‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 95 sur 96 · LE MERCREDI DES CENTOBS · texte numérisé non relu

LE MERCREDI DES CENTOBS

•■OOVD iBftMOlU — aKITief DM GOJIVIUlsioK.

PftorosiTiQx. Revenez de tos inlqnllés passées ; conTerUs»ez-¥0Us au Sel-

|«r *.*oTfr. Ptuê defacUiiéê dm cM de voi patiiaiM, Utqu4Ue$t afoiblUtet i

-^ tpûriê$ «self «i Im dégoêu imUpambUê du ertaia, mm9 ofti /aH ttntir màUt fèiâ

qtfil N'y a ds hmhew véritable à etpirer pour voue td-Aof» que dam la juuiee et dam

' La sHuttkmoèfoasélesdevantDieu, après tant de crimes, «i la triiledesliBé» de totre ame, derrolent être mi motif soAsant ponr toos détaminef 4 «b ahaa ibmant et è une nouvelle vie. Gomment arai-Tous Técti Jusqu'ici P vmw avex abusé de tout, de votre raison, de votre corps, de votre eaeur, de votre Jernease* de vos talents, de vos biens, de vos places, de vos afliletiôof , des mystères, dea solennités, des Instructions, et de tons les antres secours que la ralIgloD VOM •

^offerts. Quel vide, quels abtmes, quelles horreurs dans une telle vie ! et que ii*aves-voui point A craindre !

Mais de plus, la fin de votre vie qui approcbe, le peu de goût que vous trouvez dèsormali A la plupart des plaisirs, Is perte de vos amis , de vos proëhes; tout eala doU vont Cilre sentir encore plus vivemeqt le frivole de toutee qui se passe, et ta malbeur d'nne vie licencieuse et déréglée .Tous avez essayé de tout, et tout vous a lassé t Dieu vous rappelle A lui par les dégoûu qu'il répand sur le crime. pas ta vUe que vous trouves dans le monde et dans les plaisirs : quel prétexta amtaa-voua donc de différer encore votre conversion P GroyjBz-voos qu'un seul sentiment de frayeur au Ut de la mort «iplera tous les crimes de votre vie? vous ^Ips trop faiTeui que ta Seigneur, loujonisbon^ miséricordieui, veuille bien accepter les reslaa laiiguissanu da vos passIoM, et le rebut du monde.

i^ Motif. Moim d^abitaidee da côté de la pénitemeejaeiliiée parfaloide manh Htation que rÉgltte hnpoêe à tout /et fUlèlee.

VoosêtesobItKéde Jeftner pendant cette sainte quarantai no ; matoèquol vous serviroit^n de le ftire , si vous ne vous convertissiec pas au SeignenrP Jeàner sans vous convertir, c'est porter le Joug de la loi avec lesiostes, et n'en partager pas avec eut les grâces et les consolations. Ce n'est pas que vous deviez clouter au crime de votre Impénitence celui de la transgression de la tal du Jetoe,aoiis

' préteite que l'observance de la lettre ne sert de rien au pécheur obstiné dans ta crime. Ainsi agit l'Impie ; pour vous, A qui Dieu a peut-être marqué ce tempe éè péoiteooe» comme le moment de votresalut, entrez avec vos frères dans cette aialnta^earrière de pénitence; offrez A Dieu ce léger sacrifice, ponr obtenir eelnl 4a vos passlona i eommmccz par la lettre » afin que l'esprii de vie voua soit dmmé I c'est toujours un commencement de salut, que d'accomplir le précepte. Mata combtan de vains prélestas altagoe-l-on pour s'en dispenserl Des Uiir-

AfiAtYSËS DÈS SMMONS. 793

ttttét chiBérl^iHi, une ittité foiblç et usêç . quelque légère Incoomiodité d^t IprouTée dent la pratique de f abstinence, on n'oéeroit allouer de leii préteites , elHi ne retiennent pertoone» dès qull cet qqestton de satMUre les pessknt. On dit que ce n'est pas un point fort essentiel que Tabstinence du Garépie , et qu'Q est asses indlflérent d*nser d*nne viande plutôt que d'une autre « . c*est4-dire que» pour ealmer ses remords , on cherche à avilir dans son esprit (a u^Jeslè des prèeeptes divins; eomnealDtenèlott pas également grand, soit quttdèfiBSUtoiCtfnde répandre le sang innocent, soit qn*ll ordonne an^premierbeanBied^ nepatlonsher an IMt défendu.

Ml* llkmr* Xtf# grttttà j»/«r tâbanéÊmtu dm >tM ai JHtm, «f film ffimêipmt i êxempU et Us mérites àê Jémâ^Ch^t , àmd wm wm pout jmfpeUr U somtàir ei- Us wjêthet, • • . «

Ce grand spectacle d*on Dieu qui verse son sang et qui menai pour i|obs« doit

. noua engager à «nirer dans la volede la pénUence. La eroix^t le aenl héritage

qoaMsaa^^hrislaHlaisséàaoït'Égltoet elle fait propreahnt le gnnd eai»etètf des

clifètlenf ; oe ifest que par la croix qu'ite aont distiagué9.dcs pglena s il Ihut donc

quils partidpenièlrcpob d^Jésnt^Ihrlst , ails veulenl partager ateclui sa -gloire

^ etson Inraéilallté. Le monde, ilest vrai, et Ma.passiana nopa foOtnlssMl ides

eroii el ém aMctions ; mais ea sdnt ià.les chàtinienif de ridtre cophUlè^ einen pas

lis remèdea de nos crime» x nous porions la crofai du mènde « et c'ait teiCMhi de

Mna^hrtst qu'il lirai porter 9 afin que ai ndus ne pavfooséviler \m tiraht^iMus

fenlanido moins qu'elles nous soient utiles^ Hèias! la oraia de Jèsuft^Msl est

" Éiob» amèreet moins pesante que eelia du monde 1 U adoucU le joug qu'on porte

pour lui, et le Joug du monde est un Joug de fer qui meurtrit al qniaomhie. Prall-

tons donc des grâces qui vont couler en ce saint temps de hi eroix de iésns-

Christ.

IV* Motif. Plmt de steotirs du kôté de VEf^liee , demi iee larmee et iee priàru^ fin* toetguet et ptus fervemte* en ea snint tempe , êpUieitemt la misériecrde dmme tn fiifear dee pêcheurs.

L Eglise , eette chsste éponse, ne s'ooeapecnnealnl tempaqas de lareonaiiaion de «M enffMits i ses soupirs , ses longues prières,' tout le oorps dfs Justes qui prie , H qui est toujours exaucé ; les Jeûnes , les macérations, lesausCérUés que les vrais fidèles pratiquent en ces Jours de salut, et qu'ils oA-enl au Seigneur » osmma nn saerfflce d'expiation, pour le réconcilier avec son peuple - toot<Bla.doiC onvHr tei 'trésors dueiel sur les iniquités de la lerre. Si doua JodMh toute seolfr réaanaiUa^le Seigneur avec son peuple , que ne devons-nous pss attendre de tant d'à— es fidèles , qui. en tout Heu prient pour tous, en ee.saiat temps , et .oOiraiit au Saigaear Jours macérsUons pour obtenir Ivpaidon de vos crimes* Ajoutes à. cela les insftiwtioos que l'Effllse va vous donner, si eapahles d'exeiiac dans ms corars des aentlmeats de eomponctlon , si vous no les fermes pm A la voix de Dieu. Ne résbloos dans pas à Dieu, qui nous ouvre en ce temps de propUiation tant de mof enn da nhit^. ..

V* Monr. Plms dé rmUoeu tlriee des tal^nutée piMi^mâ j qui^ n^m fmmut umir M mnin de Dieu Appeumdlé su» imm, smm ^etfOeeent en même tempe defjupai$er, en fimietantieùetnmee^^ui'houeaettedUidenepUre,

D'od vient que ce royaume, autrefois si florissant, est mahUwinl piangé dns une tristesse amère et profonda? d'où viennent tontasoes pertss et tous nosinslbeurs? La eolére de Dieu éclate sur nescrhnea» ila.regacdédnhaul deson saaetuaire, et il a vu toutes sortes de crimes et d'abominations an miHende nous^ et Hors il averse sur nous la eoape do sa Ihretn^et de sa eolére. Mais, quel nsaga felsons-nous de ces fléaux pnMks! nous n'opposons à la eolére de Dieu que des. plaintai Inutiles, desHiquiéladeStdes murmures. Insensés que nous seiaaMsinoia nsui en prenons aux honsmea, cOBHBOiUs étalant Ici aairmrs denoaealanrilér ilsmiiniafli plus teottleioittps qui nous frappent, parlent du del. qui punit Ma cria«a.Fl- ) et nos malheurs fintrnot MBOtét.-

7»fc ANALYSES DES SERMONS:

LE i£UDl APRÈS L£S GEmHMSS. . '

SOI LA vibrril Al tA ■ciicidii*

t'est de croire ce qoll ne peut eonpreiidre i eepcndiiot Je db qiwe'eft'lt*r «i4Mqié«oat eooMt > eeMe ■énmhiieiii et qwi le fldtfegaiero»,.fciliMi IiIm MMédecemiiesv ^Mertliifiiile^ feAiii4ecMiM^

1« U fidèle eroit tnr raolerilé la pliM grande, la plai reipeelÉble» lai élabHequi Mititr U tene.

efltt, iW.f a ow YérllaMe teligta daM leMQBie^ «Me doit dire to i de kiatei; piiiiiw ce de» dIretepBMPier et lepiot.eirai^tMde»eteden wn le Die» %id ?eit en étrelMoere. OrJaiaQi^eft detcMlieM eet l^pteaii. eUtoeidlKlMiqiit eeitaa neode. LeapremieÉt hniMnii alofértil learfmDta «wnewadaiwii lliliteiredela aalMtece decetléTeligioa.cet-lMleire^la oikMWB da «tadearfm sleeUvreidMm^ l'ont eonHrvée Jai|a% now me JHBiml leeptcBderi ■wuwetidel'erigine dee cheeei. lyMIIenieia feBgie» duetima^tftente «ne Mile de ftfU> raiiooiiaMe» natavtlle, daoeofd atce rite méaic, latMWMfeldèl'buteor^lfeaderfU pareil dans lanalveléde sonlÉtaMntles ^autres rtttgtofis ae new off^etlqiae des récite fatatom delenr origine, técili «pi leart>ent d*«w^BiAnes

La religion cbréiienne a encore pour elle la perpéUiilé, ce qui lui donne on nonvean degré d'autorité. Les autres rdlgiona ont duré un certain nomtie d'années » et tombé ensuite avec la pulvanoe de leors seolalennc la religlott de nos péies se naintlcnt dés le oomoicncenienly survit à toutes les sectes, et passe leajoar» des pénaam entais. Eat*ce un brvdeelialr qui l'a conservée? AMs le peuple fidèle a pnaino toniouitété roiMe^ opprimée peraéenlé. Cest dope Dieu etaanl'hnoBaai, c'estlebeasdo Tent-Puiisant,>qul a conservé son ouvrage; car il n'yaquerenvrage de Dien qui deoMikie étonellcnsent.

