‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 17 sur 96 · M LA CONCEPTION · texte numérisé non relu

M LA CONCEPTION

de llndigiifttkm du Iriflofaiteor. Je pcmnobajoipler <|«epljDftla grw» d'imeeoaTersioii sincère a purifié votre ooBiir, plos les occasKMis de- ▼iennenl pour tous daogereoaes. Autrefois , lorsque tous suiviei des routes injustes, yivant dans le oonunerce des sens et des pas* sioiis,TOtreaiiiee&étmttKioins touchée; la familiarité des plaisirsen émoBSSoit, pour ainsi dire, la ylvadté; tous voyiez mille fois le péril sans réflexion et d'un œil tranquille ; le dégoût vous tenoit presque lieu de sûreté; le crime, si j'ose parler ainsi, vous servoit de rempart contre le crimei Mais aiyourdliuique, connoissaut le don deDien, vous vous abstenez de tout œ qui peut lui déplaire, les plaisirs ont pour vous un nouveau venin; {dus vous les fuyez, plus leur présence est 1 craindre; plus votre cœur craint de s'y livrer, plus ys feront d'impression sur votre cœur. Un ennemi qui nou^^parôti redoutable nous a déjà à demi vaincus, dès que nous le défions imprudemment : les plus légères occasions, qui à peine autrefiils arrêtaient vos regards, vont aujourd'hui blesser votre innocence. Tout ce qu'on s'interdit commence à devemr plus aimable , les plairirs auxxpiels on a renoncé s'oflirent avec de nouveaux charmes, le crime désaccoutumé trouve toujours le coBur plus sensible : vous comptez sur votre vertu, et la vertu dle-méme qu'on expose an milieu des périls est souvent la phis dangereuse tentatiou de l'ame fidèle.

. Jéhu, prince impie, regarde sans être toudié Torgueillense lésabel, environnée de fiisteet de volupté, et uniquement attentive àlui^ire; et David, juste et fidèle, voit périr son innocence dans l'indiscrétion d'un seul regard. La vertu est quelquefois plus voi^nc de la chute que le vice même ; et vous le permettez ainsi, 6 mon Dieu, -afin que les âmes qui sont à vous opèrent leur salut dans la fuite des périls, et dans la défiance d'elles-inêmes.

D'aillenrs, si vous êtes touché deDieu, quel charme peut encore avoir pour vous on certain monde au milieu duqud vous vives? Quand même vous pourriez y répondrede la fragilitéde votre cœur, et vous promettre que les occasions les plus séduisantes ne vous sur prendroient jamais dans ces moments d'inattention ou de foiblesse , qui voient quelquefois périr en undin d'œil le fhnt de plusieurs années de vertu^qu'y trouvez-vous qui puisse encore vous plaire? A qnd vous occupez-vous, qu'à des inutilités dont votre foi gémit en secret? Qu'y entendez-vous, que des discours, ou qui combattent vos nouveaux sentiments , ou qui les affoibli^ent? Que sont pour vous ses plaisirs, que des complaisances qui vous ooûtent? ses liaisons les jÂnt honorables, que des bienséances qui vous gênent? ses assemblées les plnsagréables, que des scènesqui vous embarrassent? Qu'est le monde lontentier pour vous ,qu'uno éternelle contrainte ? O ame fidèle, s'écrie saint Augustin, que Caites-vous donc au milieu ^hmwttmiù ma n'flBtpinsfiaitpourTous?QiiiJ AUcifinMmMf 9MPPH| niiiffiisr vwiwi r yue VOUS senea mameureusoirSi vqipaai*

DE LÀ ^ÈSNTE VIERGE Vf

■ieieiiooroleoBûiide! maisqa^ yoasréte»dav«iitiçe,ii, Mrafrnant plus , tous tous otetinez encore de yivre au miliea de se» péribl Sortez donc de ce monde aurrompa ; c'est-k-dire, faites-Touflry de noiiYeUes Uaiaons, de nouyeaax plairirs , des oocaps^ns non vet les : nnissez-YOïi^-jl ce petit nombre d'ames justes qai vivent dans le monde, mais qoi ne vivent pas comme le monde. C'est dans leur société , dit saint Angnstin , que voos trouverez cette fidélité , cette vérité, cette candeur, cette joie pure et paisible, cette sûreté que vous n'avez jamais pu trouver dans les socÛtés mondaines. Séparez voos donc généreusement de ce qu'il ne vons est ]^ permis d'aimepr: ayei^la forcede fuir ce.que la force vousa déjà fait mépriser ; et ne mèDagez plos les vains jugements d'un monde qui ne connolt pas Dieu, ^ qui est déjà lui-même jugé. Seconde précautim , dont Myrie va nous fournir le mod^.

Oui, mes Frères , la crainte des jugements humains estleseoond obstadeque le démon opposel toutes les saintes inspirations de la grâce. On sent qu'il {audix>it faire mille démarches pour répondre aux mouvements de salutque la bonté de INeumet dans notre coBiir$ mais le momie qui en parlera , qui les condainnera, qm s'en moquera , nous arrête: ou le méprise eton lecraint.

Or Marie , persuadée qu'il est impossible d'allier ce que la graoe exige de nous avec les usages et les assujettissemenis que le monde nousimpose, el qu'on ne tarde pas d'être infidèle à Dieu quand on TMiltoupérer par des égardsbumains tes devoirs d'une vienouvelle, n'examinepoini si sesdémarches vont parottre singulières aux hommes , mais si elles sont des moyens nécessaires pour conserver la grâce reçoe. Âinsi,quoiquela virginité fût un opprobtedans laSynagogue, et qu'on regardât comme des personnes dignes du dernier mépriscellesqui renonçoientèrespéranced'êtreles mères du Messie, Marie, connoissant que c'étoit la voie par où Dieu vouloil la condubre , embrasse cet état humiliant; et, sans avofar égard à sa naissance , à fespoir de ses proches frustrés par cette résolution , aux discours du monde , ravi de trouver quel€[ue diose d'extraordinaire dans la conduite des gens de bien, pour avoir droit de taxer toute piMé 4e bizarrerie et de foiMe^ , elle cmisacre avec foi sa vir^té à Dieu, qui lademande, et suit la voie du ciel, sans se mettre en peine des vaines pensées des hommes. Oui, mes Frères, on ne va pas loin dans les voidi de Dieu, quand on veut encore ménager les préjugés injustes du monde.

Bt àtffond , mon cher auditeur, TOUS qui , touché de la gracè , mais trop attentif aux jugements humains, gao^ez encore dés mesures ame mi monde que voos n'aîmez plus , que prétendez-Voûà en fcïichantainsien faVeur de ses préjtijsés mille diosès de là fldêBtè que vous devez à Bien? si irons prétendez par-là éVitfer ses Censures, «t k reàdre'i^ite Cfkyorabk) à votre nouvelle VertHiToos tMA'thnnpez FhtsIëinoiidÊ Tousf rodvera observateur de ses maximes; plus fldà

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