DES AFFLICTIONS
èm cicmpif B éans les temps <pii pops ont précédés ^ regardes autour de tMS ( la main du Seifoeor n'est pas encore racconrcie), et tous ferres des âmes qui, chargées des mêmes croix que vons, en font on asagebieii diflérent, et trouvent des moyens de salât dans les mêmes I où Toos trouves rons-méme on l'écaeil de votre inno- , oa te prétexte de vos mm*mures. Que dis-je? vous verrez des \ que la miséricorde de Dien a rappelées de l'égarement, en répandant deaamertiimessalatairessarlearvie, en renversant nne for- ' tune établie, en refroidissant une faveur enviée, en frappant une sanlé qoi paioissoit inaltérable, en les .éloignant des grâces méritées par des prélérenoes inattendues, en finissant, par uneinconstance d'éclat, an engagement profane. You^-méme alors, témoin de leur changement et de leur retour à Dieu, vous avez diminué le mérite de leur conversion par desfacilités que le chagrin leur avoit ménagées ; vous TOUS êtes déifié d'une vertu que les malheurs a voient rendue comme nécessaires vous avez dit qu'Q étoit bien aisé de quitter le monde , quand le monde ne vouloit pinr de nous ; qi'.'à la première lueur d'un retour de fotune, on verroit bientôt les plaisirs succéder à tout cet appareil de dévotion ; et qu'on ne se donnoit à Dieu dans l'adversité, que paroequ'on n'avoit rieu de A^ieui à foire. Injuste que vous éles! et aujourd hui qu'il s'agit 1o revenir à lui danf votre a£Qiction, vous ditesqu'iln'est pas possible! qu'u\v saf^^ieé, accablé l'amerlume» n'est capable de rien, ''t iie peut Sàitir qu r** douleur, et qu'on est plus révolté que touché dans cet état ^accîiblement et i'inforttne; et, après avoir censuré et rendu suspecte 1- ^îété dans les âmes aflDigées, comme un parti trop facile et fui V voit plus Je mérite, parcequ'il ne coûtoit plus rien , * ^us vous ^^ ndez de le prendre dans votre affliction, et d'en faire un nsag iirétic:;, parceque vous prétendez qu'il n'est pas possible de s'y C'^'^uper d'autre chose que de son malheur! Répondez, si vous le pouvez, i *. plulôt tremblez de trouver recueil do votre salut dans une situatioii qui devoit en être la plus sûre ressource. Aprésavoir abusé de la prospérité, tremblez devons Ubre encore de vos malheurs les instruments funestes de votre perte» et de vous fermer à vous-même toutes les voies que la bonté de Dieu pouvoit vous ouvrir pour vous ramener à lui.
Eh ! quand sera-ce donc , 6 mon Dieu, que mon ame , s'élevant par la foi an^essus de toutes les créatures, n'adorera plus que TOUS en elles f ne leur attribuera plus des événements dont vous êtes le seul auteur, reconnottra dans les diverses situatious où vous la places les ménagements adorables de votre providence, et, aiu mSkfa de ses croix même, goûtera cette paix inaltérable que le monde avec toos'ses plaisirs ne sauroit donner? Quandb consola* hms JM (Pm. cxvrn , 8â} ?
Qu'il est triste, en effet, mes Frères, quand on est affligé el frappé de Dieu, de vouloir se consoler en se révoltant contre la oMdn qià noua frappe, en murmurant contre sa justice, en a'éloignanl éè
f 4 DEUXIEME DIMANCHE DE L'AVENT.
hdoWPM iw ose espèce de rage, de dèseqMdr elte dedierdher sa ooDflohtiondansMi iNX>|ireif^^ qôeedoi d'une aoie insensée qjoe IMea aflKge, el qoi, pour se cûosûler, s'en pi^nd à Diea méoie dans son affictioD, dierclie à soolaBW ses peines en multipliant ses offenses, se livre au dèrégkiiMOl pour ooblier ses chagrins, et se fait de la tristesse aoeabiaote dn crtane nne ressource affreuse à la tristesse de ses aflUdkns!
Non, mes Frères, la religion toute seule peut consoler solidement nos malheurs. La philosophie arrétoit les plaintes; mais elto n'adoudssoit pas la douleur. Le monde endort Itt chagrins, mais tt ne les guérit pas; et au miUen dé ses plaisirs insensés, raigaHloii secret de la tristesse demeure toujours profondément enfoncé dana le cour. Dieu seul peut être le consolateur de nos peines, et en fiulnd'autreàuneamefidèle?Foibles créatures! tous pouvei bien, par de yains discours, et par ce langage ordinaure de compassion et de tendresse, tous faire entendre aux oreilles du corps; mais il n'est que le Dieu de toute consolation qui sache parler au cœur. En-yain j'ai voulu chercher parmi vous des adoucissements à l'excès de mes peines; j'ai aigri mes maux en voulant les soulager, et vos vaines consolations n*ont été pour moi que des amertumes nouvelles ; JBi qui consolaretur^ et non inveni (Ps. lxviu, SI).
Grand Dieu, c'est à vos pieds désormais que je veux répandre toute l'amertume de mon cceur; c'est avec vons seul que je veux ooblier tous mes maux, toutes mes peines, toutes les créatures. Jua* qu'ici je me suis livré à des chagrins et à des tristesses tout humaines ; mille fois j'ai souhaité que les projets insensés de mon coevir servissent de règle à votre sagesse ; je.me suis égaré dans mes pensées, mon esprit s'est formé mille songes flatteurs, mon coeur a coura après ces vains fantômes; j'ai désiré plus de naissance, plus de faveur, plus de fortune, plus de talents, plus de gloire, plus de santé; je me suis bercé dans ces idées d'une féUdté imaginaire. Insensé! comme si j'avois pu déranger, au gré de mes souhaits, l'ordre immuable de votre providence ; comme si j'av<Ns été, ou ]^us sage, ou plus éclairé que vous, 6 mon Dieu, sur mes intérêts véritables I Je ne suis jamais entré dans les desseins étemeb qua vous aviez sur moi ; je n'ai jamais regardé les amertumes de mon état comme entrant dbms l'ordre de ma prédestination étemelle; et jusques aujonrdlmi les créatures seules ont décidé de ma joie comme de mes chagrins t aussi mes joies n'ont jamais été tranqodlles, et mes chagrins ont toa- Joiirsété sans ressource. Mais désormais,6mon Dieu, vsiusallef être mon unique consolateur ; et je chercherai dans la méditatton de voira loi aabitey et dans ma soumission à vos ordres élemals^ las eonsoift» tioaasoUdBsquejen'aijaipais trouvées dans lesaéatmes»6iqpd^i st id-bas nos peines, MUS en
lA OONa&PTÏON DE LA SAINTE VIERGE. W