A son anciennelét à sa perpétuité ajoulei son unUbcmité i les œeasions, leadtf- «rêne» des slèelea, U néoeadté dés temps, ont introduit niHIe changemenUèloniaa ImMsIwmaines; la M seule ne Jamaia diangé.

t^Lm vérités qn'on vent persuader au fidèle, sent tmeetdei cenfocmesaui priadpmderéquité, dellMimiéleté. de la société, de la consdenoe.

Rail» antre reUglott que la réiiglûttoltfétienne nedonnedesldéessi snMimesde lapaiSHMedeDîetty desontnnnensfté, de sa sagesm; dembeoté,desa)nilicc eneelaellefet an^dessui delldolâlrie, qui lnspiroHàl'JlooMnedessetttfanBnlain' seaBésde la divinité» Lap^ilosoplile on dégradolt VbeoMM Julqu^an rang des liéles. ou, lercoépllssonl d'oi^gnelU l'élevollfelleaMnt Jusqu'à DIeni le religion chréUcnoe remédie àcesdeni lneonvénlento> en déceovram à llMNnmo reieellenee de sa mtare , en hd Msam sentir m misère.

LacQpUllé rendait rtMOBSoe ii^osto cnveit Ibs autres Immdmss qoelle autre religion, qne eelle «des dvéHens, a Jamais mieu réglé loséBvoIrsmttlnelBdea uns envers les anIMsf -

af Lm DoÉift qui pennadent le fidéte, sont le* pins déelsifii Jes plus Iriomphanis , les pins propres à soumettre les esprits les omins crédotes.

Eaeftiy la riélgien dutétlenne propeso des mfsléfc» qui nous passent t mais ces miHéwsontélèprtdHeploslenrssièclesafant lenraeowpliwement^elpf^teaeec tontes lès dreodscances des tempe, des Heui,eldeâaMlndreftévéasuMB|a.Cmm|ftères sont fondés snr des IMiaadrlw3Uienï,éclalaMls;psèltes y iwiffmmaiersaain^ par ccni qui avoieni intérêt de les nier, répétés mille fois en dUHrcnts endrolm r etcmfoltsnous ont été transmis par des honmics qui n*ontpuétre ni trempés ri tiempeiiisi lafM4oces mjslères^lroqvéloutrimlvers jodle. Q Piepl^ pt

ANALYSES DEb SERMOINS. 795

MUMl icifoCradeft^? fal MicmaolMIàM tratti k emelcre de tolM

pow rifeolr. QoeOe» Mirt ees praowfMf r l'adoplion ^ idlemelol^la rédcmpCioB ptrMIedeiiM «Mp»,r4lfln«lteMMIè40iMtanMt, !• délimuiee det panions. U ne noroU être booteux de croire des véritéi qui foDl tant dlimmeor à HnumMalité de notre naturot an eontnire, HMrédaiê le M-B honnear, en se eroyant de la ménse aatore <|tte l« bétës, et e» anenduAt la même fin ?

a^UraU^ion est gloriease du eôté de la sUnaiiteoèelle^ Mile fidèle poo^ le présent. Reprësentei-toiM «n Joste «ni vil de laMs en IBI se tmnwnt laëMi les Tertus. sans le mélange d*aaendfioe. L« philosepliie ne détrnisolt Isi iie« que par leviee;el en détruisant les antres passions, die en éJefoH one pins dangff tnss sdr leurs mines» Je veux dire l*orgoeit et ramonf de la vaine gloire i la Mélève le Juste a»dessns de sa vertu niéiiie;il n*entrëdttissnYSrinqQe l^anMordBdefeir. Or» Je vous demande, si riMmune est pins gloitenx et plus ves0eeiaMe> lossi|ia1l «si esclave de tous les vices, lorsqu'il ne distingue pas leè crimes ks ploi aften vertus les fftoÈ pures; en uo mot, letsqnH n*^ d'autre '

d*autreflMn que la craintede l*antorlté, d'autre Dieu que Ini-mitael

S» Enfin » la religion est glorieuse du cdié del grands modèles qn'efia aons propose à imiter. Eappelet tons les grandi hommes qu'elle a fournis dans tons Ito siècles; princes y conquérants , pasteurs « philosophes, mvanis. La phaosophie prèdMdt one sagesse pompeuse ; mais son sage ne se tinttvolt point t an lieu que lanligiott « une tradition non interrompue de Mros^ehvéliens.depnb le sang d'AhdjmqM'à nous. Or metlci d*nn côté tous les grands hoasuam qne in religion <dosmés nu monde dans tons les siédes, et de lantse cdié oe petii nsmbro despiUs aoica et désespérés que rinctédnlité a preduilsi vous pavolt-O pins gloriem det vmis ranger dans oe dernier parti ?

in* Pabtib. la feiigiom êtt méeêsmim m tkommê. 1% parosqnesirraisan est tolble t or la foi toute seule est le aeooncs qui l'aide et qui i'éclaii9« Nous ne eonnoiflsons ni notre corps, ni notre ame ; les créatures qui nous envifonnent sent antant d*énigmes pour nous. SI nous ne oonnoisMni pas les obéel* qœ nous avons sous resU* comment vouions-nous ver dafa* dans les profondeurs étsmeilci de la foi? L*univen que Dieu a livré à notre curiosité et à nos dliputes» est nnabhneoA nous nous perdons ; et nous voulons que les mystères delà foi, qnll n'acipeséi qn^à notre docilité et à notre respect, n'aient rlen^ échappaà nos foihiet lumiéifs? Qe secret de Dieu doit nous rendre phis tespednenx et plus atlentifo, mais non pas plus Incrédules.

s^ La religion est néeessairoàl1ionmie,pareeqnasn raison eit corrompue, et la foi sMrie est le remède qui lagnérit. H était naturel à l'hoaune de connoilre Dieu, qui est M fin et son principe, et d*adorer toutes ses divines perfoctbons; cepeofianl. Jusqu'où l'homme avoit-U dégradé son Créateur? il n'y avoit rien do si vil dans les créauircs, dont son impiété ne se ntdes dieux. Passa à la morale : tous les principes de l'équité naturelle étoient efllioés dans le cour de Thomme. C'est la fol toute •suie qui a appris aux honunes à oonnottre Dieo et à l'adorer, et qui a retracé dans son comr les traits etfocés de cette loi que la nature y «voit gravée.

ifi La religion est nécewalre à l'homme, paroeque sa raison est changeante, et que la fol seule est la règfo qui la retient et qui la fixe. Vi^ei combien autrefois « parmi kspslans> de vainm disputes, de questions sans fin, d'opinions diflérentes sur la nature de Dieu , sur l'immortalité et la nature de l'ame, sur le.souveraiu bien de i*benune > parmi les chrétiens mêmes voyes cette variété Infinie de sectes qui dans tous tas tempsont rompu l'unité, pour suhrre des doctrines étrangères. Lafoifiin tontes ces variatioos,parceqn'eita est loi^ours la même dans tous losiécks» Mn- Jours indépendante des lieux , des temps , des nations et des intérêts*

T06 AlfALYSES DES SERMONS.

LE TENimilnDI AlntfcS LES CENDRES.

DV >ÂàMV ttESOrrVMMi

If« Pautb. /#iwiicf |l^ iKM A4/i|e«. Uf tisoit pripcipoi 1rs plus eoniDonf des ma\ IMshoiMiMttQiillegoél. It cupicti&é, la «anilA. UreligioD ei U cbarliè n'iiobient presque penoniw : ainsi , nous halMons les hommes.

I* Dés ,i|V*#.4*oqaQi|| nolns «cMU t pr «cUs haipe est |p|QStei parcpqne «i •hmuM» pavjiWia pas 4a fUIre soûl > Q.'eo art pas moins votre fréra,, enbot de |)|e«i^ asatibra 4a J^iOuIst* aie., so« liumfsir o'aOKe auoia 4e qes augoites tisaila< Si. MPi ii'<élbHis «Ulgis. ipie d'alawr aeui ppur qui bous sentons da goiU ci del^oaiiNMisii, U.e^kt «^imitila que J^msOcIrt ooos m le préoepta daimeraoi IMraa iM mmt IMasMH Ji*e». a pas Im«biIii. D'ailleurs, on (4ir«ticii ne doa pas fe aanduiaapar «sAl al par bomaurs mali paf fies principes de raison, de CdI, de religlni al de fMfa C'est «ne fsiblesse, mémesalan te aionde,da ne r^kr nos baises al naa «omms» qM..nMr la MurrcHe de nos godis < l'ETanglla qui Yeu| que noas »crilllons à U s«inlaléide la foi al à la anblimlié d« ses règlM, non-senkim^ nos aprtoaSi «ah nps penchanu les plus t^plUmes, sevoll-U U-desnn pips IwMpnit? Oapto» lpaofr*màM éles foos. do goAl de krai le aMide? Cependant n'eiigcB vai»ppsqli'on€taDBaca qvll penly«fbir de choquant dans fomyaniésns. sar la tailéilafatfeasMvf Bien pins, la cause da4)etle avenloo , 4|«e< tocs aenlei |Mar voira flrèsa, n'aM^la pas ptais en vont , J*enlends d^ns voira oiinell, dans l'ineo»yalttmiÉ da vaira aaradéie » qna dans la sien ppopre? n'aslroe pas aon crédit sa lÉtonli,aa iNlntta,qniont ^ Jusqi^id auprès de vous tout son criasa? Knla. l'EvngHa n'eilye pas qn» vous ay^^taigoAl ponr votra Irere ; ilasiga que voo» Tabnief , c*ast-**dfare que vous le souffi-iez , que tous rexcnsiei, qna vous cscbier 'ass dêwula, que va» le serviegf an un mol , que vous Ibs^^es ponr lui ce que roas fMdrtetqcTon fil pour vous: car la oharilé n'est pas un goAt aveugle at bimm : 'a*cst un defoir Juste, édah-é, ralKonnable.

1* Rooi haiMona Ica bammcs * lorsque nous les trouvons conbrabua ft nos ia IMIS, cl qu1lt cherchent à imm» noire t «r Je dis que la hataw ^ue nous aven eonire ces personnea, esl h^asle. Et d'abord, en haïssant votre Mre, vous ^ocUff à tons les mani quil tous a IUls« le plus grand de Ions, qui est ceinida lahalr *■ (oo^ Ibs nam qu II tous a Mis n ont abauil qu*4 vous ravir des Mens frivoles et psatifars ; la haina que vous aves pour lui pend vaire ama, et vous prive pour taqjoors du droit que vous avex à un royaume immortel. De plus , que vous revimt-il de voire anhnoiHté contre votre frdre? vous restitue-t-elle les avantages qu'il vo« s ravlB V SI vous cherehez à vous consoN- en le haïssant, c*esl une maniècv barbsrede se consoler. Outre cela . si vous élfef vraiment chr^^lien , si vous aviei de la M ; loin de haïr ceui dont Dieu s*est servi pour renverser vos espt^rances et vos prejecs de^tune , vous les regarderfez comme les Iniitmmcnts des miséricordes de Di<'usur voire ame, qui s*est servi de leur mauvaise volonté poor vous sauver,' en mettant des obstacles à vos passions défiées , et vous demanderiez à Dieu qu*H leur Inspire on repentir sincère, et qu'il ne permette pas que cenz qui ont tant contribué à toiR salut périssent eut-mémes.

