qifélles ne «rnsoment pas! Qu'est-ce donc qai sospeod l'aetivf té dn fea à son égard? Poorqimi cet élénient, qm déro^ par son ardeor tcmt œqn'il rencontre, semUe-MI respecter ce Imisaon miraculeux ? Qni n'eAt dit comme Molàe : J'irai , et je verrai cette grande merreUle : Fieuiam, ei tddebo tnsionem hanemagnam?

Le protUge que l'Église présente aujourd'hui à la piété des fidèles est encore plus étonnant. C'est une pure créature, une fiUe d'Adam, une portion de la masse corrom|me du genre humain, qui, malgré la sonroe souillée de laquelle die tire son origine, malgré la dé|»ra- Yatimi du siècle au milieu duquel elle habite, malgré l'air empesté qn'elley respire, amserve toute la pureté de son ame sainte, et demenae inccnruptible au mOieu de la plus grande corruption. 0 Dieu, qui U\ semblable à vous? Tous êtes le Dieu qui opérez des merveilles.

Les Justes même du premier ordre, malgré leurs craintes et leur Tîgjlance, malgré les secours de la grâce qui les soutient, font plus d'une fols chaque jour la triste preuve de leur foiblesse. Un seul instant de la y ie où ils prétendroient être sans péché, ils mentiroient au Srint-Esprit et contre eux-mêmes. Et Marie, depuis le premier moment auquel Dieu a répandu dans son ame la justice et la sainteté, jusqu'au moment auquel elle est entrée dans rétemité bienheureuse, Marie a toujours triomphé du péché, du monde et de tout ce qu'il a de séduisant; du monde et de ses fausses maximes, par lesqnéQes il fût entrer tant d'ames dans la voie de perditi<m ; du monde et de toutea les contradictions qu'il suscite à la vertu, et par lesquelles tant de ces Justes que l'Erangile appelle temporels sont malheureusement reuTcrsés. Le feu du péché l'enyironne de tous les c6tés \ mais il nesauroit lui faire sentir son ardeur criminelle. Quel prodige inoid! quelle gloire, quel privilège singulier accordé à Marie! J'irai, el je verrai cette prande merveille : Vadam^ et iddebo wiontm

Cependant , née avec un privilégesi sublime* et qui mettoit entra cHe et le pédiéun intervalle presque infini, Marie ne crut pouvoir s^ soutenir quepar la fidélité et par la vigilance. La même plénitndedn gnœ^ qui laasettûit si fort au-dessus de tous les périto, les loi nadil^

n LA CONCEPTION

« me semble, phu formidables. Ne portant point en cDeœ tomÊÊêÊ fcfUeiBe et deeorraptîoQ qui noos fait on danger de tool, et i|al diangeen pièges nos rerias mémeSy les précautions les plnsrigaiH reoseslui pérorent le sealasile etiootela sAretédesoninnoeeneat la retrâite , la prière, la faite du monde, Tabnégation d'dle-méma, forent les r^les constantes de ses mdenrs; et qnof^ne tantdefsfeiirs reçues du cid lui donnassent une confiance si ferme, si bien fondéei que la grâce ne Fabandonneroit pas, elle yécut comme si die atcAt toujours craint de la perdre. Quelle instruction et quel exemple I & Marie, délivrée de ce fonds de corruption qui noosrend les chutes si fodleset presque inévitables, fuit le monde, vitdansle recueUtoi» ment et dans la prière , nous flattons-nous de pouvoir conserver, aa milieu de ses plaisirs et de ses périls, une innocence qui trouve déjà au-dedaosde nous des ennemis si terribles à'oombattre? C'est lai^ flexion la plus naturelle où nous conduit ce mystère.

Or je trouve dansMarie, dont je veux aujourd'hui proposer la ftdélité pour modèle aux âmes touchées de Dieu , et que la graeeà retirées du vice, j*y trouve , dis-je , unedouble fidélitéà la gracereçne: une fidélité de précaution et une fidélité de correspondance; une fidélité de précaution, qui lui fait toujours craindre les moindres périls ; une fidélité de correspondance , qui la rend attentive jusqu'à la fin à faire de nouveaux progrès dans les voies de la grâce. Fidèle li conserver la grâce reçue , fidèle à l'augmenter et à la suiv^ jusqu'où la grâce elle-même vouloit la mener; adressons-nousW elle pour obtenir, par son entremise , cette double fidélité. Jt^e, Maria .

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