8^ Nous hafUMms les hommes, lorsqu*ils blessent notre vanKé en nous déerisnt par des médlmnces et d(>a calomnies t or cette haine est litfusie. Car d'abord U ert injuste d*exlger qu'on nous approuve en tout , et que les antres ne voient psf df« d^ÎRinls et des Ib ble5ses que nous mêmes sentons au dedans de nous. Outre ceb, nous devons nous défier des rapports qu'on nous a faits de notre frère : car l'eipértence ne hous apprend que trop qn on grossit souvent des bagatelles . et qu'on envenime les discours les plus innocents i mais je veux que les bits dont vous vtNU plaignez ne soient pas douleui ; votre frère n*a-t-il pas de son côté les mêmes reprodies i vous blre ? Ses débuts vous onWib toqjours trouvé fort Indulgent et Torl chariUble? Votre sensIbiUté n*est donc pas bien fondée ? Supposons même que roui

AiSALYSES DES SEMIONS. 1\

•*avct rta à vous reprocber da c6|6 de la modéritkm enrert toire frère t que bil

roai en le halnant? fout n*éBÉa% par le« impreastonf tiniairae (|ue ses disoo

Qtd pu laisser dans l'esprit des autres ;e( vous taltesà votre eosur une nouvelle pli

Mais voici enfln une raison plus forte que tootes les autres i ramour-propre suffit

pour aimer ceux qui nous aiment et qui nous louent \ mais la religion va plus loin i <

veut que nous aimions ceux qui nous haUseot , qui nous dédiirent ; elle met k

' prix les miséricordes de Dieu sur nous , nous déclarant qu'il n*y a pont de pard

à espérer pour nous , si nous ne raccordons à nos frères. Vous conveues , dir

vous, des maximes de la religion iè-dessus; mabU but avoir égard aux lois

* llioniieur» qui veulent qu*un lioome soU déshonoré . ail pardonne des discoun

I des procédés d'une certaine nature. Mais, premièrement, le prince a noté d'i

I Infamie éternelle ces vengeances auxquelles l'erreur publique avoit attaché i

I gloire jJéplorable. Secondement, une maxime abominable, que la barbarie <

premièrtt mcenrs de nos ancêtres toute seule a consacrée» et a bit passer Jusq

I nous, ne doit pu remporter sur toutes les régies dn christianisme , et sur les lofs

plus inviolabies de lElal t on ne peut pas se déshonorer en obéissant h Dieu e

son prince.

\ U*Pabtis. Faïuutédenot réeoneilmtioiu. Nos réconciliaUons soot fausses, i

qu'on les considère dans leur principe, soit qu'on en examine les démarches et les suit

t. Fausses dans leur principe. Une réconciiiation sincère doit prendre sa sou

dans la chwit^ Or des motilii purement humains sont d'ordinaire la source de i

réaoDciUalions i onae réconcilie pour céder aux histances de ses amis , pour évi

certain éclat désagréable, par complaisance pour quelqu'un, pour se faire une i

putation de modération et de grandeur d'ame , etc Or rien que d'humain di

tous ces motifii; et la preuve que la charité n'y entre pour rien, c'est que des |

cheurs qui ne laissent parotlre d'ailleurs aucun signe de piété se réconcilient poi

tant tous les|onrs avec leurs frères Or seroit-ll possible que ceux qui ne sauroi<

se VAîncre sur les devoirs les. plus aisés de la vie chrétienne , parussent des béi

dans racoomplissemcnt de celai-ci, le plus difficile de tous?

a. Fausses dans leurs démarches. 11 a Ikllu des raénagemcnb bifinb, et lo* l'habileté de \o$ amis , pour vous réconcilier avec votre frère > or tous ces ména{ inenis auraient- ils été nécessaires, auroil-il fallu tant d'entremetteurs, si vous halniei phis votre frère , si vous i*aimiez shioérement ? Vous avei exigé des o dttlons , vous n'avex voulu avancer que Jusqu'à un certain point x hi charité oonnolt rien de tout cela ; elle n'a qu iiue régie , c'est d'oublier l'iqjure , et d'ain son frère comme soi-même. U y a, à la vérité, souvent .des mesures de prudenc ohserfer avant de se réconcilier publiquement t mais c'est la charité qui doit rég ces mesures, et non pas la vanité ; les réconciliât oos où U entre tant de préa lions et de mystères rapprochent les personnes , mais ne rapprochent pas les aff lions. Jésus-Christ nous dit simplement t Allez vous réconcilier avec votre frè il veut que la charité toute seule sa mêla de nous réconcilier avec lui.

S. Aussi las suites de nos réconciliations sont-elles vaines. Vous dites que v< avc4 pardonné à votre frère, mais, que votre parti eSlpris de ne pas Jjb voir i du voua ne lui avet pas pardonné, et vous ne l'aimez pas « car on ne craint point voir ce qu'on aune. Voudries-vous que Dieu vous aimât, à condition qu'il ne vi verrait Jamais ? La marque la moins équivoque de noire ajjhno»ité contre queiqu'i c'est de no pouvoir souffrir sa présence.

£h bi«B I dilflS*vous , Je le verrai ; Jo ne manquerai point aux bieqséances t n |p sais i qMi m'en tenU- i il ne doit pas beaucoup compter sur mon amitié. \\ vous trwnpff ti vous croyez que c'eal Ut pardonner â votre frère et l'aimer i charité que 1 Evangile vous ordoona ait dans le coeur ; ce n'est pas une simple bij «èauee, m vain extérieur i c'est uo «mpur effectif, parceque les hommes ne ^ pat uais.eiMnihIapar ka liens fitérifprs seulemant, nais par les liens sacrés ialfaiiea de la fsi« de fespéranee, de, la charité. Aussi cansultez le public sur réeoMiliatlona i malgfè loylea les^apparenoes qiœ .voua gardez avec votre frère, a WM'flpMilon élablicdaDaie nMiidt,qQavona nerafanetpoiut; ce qui montre/ b puUic TOUS connoll mieux que vous ne vous connobsez vous-même.

IM ANALYSES DES SEtlMOMS.

$01 LA PAROLB DB DIBU.

01 VISION. /• DiMfOHtîomt fM ioi»»nt €PmJmirw Utfidilma émmê h tltm $mint^ ^•mr fmr^U de Am. //• Dwiu f mI ««^rà M '4àh tmsmiU Féûûmtar,

P* Partie, Trois dupOêUiom dùtvmt twi* condairt tUms te iUm saint, p^mr •*tsmdrs la parois dt Dita.

A* Disposition, C'est «1 dttir qu'elle Tom loit utile. Atel toos dem , avut de venir dans nof temples» tous adresserai! Père des himières , el hd demander qv'H vous donne oes oreilleB du ecsnr, f ai seules Ibnt entendre sa foix ; qnH forme dans vos cœurs le gpdt des Térltéi qall met dans la bonclie des mlnlUres. SI les Israé- Dtes furent 6bUgéa d^oser de tant de préparations pour Tenir entendre ta M qno range leur donna de la part de DIen; eomMen ces préparations sonl-ellés pins nécessaires pour entendre une loi bien pi» smipie, qnl est la loi de Jéan-CMsi! Cependant , TOHi Yenek entendre la psurole de Dien sam anonne préparation ; c*est la curiosité f nn loisir Inutile, la eontame , des Tnespent-étre plus erimfaiellea ifû lom amènent Id i nul motif de saîat ne tous y eondnU.

//• Disp9siiim, Une disposlllon de doidenr et deeonftasion , fondée sar le pan de fruit que TOUS ara retiré jnsquld de tant de TérHéê entendues. Rappéten tant de mouvements deoomponetion, tant de pieuses résolutions Inspirées en ee lieu, leolourt sans aucune suite; songea que les Térités qui n*ont lUt sur vous qu'une io»presslon passagère sont autant de témoins qui déposeront contre tous devant le irilNiiifti de Jésu»Chrl8t. Que de réflexions à faire U-deasusI quel sujet de cninle! MaiSy Mlas! ce sentiment de douleur sur le peu d'usage de tant dHistrucflons entendues tt*est pas même connu : oo peut en Juger par rextérieur aTec lequel un vleat entendre la parole minte; Il n*est pas diflérent de celui qu'on porterait dans une iMnnW^^n protene. Combien de pécheurs même , bien loin d*étre aflligés du peu d^usage qu'ils ont Mt des Térités, se savent peut-être bon gré d Y être InsensIbieBi pires en ceU que ceux qui, aTec une Tie d'ailleun criminelle , conserrent du notas iMjours un reste de respect • une sorte de sensibilRé pour la Térltè.

///• Disposition. Un sentiment de reconnoissance sur ce moyen de salut que Dtea TOUS ménage , en tous conserTant le dépét de la Térttê» et continuant au milieu de TOUS la sucœsrion des ministres légitimes seuls autorisés à tous rannoncer. Le pi» terrible diâtiment dont Dieu frappoll autrefoto les JuiO», c*étoit de leur êter les prepbètes TérliaMes, et de permettre qu*n s'éleTât pahnl eux de bux docteurs t aa contraire , nudgré les iniquités des chrétiens , qui semblent montées A leur eamMe . il ne ceae de leur susciter des pasteurs qnl leur annoncent une doctrine saine fi htépréhenslble. Or Tcnei-Tous les écouter aTec un comr louché de reconnoisasnee? Hélasl TOUS n*apportex id qu^m dégoût d'irréRgloa et de Tanité; tous êtes des specuteott^oisilii et curieux qui ne se proposent que d'entendre quelque chose de nouTOBU t aoKl , si Dieu ne tous punit pas en retirant du milieu de Tunaasslrepbétes, iiTousensuscilequlTous ptaisent, mslis qui ne tous conieittsieBtpast et c*est alnd qu'il exerce en secret des Jugements terribles et sévères.

n* Partis. Dans ipul esprit dêPix-eoM ieoater la parole saimié f -

1. Son autorité est divine. Ce n'est pas notre parole que nous vonsanaouçom, mais la narole de celui qui nous envoie i donc tous dcrex éeomer eeCla dlrino poNle , premièrement aTec docilité ; cependant combien de ces hommes sages A leais piapres yeux, qui Tiennent id tot^ônra en garde contre les Térités qu'on leur ahMM», qd regardent notre ministère comme un ari d'exigêratiôo et d -hyperbole, qui oppeamt tout o« à la TéritéquHs entendent les maximeè et les pr^agés du mande qd Is contredisenti llélatf ils nous accusent d'exagérer; et Dieu nous jagew peut Ihe sur ce que nous aurons aflUbR la Tertnd la foreede mparde. Socandemait, l'aa» torité de la parole étant dlTfaié,>aûîrdoi«s PêÉOUtar afiMuneapritde ateMéd d'appNcatlon sur vous ménlie ; c'esC^A-dlre vnw muartr sur 4Setla idgle, Touslmer

ANALYSES DES SEftMONS. TM

pir oell« fékiteça&ÈÊA d«I ne pitail M pour Mi la Yérilé ^ l'altaqM d ^ le cQAdMHke; (tt D Y déeotfire qoe Ifli éSflnlf det «itMi.

t. La fio é» la parole dhiM» c'en latoaterikm te enus, l^éttbHMMaûtdc la iMIé^UdéilnicIfoii^rerraDretdQpédié, biaiiiAiileatloQ éa moi de JiMa- Gbriit;doiie TOUS devei réeouler, prwiléranaat ano w rapect eellgfeiixqaiiw méprise pai ta fiBipiidté* Ma dlHxiBn. Âtaii, qoelqM lenn» tûui m deret pai vans IMie de vea piéteodaBa hniléaea «i Utm peur nf» sHger l^lmtivclioiie que t^ÉgUi» demie auL idèlm; rauettea de l'ciprit vowap* praidrato^Jouri Idée que TOuaigmNreipeai-élre eoeoie i eepcndant, fooa prélaite i|«eneoMita«ei«elqiiatelecliii«ielirMemwf eCmipeadeiéflerioiidaiit la reirdile sont plui mHea qnenoa dlaDean , en ae bamili de em aiemMéeB aaliilat. SeoondMieiit , fooi dc¥«B réceoter afecim eiprit de M s e'aM-direafee mi amour peorta parole minte , IndépcDdaiit te tatam de ihemaMi qnl voua llamionces qui ¥aw taftim treover Mta^difiM, digaede looavoa hoponiagef dau mieteiNfaea^^ 'fcapelleetgwmtàre t cipâidaateBaeinBBHd que peur a'àrjgcrealagBetenBWMamr, quepeiirdéeidér domérttedeeeaiqiiiramKMieait. L'eiyrlt de cwtaiité ne doit pM non ptaf vom; anMBer Id ; car BOire mloiitère n*eit poinft m ait faln .et Ativole , qQloeaa propomqaeranaBgementdn dlmomaet ta gteire de rétaquepce » eepandaAt, Iota de fenlr chercher id te reaDéteè Toamaax, vooi fcnei chtKherita TaliiionKmeatf,qalami]BHilleamaiateeaM Im foérir ; rom veoei ychenher lUmmoataet romement dana toi férilée aérienms de ta anorata de Jéns-Gbrid, oiMaBA-qaïaMaaommmdaDs ta chaire chréttaBoe, aoo pour fooe plaiie et ?0Ha aaMMfy maii pottr ¥000 instruire , pov von» reprendre et papr veoa candl^er.

•Dm !.▲ vikïti D*uit AVKirim.

I^IYISION. /. La cerlilud4 cTim avenir, ff, La ni9û9tUi îTam «mmt. ///. Le '§»mdmêtU »êci^

^M Mr«air*

I" Pàrtib. Ceriîtud» tTun avenir. Elle ot Jostlflée par Itt pk» pOTca lomUrm de la raluoQ; et c*eft ta vérité la plus oooiolante de ta M i an lien ooe Uneertitndequa riocrédnle y oppoie , est y

I* Svpededaof le priodpe qui ta prodnR. Car llnqde porta d'abord en mteant les prlndpes de religion natarelte conons A todf lei horamea ; H crainn aienir^dea récompemee pour ta yertn, d des chftUmentf ponr les èrimei. Depuis quand art-il cerné de croire? A-t II eiamlné? a t-U consulté? Point du tant» ta croroooe te vérités s'est aflbiblle en loi I mesurequeses mceursse sontdéréRltetiioiiita soutee de toute inorédulilé, le dérèglement do coeur ; on ne trouve point des homama vM> tabtoment sages, cbastes, tempérants, etc., qill n'attendent point d'avenir. Il est eoosotent pour les fidèles de voir qnll tant renoncer à tontes les vertus atanl que de renoncer A la foi.

S* €ette incertitude est insensée dans Ica rAisons sur tasqnete dfea'appule. U ikudroit te raisons bien dédsivea pour ne rien croire; car cesserait fbrauret ailra* vagance de hasarder un intérêt aussi aérieai que edni de son éiemilé sur te preuves légères et frivoles. Or qudies sent Ica grandes raisons qui ont dètennfciA llncréduto à prendre taparti donc rien croire? il n*0 que dcadisconia vagues, te doutes usés , des supposMens cUmériqiies t on ne aalt, dH-il , ce qui sa passe dais cet autre monde dont on nous parie ; personne n'en est Jamais revenn t au lieaqna le fldétacrolt un avenir sur rantorilé de rBcriinre, anr.ta dèposittente Apdtrm qui ont répandu leur sang peur rendregloireàta vérité, sur Iteoemplissement te propbélletf, sÉT ta tradition de tous tes sièctes; taqdd te dans fiiil un sMillenr usage de m rabon? Btan ptaa, quand les vatawa rdsona de l'hnptahaianeeroient tas vérités sdite et èvftdentas qui nous promailant rtannaitalité» il démit du mohis teirer qoele aenfhnent de ta flM fit vérltahla. Go aenthnani tait tonnaur * rboesme» il lui apprendque son orfgineest célesle, et aaa «

MO M»Att&m DfSS SEItM0irS.

Ik»fu0 ritt9.4te«lui Irlito» rkn de pNi» koiiiM«at p(mimmm^t^mm4»di9ki/é qni le ooofood alMotument avee I», Mie. (Mce oek» m» propce iii(ér«i defrail pas. lir iifiipl»44mÉre.uii «veoir ; U ne ciifivç rien en lejcroyiini. 8e€ié4iiU|é,silte tam^ ^oîwn McuMMHe ttebeme; U vivre avee hewew, «veepfoMiéi avceiBiioeaMft.llauia penl«.qa0i^oe» pleitife leMwels el rapides, qpi raurpteat Mnléi lanéinr fe^égoAl qol les euit, «u iyramilaé par lee «MYram deilrt qnlk aUn* BMBI I p»U s'il y « on aveairy il piird les liieas éteeaeie* la pcienfeq de Dien aaÉM; et il va Irosvw des aeÉNftrs déNrofaBtes» «9 luppttcp sans fia H aaas

8^ L*iiieertiliidelle rinide esl amasse dan^aes camé^MeMes. PiemiéraBeBl, si Ml dait fliiir mfm mus* d!oÉ lieMipie mu ne seormet pas paKaileaMsail lieuran wr la lenvt M» les anma élrea, copinit de leordeaUMUai* paraiaiMt taiffe«is*4iiiraianMr«'daBSkisiliialioiraè Bien les • placés ; l'hesMoeseai cal inqidelel néeoileiil, en prMeé êes désirs, et ae»eiioontre rien ifii4MsoA«Qii«BBBr ^Uisie se flier. SeeomleéwBt ,^ tou^ neuci avee le earps, qni a pnpeanaderàimii les bommes de tons lesaiédcs H de tons les pays qne ienr ame éloit iaimortelier Ce n*esipas une coUnden , ear on ne peut Mrr conTndr siaaiMe lestaaaaîes^s leoiles pajrs et de loià lessiécles ; oe n'est paf «n pr^ngéde IlédwafieB qui csldi^ Mrenle selon les dilHrents pays t ce n'eA pes nne secte « car oe dogme n'<a poblen de dieT et de proteeieur ; les temmea se le son! pennadéè ma.'mfinM. Troiriànie ment , si font menrt avec nons^l faul que l'univers prenne d antres lois» d'asdies mnnrt, d*a«Mi Of«ges : car les Ms qui nonsnnissent, ksdevnirales pins aacffénde la vie civile y ne aoni fondées que aor la certitude d'un avenir : tant esl caniBnÉii sur la terre» et toutes les idées du vice et de la vertu sont renversées.

U* PaRTIB. Néeuuté d'un avtmr, et sa conformité avec Vidit {ftm Diem aagc , H U semtinuni de la propre conscitna,

1* Nécessité d'un avenir conronne à l'idée d'nn Dieu sage. L'imi^ denuinde, a1i est digne de la grandeur de Dieu de s'amuser à ce qui se passe parmi leabommcs^ de compter leurs vices 00 leurs vertus , etc. Remarqua d'abord , que c'est l'impie Iui4néme qui dégrade la grandeiv de Dieu ; comme s'il lui follolt des soins et des aUentloDs pour voir ce qui se passe «ur la terre. Ensuite Je lui demande à mon leur: S!tt esc de la-grandeur de Dieu de laisser les vices et les vertus sans châtiment et sans tféeompense $ il est donc égal d'être vicieux 00 vtrUieox ? Dieu n*silme iias davantage la vertu que le vice? ou pluiét il préfère le vice à la vertu? car les impies sonl^presqne Una^n les lieureux de la terre ; au contraire» l'affliction et l'opprobre •ont d*oi4lnaiffe Id-bas le partage des gens de bien. Quel D^u de ténèbres , de foi- Messe; de oonlàsieo et d iniquité se forme l'impie t un Dien qui met sa grandeur à lalnser le monde qu'il a créé dans un désordre uubrersel 2 .

t» Néeaisité d'un avenir oonibrme au senllifient de la propre oonscienoe. Dieu a créé t'iNOMaa; seul da tousses ouvrages capable de connaître et d'aimer l'auteur de son être; ilamlaen lui des pensées si hautes » des désirs si vastes, des «entimenls sigriwia t et eepeadani cetbonune oe sciroit faitquepour la terre, pour pasier un petit nombre de Jours comme la béte , en des occupaUons frivoles ou des plaisirs sensm^ls^Cf qui est donc digne de Dieu , c'est de veiller sur cet univers, «l'aimer dans sei^réatures les vertus qui le rendent Jui-ipéme aimable « de balr en elles les vices qui défigurent en eilee son Image^ de l'endre beureuses avee lui les âmes qui n*ont vécu que pour lui , de livrer à leur propre maUteur eellei qtd ont cru trouver une ffiHcité borr de lui t voilà le Dieu des ebnitiew»

L'Impie prétend que Dieu éltnt laste » ne doit, pap ppnir comme ffes cruoes des penchaans de platsir nés avee naos , ai qu'il nous a iûii*méme dqnoiés. Quel blas^ fMmel car si vans pk^élewlss «Htifier. toutes teos artioos par les pencbauU sccrela (pli vous 7 portMil , les plus grands icdmea devlendroptipermis , et pas penchants et (los desivf seront l'unique régie que nous aurons é suivre* aussi la nature tonfts icule fit sendr am^pslens I* néressité. d'une, lugiièfe jiqpérienee aux sqns qui en réglât fusage ,êt IH de la niaen.un frciB.eux.passions.bumaioes. DÔiu^oypen* chants vieleui ou^ne vieuiant pasde la premièr^e liwtiUAiion de la nature, as Usan tout m dérangemeol, puisque toutes les lois n'ont éiéjaites que pour les mpdéicr^

ANALYSES DES SERMQN& 801

il 4«edaD0toiii les siècles tous ceaiqai se sont Ufrés sans rétenre à leurs p^ndiiDls •nt été regardés comme des moDslres et comme Topprobre de rbomabité. D'ailleurs reodoDS JosUoe à l'homme « ou pluUM à Tautenr qui l'a formé t si nous troavims en nous des penchants de vice et de yohipté , nous j trouvons aussi dès sentlmenH de rertu , de pudeur et d'Innocence. Pourquoi donc entre deui penchants llmpie décide-l-U , que cehii qui nous pousse fers les sens est plus conforme k la nature de l'homme , et n*a rien de criminel ? SI tous les hommes étoleut corrompus^ peut-être auroient-ils raison de dire , que les penchants qui nous portent vers les sens sont Inséparables de notre nature : mais il y a des Justes sur la terre < Il y a des âmes chastes, fidèles, timorées, qui ont bèfitè delà nature les mêmes poidiants que rirople, mais qui ont par-dessus lui la force d'y résister. N'attribuons donc point a Dieu une foibiesse qui est l'ouvrage de nos propres dérèglements. Dieu est donc Juste lorsqu'il punit les transgressions de sa lot: et l'Impie se trompe lorsque pour dernière ressource , il s'imagine que la récompense dn Juste sera la résurrection k une vie immortelle ; et la punition du pécheur, l'anéantissement étemel de son ame. Car ce ne seroil pas une punition pour l'impie de n'être plus ; c'est là ce qu'il désire. Ce n'est pas ainsi que Dieu punit ; l'espérance de l'impie périra , malt ses crimes ne périront pas avec lui : la mort a borné. ses crimes, mais elle n'a paa borné ses désirs criminels : ses tourments seront donc aussi étemels que set plaisirs rauroient été, s'il eût été le mattre de sa destinée

LE MARDI DE LA PiiEMIÈRE SEMAINE.

SOI Lt aiSPBCT OAHS LIS TEMPLES.

DIVISIOfl. Troie diêpotitiomt fa/ doiwtml nomt mecomp^gtur itat» mos ttmpU». /• DtipotiticM iê pmrtté «f i'imm—tntê* II, Di^cntion dt/IrH/tur «< d4 r^frilUmtni» ///. Ditppntiom de ééMmeë H d* modëêtio êattéritmrt.

!*• PAarii. DUptitwn éê fmnié H êàmoemtê, La présence de Dl« répandue sur lonta la terre , est une raiioo qui nous oMige de parottre partout purs el sans tadie à ses yeux i aussi le pécheur qui porte une conidenoe Impure esUll une espèce de proAnatenr de la terre. A combien plus forte raison nos temples sahils » qui sont particnllènaent consacrés à Dieu , oà la divinité elle-même réside corporallement» peur ainsi dire, demandent-ils que nous y paioissions purs et sans tache, de peur de déshonorer la sainteté de Dieu qui les habite 1

Lorsque le teoqite de Salomon eut été bâti , Dieu prit les précautions les phis sévères pour que les honunes n'osassent y parottre en sa présence oouveris de taches et de souillures. Après combien de barrières et de séparations se présentoit le Sahil des saints; ce lieu inaceessible à tout mortel, excepté an seul souverain pontife, qui n'y entroit même qu'une fols dans l'année aprîés bien des préparations i La bonté divhie dans la loi de grâce n'a plus mis ces barrières terribles entre hii et l'horane; die a permis à tout fidèle d'approcher du Saint des sainU t mate ce n'est pas que sa sainteté exige metais d innocence de la part des chrétiens ; au contraire « elle veut nous fohre sentir quelle doit être la sainteté du chrèlien obligé de soutenir tous les jours au pied des autels la présence du Dieu qu il invoque et qu'il adore : d'où il s'ensuit que i^est la sainteté seule qui nous ouvre ces portes sacrées et qui nous ne sommes plus dignes d'y entrer, si nous sommes des chrétiens impurs. En eflét, tout ce qui se passe dans nos temples , les mystères que nous y eélébroos , l'hostie qu'on y offre , les cantiques sacrés qu'on y entend , tout cela suppose la Juslice et la sainteté dans les spectateurs t et c'est tellement l'intention de I Église que tout ce qui est dans nos temples soit saint , qu'elle consacre même les pierres de ces édifices sacrés, qu'autrefois elle refosoit des tombeaux aux corps des fidèles dans l'en* ceinte de ses murs , et que les pénitents publics eux-nêmw étoient exclus durant long-temps de l'assistance eux sainU mystères ; ce n'éloient que leurs lames el lenn maeémtions qui leur ouvroieol enfin les portes sacrées.

L'Église, il est vrai , ne feil plus ce discernement sévère ; mais l'Eglise suppose fue si vous n'êtes pas Juste» en venant id paroUc* devant la BU|iesléd'un INe« M. T. 51

809 ANALYSES DES SÈHMONS.

t, Toqi jptrtttdnawtaidctdaln de Joilkeet de péoltcoeei eteeMiteev 4Hir» leuli qid peaTent tdqi antorifer , et touf donner droit de tenir pirelire ici dans le lien nfait Et eneOtet, leienUr eouptbledet crinei les plot bonteui el venir pereltre id devant Dien sens être tooché da moins de honte et de doidenr,sine penser da moins aux moyens de sortir d*an état si dépioraUe , c'est proAmer le temple de Dieu , outrager sa gloire et sa majesté, et la sainteté de ses nqrslèrei: ear dès que tous paroisses Ici avec un eonr corrompo et endord, voas désavoneile irinistére du prêtre qui oOre à votre place » vous insnltesà Tamonr de Jésns-ChrisC «il<4Béme qoi vous oOtt à son Père cooDme one portion de eette Eglise pore et sana ladie qa1l a lavée dans son sangt vous InsoMei à la piété de l'Eglise, tpd, vmis croyant oni à sa fol et à sa charité» voos met dans la booche des sentfanenlsde religion , de donleor et de pénitence t vous êtes donc là oorame on snathéme, el comme on Imposteur, qui désavouai en secret tont ce qui sa passe en pnhiie.

Il ne font pourtant pas oonchira de là qa*tl tart se bannir de nos templm, lorsqu'on est pécheur. A Dien ne pfate i c'est alors qa*il flmt venir diercher sa dtfi* vrance dans ce lien saint; pnlsqne ce n'est qa'id où les pédienrs pempenteneora trouver un asile , et des remèdes i Ions leurs mani.

Mais si le seul état de crime mns remords est une manière dlrrévérenee 4ÉI prenne la sainteté de nos temples cl de nos mystères; que sera-ce de fldre dn lenpie saint un rendei-vous d'Iniquité, et de changer les asiles sacrés de notre sandHkation, en des occasions de dérèglement et de licence 1

n« PaETII. DupoMtim àtfnijmf «f àt nmimtmmt. Dfeu OSt esprit Cl vérité ; et c'est en esprit d en vérité qu'il veut principalement qu'on l'honore • et mm pas seulement par la posture extérieure de nos corps t or l'esprit dans lequel nous devons paroitre devant lui est un esprit d'adoration , de prière et d'action de graoes.

1* Un esprit d'adoration 1 c'est dans nos temples où Dieu manllESle ses merveilles et sa grandeur snprême, ou il descend du cid pour recevoir nés hmnmngm Hotre premier sentiment , lorsque nous entrons dans ce lieu sahit, doit donc êlre mi sentiment de terreur, de silence, de recneUlement profond, d'snéanllase tintérienr à la vue de la majesté du Très-Haut et de notre propre haasasse; levons n'être occnpéa que do Dieu qui se montre à nous. Hais, Mtasl eésem les teaapfos les âmes pénétrées de cm senthaents ? on vient dans ce temple non pas honorer to Dieu qui l'habite, mais s'honorer souvent aet-même d'an viin oMrieur de piété, ou le foire servir à des voM et à des Intérêts que U piété siB-

t« Un esprit de prière i plus nous sonsmes frappés id de ta grandeur et de ta puissance du Dien que nous adorons, plus nos hesoios faïUnla nous aveiUssent de reeomirètail, de qui seul nous pouvons en obtenir ta délivrance et ta remède; ansri ta tempta est appdé ta maison de prière. Ce n'est pm qu'on ne pulMe prier Dien en tout Beui mais ta lenpta esl l'endroH oè il se rend plus propice, et il nous a promb d'être toqfonrs présent pour eiancer nos vcenx et recefoir nos hommages { vous devei donc y venir avec un esprit attentif et recueilli. Cependam , tandis que les ndnlstres autour de l'auld lèvent Id les nuéns pour vous, et patleol au Dieu safait en votre fbveur , vous ne daignée pas même accompagner leurs prières de votre attentloo et de votre respect, et vous dédionorei tasahitegravRé dea gémtasementa de l'Eglise , par un esprit de dissipation , et par votre indécence 1 ausri, n Uen que les prières publiques devraient arrêter le bras du Seigneur députa loagtemps levé sur nos lêlesi hélas 1 lea Jours mauvato durent encore, les temps de ironbta, de deuil et de désotation ne finissent p«.

S* Un esprfl d'adtan de grâces ; pui^iue c'est Id , où non-sentament ta Sdgaenr répand ses foveurs et ses graom,matooù tout vousrappeUe ta souventa de oellea qne vous aves recam. Premièrement, c'est toi oè vous êtes devenu tldêto ; voos ne devei donc plus 7 paroltreque pour ratifier les engagemeats de votre beplême , el pour remerder ta Sdgneur du bleofoit hiestlmable qui vous a assodé à son peuple , et honorédu nom de chrétien, l^ors doncqu'au ilen de porter au pled'des aalds vus ndtons de grâces pour un bienfoit si signalé , vous ta déshonoiei par vos irr^ I vous êlm un entant dénaturé qui proftaiei ta Itou de votre I

I ciir< némei qui <

la M, «t un diréllmperflteqiilTeiMirélncieriPOiproneH»dev^ tot «uteis \ qui en forant les téaoini. Seendonenl, e'ett dnsen Itan Mlnt oA i

élevéfaetoiiteiparttdet trilranaaxderéeoDClUalionHdemii«r^^ oA Jénit- QiiiitToaiadil mille fois par U boocbe de lei ainlalrai t Mon flito, Tee péchéf YOOf font remis; oè vent-mime mn dit elfeorenli Mon Père» J*«i péché contre le dd et devint TOQi. Vous devite done venir renonveier à rmpect de eei trilNinan, cet promesMtde pénMenoe, cof lentimente deeomponelion dontUf onlélé fi fonvent dépoêhalres , et vous vena y renommenoer de noovellei oftnief . Traiafèmcment, le temple est la mabon de la doctrine et de la vériM; et e'ett Id eè les mystères dn royaume des deux, cadiés A tant de nations InUdMei , voas sent annoncés i nouveau motif de reconnoisgance pour vens. Biais, c'est plutdt , MlasI un nouveau siOet de condamnation » parccqoe le Seigneur» éloigné de ce lieu saint par vos proftnations, n*y donne pins l'aearoissemenl A noa trafiK , et n*y répand plus les grâces , qni seules font frncttfler sa doctrine et sa parole.

III* Partis. INtpanthm dt àêeemcÉ H Jk moduUÊ êteténtan, Hous devitas èiffe dispensés dlnstmire ià-dessos les femmes dn monde, que cette partie dn dlseonn ref^rde prindpaleawnt t viennentrdies disputer A lésns-Cliffist les regards et les bommages de ceux qui Tadorent , par cet appareil , aon-senlenisnt de finte et de vanité, mais d'immodestie et dlmpndeneef Quand dies paraissent dans les paiata oA le souverain se trouve , elles marquent par la dignité et par la décence d'un habiflement grave et sérieux , le respect qu'elles doivent A la mijeslé de sa présence; et devant le Souverain du dd et de la terre , dies viennent parottra sans préantion , sans décence et sans pudeur; dies viennent troubler l'allention des fidèles, le profond recndllement et ki sdnie gravilé des mintetres appliqués autour de Tanld, et blesser par des parures Indéeenles, la pureté de lear? regards atlenlife an cfaeses sdntea t qndie Abominatlen I Les ndnlstres, à la vérUé, deonent sonvenl eocasion aux irrévérences des fidèles, en parolnant dans le» temples, enniqrés , Inappllqnés, fdsant lents Ibncdens avec prédpiiationi mais les exemples des mittlBtres, - en anlorinnt les Irrévéïences des fidèles, ne les excusent pas. Aussi Dien ne les a Jamais laissées tanpnnles ; et nous ne devons pas douter que les malheurs du siècle passé, la foreur des hérésies, le renversement des autds, la démoUUon de tant de temples augustes, n'aient été les suites fonestes des profanations et des irrévérences de nés pères.

SUA LA AECHUTK.

DlVISlO:i. /. L'nkormité du p9cké d€ rtekmU. fl. U iomgw dm péeké de rttkuU,

1" PaRTIB. Enormité eu péché et rtekaU.

1«* LlDgratitude t comme Taction de gmees est le devoir le ptas essentld de il créature envers le Créateur, nngratitnde est le péebé le plus Injuste, et dont sa bonté est d'ordinaire le plus blessée. Or le péché de rediute vous rend higrat dans les drconsUnces les plus odieuses. Premiérefflent , plus le bicnCiit que vous avei reçu est grand, plus ringratitnde qui le foit oublier est noire t or, qud bienfait plus sigoalé que cdui de vous avoir délivré de vos crimes? vow étieinn entent de colère , un membre de rAntechrist, nn monstre d'iniquité , de. \ vous êtes devenu l'entent de Dieu, le membre vivant de Jésus-Christ, l'héritier du dd et des promesses fotures, etc. Une vie entière de reoonnoissance pourroil-die aasex payer la magnificence de ce bienfait? et vous mettm A pdne qndqoe totervaUe entre le bientelt et llngratitudel Secondement, rappda la maniera dont cette teveur dgnalée vous a été accordée : dans qud pérU étiea-vons, lorsqne Dieu vous a touché? vous étiei prêt à tomber dans le dernier degré d'taisensibilité, d'où il n'est phis de retour: quel temps Dien a*t-il choisi ponr vous l'accorder? peut-èlra la dramstonce dn crime même < rien n'est plus touchant que le MenteM d'un ennemi daw le temps même qu'on l'outrage : U a chold le temps où vous étiex livré à ces dégoAU amen qui suivent les pasdons où vous étiei abandonné des oéatnres d lasfé

80» ANALYSES DES SËAMONS.

te pItWft. De Idtet cirantUBM defoiCBt Toos engager à «M ranm^ uMlldéttté #6nidl6;eep0iidtDUte|mmiéreliieiirdefbrtniMODdepUWntwe le monde ?a felre brillera toi yein, tooi fetmirnerei loat leftéleDdardi, fwieoe- Mierei le Uenfim el ▼o(re Uenfeltear laMnéme. Fnt il iogrititade plw 4\ga& 4e low leesoppiioei? TroliiéaMiiieDt, le grand nombre decrimet qoe le Seigneur feof • pardonnést pintil aToitooblié d'ofltaMce, phie omu doole voue défies eomemr lefoufenir de n bonté, el en éviter de nonreDei. Cependant vow ailes retomber : ei |Mr votre retour dans le crime , toos ailes faire comme revivre loua vos an* dena déaordreit Tacte , par lequel voua retombes • étant comme un noovean oooaentement donnéà tous vue premien vioea, et comme la rétracUtlon de vos laroMi et de votre douleur. Voilà les borreun de l'Ingratitude, et les witea lerriblei d'une

S* la perfldiei le péebeur «pd retombe après avoir Juré une fidélité étemelle à aon Dieu, au pied dea autela, àlafece du deletdela terre, viole sa foi a manque à m promette; lliomme qui ae pique de fidélité envera Isa créainrea, ne rougit p« d'élre perfide envers aon Dieo ; cette perfidie eit d*autant plui criminelle que ¥oa promcaics de fidélité ont été acoompagnéea de plu de maïquea de douleur et de nonne M. Quedeaoupirsl que de regrets sincères i et après tout ce tendre appareil de réeoadliatien, voua allei de nourean déclarer la guerre à votre Dieu et oublier Ici promenei que voua hd avei frites ! on voua condamnera par votre propn boucbe. LldMoire de la perfidie du disciple qoi Uvra le Sauveur voua faU rrémin lavOtre cependant parait eneora plusnoira , pareeque vous aves comme amusé Jésus Christ par tous les ddioffs de la plus fervente fldélite , ce que Judas n'avoit point bit.

1^ Le mépris i te pécheur qui retombe ne retourne à SaUn qu'apréi avoir godté et-eiandné tout ce qu'il j a d'avantageux dans le service de JésusrChrist ; il met en comparaison Jésus-Christ et Bélial , el aedéelara pour ce dernier i quel mépris! •MBi tout ce qui peut te rendre crimfaiela*y tronve* Le chois que Ihit te pécheur en préftrant Satan à Jésos-Chriat , n'est pasundioix avengte; een'est p« un choix a* l'on puisse alléguer te surprise ; ce n'est pas un choix trenquiltes te cri secret de la conscience rarréte; cependant il passe ontre s pentm teire à son Dieu on nn* tragepins sanglant? Et ce qu'il y ade plus Meheux, c'est qu'une rechute si pronspte Hsl ioudalne est une marque presque hiteillibtedn peu de shieérilé des démarches que te pécheur rient de faire pour se réconcilier avec Dieu i car se repentir el retomber auasitét , est-ce être pénitent, ou plutôt n'esta pm être moqueur ? Or II f a quelque chose des! insultent pour Dteu qu'une vile créature s'humilte eslérleurement devant lui, qu'elle hii demande grâce, et que presque en même temps cite te renonce pour son Seigneur et pour «on Maf tre : qu'apîrés un tel outrage, elte ne doit presque plus espérer de pardon. Il est vrai que la rechute peut être précédée d'âne conversion sincère. Mais premièrement , on ne passe pas en on Instant d'un état de IwtiM à un état de péché; secondement, lorsque te conversion est sincère, on reçoit dans le sacrement des secours qui facilitent te pratique des devoln i or vous vm» retrouves te même au sortir du tribunal ; ce n'est donc pm le doigt de Dien qui avoit chassé te démon de votre ccnir. Les miracles de te grace sont durahtes, et ne ressemblent pm aux prestiges des Imposteore i c'est qu'en efl'el te pénitence véritable est un nouvel état du cœur, qui change nos actions et corrige nos penchants. Aussi les Mfaite ont regardé te pénitence de ces pédienrs qui retombent sana cesse cpmme une dérision publique des sacremente $ et un fidèle qui retomboit n'élott plus admis an nombre des pénitente publics , quoiqu'on ne désespérât pas absotaiment de son salut. On usof t de cette sévérité après une seute rechute : Juges ce que les Minte auraient pensé des vétresqui sont continuelles, et si vous aves raison de vous ptebidra des ministres du Seigneur , qui , tous retrouvant toi^ours hifldéles, n'osent plus enfin tons délier qu'après de longues épreuves , de peur de Jeter te salnl

Nota. On ne Csit potet l'analyse de te seconde partte de ce I de ïineonsHute0 dan» U* poUs dm #ater.

us JEUDI DE 14 PlkEMlÈRB SEMAIRE.

DlVIilOli. M>Mm prétêmt0ê mm éMgmêmi •rMmnrtmimt àê im prièn t /• Fous mt mu^* pm prutt Skfê-wétf U /mmt P»mâ tmpprêmdr^, ii, Fctitnê trempas «««iiii ^cn'I m Impritmi'.

I** PaUTIB. ^m IM êW4t pas pntr» ptanier prétexté pour vous in di^auet r i faut dme potu Vappnmirt. On Se oifpeDfe de prier, ptrceqae • dit^n. Ton ne nu pu prier 1 ce prétexte prend m MQrce dans trob dbpositlont Injustes.

1« CfA qn'on le trompe dens lldée qa*on le forme de la prière. La prière n*est pas uo eUbrt de Tesprit , c^est on simple mourement du ooeor , c*est on gémlsKmeot de Tame TWemenl touchée à la Toe de ses misères : ainsi une ame simple et innocente est mille fois plus Instmite sur la science de la prière , que les maîtres et les docteurs. Elle parle à son Dieu , comme un ami à son ami ; elle s'afflige de lui avoir déplu ; elle laisse parler son cœur , qui veille et parte pour elle , dans le temps même que son esprit s*^are x qu*y a-t-il là qui ne soit à portée de toute ame fldtie? Si, pour prier il l^tloll s élever à ces étaU sublimes d*oraison , où Dieu élève quelques âmes saintes ; vous pourriet vous dispenser de^ prière, en disant que vous n*aves pas été favorisé de ces dons rares et excellents de l*Esprit saint. Mais la prière n'est pas un don particulier , réservé à certaines âmes ; e*est un devoir eoronon , imposé à tout fidèle 1 aussi lorsque Jésus-Christ apprend à prier à ses apéCres, il ne leur découvre pas la hauteur et la profondeur des mystères de Dieu ; le modèle de prière qu'il leur donne , est à la portée des plus simples

S* Pourquoi dites-vous que vous ne savei pas prier, c'est que vous ne sentei pas asseï les besoins infinis de votre ame. Faut -Il apprendre à un malade à demander sa guérison ? à nn homme pressé delà bim, à solliciter la nourriture? Dans vœ afflictioDS temporelles» fouMI vous apprendre à vous-même comment vous devei exposer à Dieu votre peine? Donc, si vous sentiei les misères de votre ame, comme vous sentez les misères de votre corps , vous seriet bientét habile dans l'ait dirin de la prière. Dites que dans la prière , vu llmmensité de vos besoins , vous ne savei par où commencer, alors vous parlerez le langage de la fol; mais comment osez-vous vous plaindre, que vous n'avez rien & dire à Dieu, quand vous voulez le prier ? N'y eût-il que vos crimes passés , ne vous offirent-lls rien à demander à la miséricorde divine? Si vous êtes assez heureux pour mener actuellement une vie chrétienne, la grâce singulière que Dieu vous a dite de vous désabuser du monde * ne forme4-elle aucun sentiment de reconnoissance dans votre cosur, quand vous êtes à ses pieds ? Si , malgré votre changement , vous sentez encore ce fonds inépuisable de corruption qui doit si fort vous alarmer, ne trouvez-vous pas là de quoi parler au Seigneur dans la prière ? D'ailleurs , si vous n'avez rien à demander pour vous dans la prière, occupez-vous-y des maux de l'Eglise: demandez à Dieu la conversion de vos proches, de vos amis , de vos ennemisi tout ce qui vous environne, le monde , la retraite , la cour , la ville , les Justes , les pécheurs, tout vous apprend à prier.

3^ Enfin < pourquoi dites-vous que vous ne savez pas prier, e est que vous n'ahnei pas Dieu. Quand on aime, le coeur sait bien comment il fout s'y prendre poor entretenir et pour toucher ce qu'il aime 1 substituons Dieu, dans notre cour, à la place du monde, rétablissons-y l'ordre % alors il ne se trouvera plus étranger devant le Seigneur.

II« Partis. V^m m trouvez aucun goât u ta prtere, seeomâ prkeuit p^mtvomê m éupnutrf a faut nmw mfatUUtr tuMge, Il est Injuste de S'éloigner de la prière à cause des dégoAla et des égarcmenU d'esprit qui nous la rendent pénible et désagréable.

f Pareeqoe ces dégoûts et ces égarements prennent iCur source dans notre Hédleur et nos taifldéHtés. Il est Injuste de prétendre que nous plissions porter à la priera nn esprit serein et tranquille, une Imagination calme, un coeur loodié, tandis qan

iMlt Min vie fera ana dMpitk» éternelle, el 4|iie moi eoneerveroue dans noiM eoor nrille àtUdMnenli déréglée. Lee ance ki pins reliréee ellee plue eiiiitai, Crenvent eenrenldios le eeol lenrenlr de leon mœurs passées, des Inuîiies ficheoaei ^iri fienneoi IreoMer la dooeenr et la IrawiaUllU de leun prières josqoe dans In Ibnd de leurs seUIndes; et nons prétandoos qne dans une vie résnllére. Je le vem, nais pleine d*agilatiena, d*oecasldnsqnl nons entontoenC, de piaMrtqni nous amollissent, neos nous trouverons tout d*nn eoop dans la prière de nouveau iiniwnra, avec une tranquillité d'esprit et de eoNVy^ne la rdntle lapins prolonde^et le détachement le plus rifoureoi. ne donnent pas queli|nefois eux-mêmes! Eieo n'est plus inlusie qu'une telle prétention t poor avoir un esprit reeudllt dans la prière, il but l'y porter $ et si vous vouki que votre oœnr trouve quelque sensibilité pour les ehotm dn ciel, il lliut le vider de tant d'aflèctioos terrestres qui le remplbsenL L*aniour dn monde, oomme une fièvre dangereuse, dit saint Augustin, répand sur le coeur uoe amertume universelle, qui nous rend Insipides et dégoûtants les biene Invisibles et étemels. Travaiilei sérieusement à purifier votre cœnr ; vous goAtera alors les douceurs et les consolations de la prière.

S** Il est ii^luste de s'éloigner de la prière à cause du peu oe goAt qu*on y tronve, parceque ces dégoûts viennent du peu d'usage que nous avons de la prière c nous prions avec dégoût, parceque nons prions rarement. Fremièrement, il n*y a qne l'usage de la prière qui puisse dissiper ces nuages qui forment les dégoûts et les égarements de nos prières Secondement, les douceurs et les consolations de la prière, sont le fruit et U récompense de la prière mémo. Troisièmement, il n'en est pas de Dieu comme du mondai le monde perd à être approfondi; mais le Seigneur, H font le connottreet le goûter à loisir, pour eentir tiMit ce qui! a d'aimable : c'est donc l'usage de la prière, tout seul, qui peut nons rendre aimable ce mint exercice. Biais, dit-on, comment trouver dans le monde le temps de foire un usage fréquent delà prière ? On ne manque pas de temps pour solliciter les grâces de la terre, et on manque de temps pour demander le ciel, apaiser la colère de Dieu, et attfrer ses miséricordes étemelles 1 Cela montre le peu de cas qu'on foit de son salut : car on ne peut point se sauver sans prier s puisqu'un bommequl ne prie pas, est un homme qui n'est point chrétien , qui n'a point de Dieu, point de culte, point d'espérance, qui n'a pas eocore foit une seule «snvre pour la vie étemelle.

g^ Enfin. Il est ii^oste de se dispeaser de prier h cause des dégoûts <|ol accompagnent la prière, parceque ces dégoûts ne sont souvent qu'une épreuve, par foqnelle Dieu veut purifier notre conr i ataisi, loin de nous rebuter de ce que la prière nous olfre de triste et de désagréable, nons devons y persévérer avec plus de fidélité, que si le Seigneur y répandoit sur nous des consolations sensOrtes etaboiidantes. Premièrement, parceque vous devei regarder vos dégoûts oonune la Juste pehie de vos infidélités passéesi vous vous êtes long-temps refiisé à Dieu , malgré arn ptas vives inspirations, il est Juste qu'il vous laisse solliciter quelque temps avant de se donner à vous avec toutes les consolations de m grâce. Secondement, peut-être Dieu veut-Il vous rendre par 14 cet exil et cet éioignement où nons vivons de lui, plus haUsable. Troisièmement, peut-être veut-Il vous inspirer plus de componction de vos crimes passés, en vous foisant seottr à tout moment l*opposltlon et le dégoût qu'ils ont laissé dans votre cosor, pour la vérité et pour la Justice. Pent-être enfin par ces dégoûts. Dieu vent achever de pnrifier tout ce qui! peut y avoir encore de trop hu* mabi dans votre piétà

LE YBRDRSDI IXB LA P1UB»IIÈRB SEMAINE.

SOI LA oovrnssiov.

INVI8UNI. Trêiê éjfkmtê f ai rmAnt U phÊfmrt i«» fnftuhma &HrfJtM, f#Mr m» pm»éim «W^ mh^Ut*. i. Vm d^^ dé Immuf^ dmmê r^mmuM. a. Um éifkmUé mméérUê dmê im mmmi/mtmihm. Itl. Um i^fmmi dâ démUmr dmma U répmOir,

iFte PAitiX. L'avei^foment est de toutes les pefaies dn péché la I du ta fol peut seul le dissiper t mais conmie rien n'est i

4e to M, rlHt n'eil plus rare que de le eonnotlve. Or ce délrat de eoBaeJiiMice de (qalBeinnebilecleMeMenlieliruCHitédeBOi cenfeMioM, rfent ée troii

1'' OaMf*ettnliiepeiaveeeiicsdelDiiir. Toute li fie dacMlieBdellétveM

•ecréle de eet «dioM, de Mi derire, de ece voH Mdtre en nout de mùnnXkê laipreMleM ; ai l de vue, neai ne now eenneliioM plot» el Min e«w devient no abtme nw noot ne piw¥ene plee e|>pMroodir» H dont nom ne fOfone Jtmeis ^ne la luriace. C'eil deae un abus de creirft que penr porter an tritaial une eonnoluance eiaete de fot^ménie , Il sofllse de donner qneiqnee uMmenla senlenent à In léfWon deea €oni€i«ioe« la vigHanee oenlinueUe peut aenle none dlspoflcrà1aeonCMiondenoifeatcf.Auiii4|QevQit-nntoneleaJouri an trilmnal^ que dcf aveugici qnl ne le eonnolMent pai, qnl raeontent HdMoire de lenr vie et do lettndénrdree»etqniltnoi«nteelledeleureanr9 .

t» JLe «œnd déliât des eniMna, e*crtqn'aB ne a*Bi—lneqna donnée prepwi préhigéf. S'eiaminer , e'eit mettre dPtai «été Itt naiiinea de Jéne-Chriil, et de l'antre eetle partie de notre Tteqneaona vonloMConnoitrai voir nrdiaqneaetle» ce que l'Evangle pemet on défendt or, à celle régie, dHwnn» dans la dlmMlon de M eonfdenee, mbelllne lee pr^giée de fon amenr-propre. Premlércnient, rar la nalwanre; In r4gle« c'cet qne TEvangilo n'ayant que lee mémee devoirt à prapoier am grande et an peuple, l'élévation de la nalManee, loin d'être nn privilège, eit pInlOI nn obtlacle, et per coneéqnent un malheur par rapport an ninl; le pré* jugé, c*«it qne plu la nalwance «t élevée, plot elle devient une prérogative qui ditpeniedeidevoln. Seecndement, enr iet dignités; la régie, c'est qn'ellea.nesoni établies qne poor la défense et l'ulilitè des peuples; le pr^ogé, c'est qu'on mesure le devoir de ses chargea sur l'osage » et non sur lenr ioslitntlon , et qu'on regarde l'abus qu'on en a toqioors bit» comme des droits tncooleslablement attachés à ces charges. Troisièmement, snr lambilion ; la régie , c'est qu'étant obligés de vivre comme étrangers sur la terre, de n'ataner ni le monde , ni les choses qui sont dana le monde, nous devons craindre tout «qui peut rendre notre eiil trop afanaMot !• pr^ngé, c'est qne rambilion n'est qu'âne émulation qne la naissance donne, une hKttnation sage, eériense et digne de ki raison. Quatrièmement, snr les blenss tai ■égle, c'est qne lee ftehes ne sont p« les nmllrce absolus de leurs biens t le pr^ngè, o^Bst que les prolbslons qne le revenu peut supposer, en ne les croH jamais eicesilvci« on qne celles qnllesont, peuvent bien altérer nos aflUres, osais ne touchent pohitla conscienee. Cinquièmement enfln, snrleseDntmneei ki règle, cTest qne noni serons Jugés snr les préceptes de Jésus-Christ, et non snr les nMonrs de notre sièdot le préjugé, c'est qne tout ce.que i'eiemple public aoloriso no pont être un criaso.

^ Le dernier déTaut de nos eiamens, c'est qu'on ne s'eumfaie Jamais snr tons lee éevoirs, de père de femHIe, de personne publique, do membre du corps des fidétsat en ne connolt do sol qne ses défMs personnels.

Que voU-M chaque Jour dans les tribunam? 4» personnes llvrèee à lentes les psssions , et qui sont en pehie de trouver des siUels d'acenmtion , tandis qu'une amo i«te reposée dans l'aBBortnmo de son corar les bnperrectlons les plus légères que sa piété lui grossit, et craint loi^onrsde nese pm teire asseï oonnoltra. D'oA vient cette dHHrenee ? c'est qne l'un veille à la garde de son ccrar, et s enmine sur les lumières de le M; et que l'autre, plein des pr^ngés de son amonr-propre, ne s'eiamhioqne sar quelques obligations plus palpobles , dont ii ignore mémo l'étendue.

n* PAaTiB. Rien ne coMe plus à l'homme que de s'avouer coupaMoi et ce qu'il ya do plus déplorable, c'estque notre orgueil entre daoonoehnmUiotions mêmes et que l'aveu de nos crimes n'est souvent qu'un artiAce coupable qui lee déguise! J'avoue qu'il est rare de trouver de ces ohms noires et nsandHes de Dien, qui de propos délibéré viennent mentir an Saint-Esprit , et cacher au prêtre les horreura de leurs conselences < mais il est des déguisements d'tee antre nature snr lesquels on se fstt une sorte de conscience, qnl ne hissent voir qn'à denal ce qne l'on est; et qfll découvrant le péché, cachent pour ahisl dire le pêcheur. Ce délM de draitnra H de shwéfMè dans le tribunal se tronve t

RM Alf ALTSKS DES SERMONS.

I* Dii ki fipcwitoiiiqtt'oo adWMii et q^'^on tinbarruif . Le ptwDif Khi é> if pluptri te pédMnit o'art pai et eooiMllre leun fltail«f , e'cit de nédller ea^uab tcmei Ui pottrroDi let faire eonoottre au mlniim qui doit lei entendre; remake- ■eii& dce etpreoieM ftklt toute lew* étude. Ce pMW repMeOHDiMr leiplk» iMBloiMei? on lait lef dreomlineM iMvefit plut hoateniei encore qne le crtes BénMienmbititQeà on détail qnl manMiBiterelt Inp ee qnei'on cft.daieipreeflenevafmsqni ne monlrentjamalf Je fond dn eoenr. On 8*aoenie avee pewplaiwnM deeertatne défonie qolaontflorienideni le noode. Enfin pour ne peadteosTro' lente latenU d*anelei«ne et ancienne habitude, à chaipw eonlèfilon on chercli^ newenn ténndn de lea tolMeiHi ; onleineonle eonune dei chute» neuveUcaelar- I ta dernière pénMenee, el on eneerellt le poaé dam «n ittenoe de dW. i qnl rénvll à ee Mre néoennehre. Or, outre que woonfencr aree ces Nnenli et eméllecniei,e'ert confener aenlenient qu'on ne a*en repent pu; outre eela, n*eit-eepai oublier que €>st à JéinaChriit méoM que Ton parle, i Jéna^MHténMfai hivWhle^ tome l'bMoireaecréte de notre vie, ntqnl, dam le

eei jem, neuidHeonaneantrefeii un prophète à celle rehied*Iere6l qui.dégniiée eouidec h4bitieniprunléi,avolt cru peurêlrétreniéeennuedellIonunedeOleuy et tromper la^huniére dnmhiiitére prephétique t 0mw« mUmm u usesmuiat?

^ I^eeeonddéfiMtMtreufedantleaniollfr etletprlnclpeideftnotiena.aaiqueli on ne reriwme preeque }aniait.Goonie e*ect la dtapoiUiett du cour qui décide de noi enivrée »e*eetli qnll l^ut renonter pour en connoltre le mérUe ou le délint : H fan* perle doue deremener tout re que noue felione au aretlf qui Ta produit. Ceet le eoMr qnl déekie de tout llMMune s or €*cat le eoMr qu*on ne nMtnlMe Jamale au tribunal ton eipoee kiaoUoni eane entrer dauleinioliftionnconleeHpéEhéayen nedéeanvrepaeaaeoMclenee. Auiri, la eonfeiilon deveelmlei achevée, votre cenfoiMnrneveuieonnettpef, et U fout qull devine Tétat de votre aare.

S* Enfin fo deraler défont de einoérité ee troure dens lei actions donleuM, qu'en eapOMà ion avantagée ne voulant pai rompre avec leipanionf , on noeheechequl leieipoeer densunjour eiftmirehle.que lemhiiitredeJéinC'Ghrlstn'eee ptaclei aanrtematr. Auiri, au lortir du tribunal , icntea-vout eetle pali deeenedenceqBl eH terrait d'une eonfomion ihicAre? Quelte folte de looflHr toute la honte d*un mm, et de voue priver dee eeneolatloni d'un aveu eincére; de venir voue dédanr pécheur, et de foire d'une déclaration ii déngréabto àla natnre,te phHgnndde

Ill« Pamik. Téutei tee autrce diipoiltlont dont on vient de perler, ne aenC que Im préparatleni exiériettret de la pénitence t ta doutenr en eit lame et tavMié. Or, 1*, cette douleur Mt unniottvemei*ideta grâce, etnon de ta nature tU font que ta trenbta qui naît de rhorreur de noe crimee eolt une opération InvWbta de l*eeprltdeDteuquinouiporteà détecter tout ce quiipa hii déptalre,et quHeoit un commencement de nouvel amour qui noue rende 1^ crime odletti Le troiilite de ta ptapart deepéeheufs eH un troubto d*ainonr-prepre9 et auquel ieiprit de Dieu n'a point de péri. Ce n'ect pm que P mémo grâce qui opère ta repentir ^n'opère euHi une cenfocion ealulaira, et quli n'y ait une honte qui conduit au cahu « maie celte heme formée par ta douleur ne troure son moUf que dans ta douleur même ; ce n*est ni ta Jugement du ministie de ta confession, ni ta mépris dee hoaunes qui ta fMme dans notre ame, mais rœilde Dieu qui ta voit, et qui connolt tonte i*Sgneminie de son état

if U en est d'autres qui prennent ta douleur qui forme ta repentir pour ce troÉbta qui naît de ta crainte toale senta des peines de l'enfer. Je sais que ta crahne de ces aMraes de feu et de ces ténèbres éternelles est un mojren de sahM oc oa motif de componction que Jésus-Christ propose aui pécheors, et que l'Égliee leur reoommandei ce n'est donc pu ta crainte des tourmenU destinés à llmpta que Je veux cKClura de ta vérilaMe pénUencei cite en est ta préparation , quoiqu'elte n*m eeit pu lame et te fond t mais c'est cette disposition crimtaielta où w trouvent ta plupart du pécheurs qui approchent du tribunal , taequeta, uns un enfer etsutaurments, vivrolentcoinmedu athéu sans fol, sans conscience, sans sacrements, et

f«l, diDt le fMMl de leur eowr, lont ttdiéi q«e Diev soit juste , ei qa^tt ail iUmM aai pliisiif ks phis hootetti des flamnies éternelles. '

Mtts comme li méprise est ici aisée» si vous me demandei à quelles maniues eo peut discerner les frais péoiteols. Je dis que ta douleur des pécliéa renferme une résolution réelle et sincère de flair ses désordres, a de commencer une fie sainte et chrétienne ; e*est ce qui es4 figuré dans la gnérisoo de notre paralytique » Sonkaitea* vous d être guéri ? lui demande Jésus-Cbrist c FU samu/tri? Or, lorsqpie f ons fenca aui pieds du prêtre, éles-vous de l)onne foi dans cette résolution? poufet^fonsfOM rendre ce témoignage, que Vous voulci rompre tous les liens qni vous atladRot m monde et à ses plaisirs criminels? On ne vous demande pas si fous fanneadecéa propos fagues qui n'ont Jamab de suite, mais si voos foulei fons oonfertir d'une volonté rorle,pleine, sincère, qui produit d4fa des larmes de pénitence» et ces préludée dune conversion sincère, des combats, des agitatiouSi des vues nouveUfs^desdéroaielMa sérieuses et pénibles : rappelez- vous les conversions des pédieresses , des SaOl, des Augustin. Et ne dites pas que cette douleur cachée au Ibnd de i*ame n'est pas ton- Jours sensible au cœur péuitent .* ou changement sintière prend sa source dans «m amour si vif, qu'il n'est pas possible qu'il soil dans le cœur à l'insu de notre c^wr

3^ Enfin non-seulement la douleur de ta pénitence est une résointlon sincère de changer de vie, mais encore une attention actuelle qui prend d'aliord d«i mesurai solides de changement : or la principale est le chois d un ministre fldéle qni eeopére avec J<!sus-Cbri5t à la guérison de votre ame; c'est la salle de notre Êvanfile qui me fournit cette dernière réfleilon i DomUu, konumm mom Knhf, Avant de vons présenter à la pénitence, vous adressei-fous à Jésvs*Chvist, afin qatl vans anscHo ea guide fldéle pour vous conduire dans la voie du salut i nn minlUre pMn de piélé* d'expérience . de désintéressement, de zèle, de charité? ISst-ce ee guida que fans cherchez? les plus inconnus, ceux que le hasard vous offlre, vous lenr onwci Indiscrètement les plaies de votre cœur. Voilà les sources les fins ordinaires de l'inutilité du sacrement de pénitence»

sua LK itAUGEB ofts raot^tfaiTÀ lEnroaeLLEi.

DIVI.SIO:i /. P«rr«f «« émmi U ffêpériti h» tkmtti —mt prêMfm* tméwàmllUê* U. Pàtêtfmê Jb pé»ittm»€f Ml prtêqmê lmp09»iàUm

I" Partis. Les chutes sont presque hiéviuhles dans la prospérité.

1** Par l'impression qu'elles font sur le comr pour le eorrampre Une ama chréfienne doit vivre étrangère sur la terre ; et si elle se platt dans aon asil, elle n'est pins digne de I héritage. Or cette disposition, si essentieUa h la foi, l'eAMe par la première Impression que la prospérité fhit sur le ccsur, qni est une hnpressien dallachement à la tcire : on comprend coounent une ame aflligée peut vivre étrangère en ce monde ; il ne lui en coûte pas beaucoup de retirer ses aOieotiûns d'un monde qui a retiré d'elle ses faveurs i mais ces sentiments que tout Inspire dans iaHictiott, tout les ellhce dans la prospérité; comment se d^laire dans un lieu oA tout nous rit? Or, en quoi consiste le crime de cette disposition , le voici i C*estqnedéslart, dit sahit Augustin , si vos désirs régloiant votre destinée, vous vans ImmortaHserica sor la terre, et vous regarderiez comme une grâce de pouvoir vivre éCemeliement éloigné de Dieu dans l'usage des biens et des plaisbv seaiihlcs, c'est kékt que le monde vous Uendroit la place de Dieu. Cette disposition'est si cachée au Isnd dn ccBur, qu'on ne s'en aperçoit pas soi-même t cependant elle est le rasartqni donna le niauvement à toutes vos CMvres ; elle établit par eonséqnent votre eoeur dans im étal de péché, qui souvent n'est Jamais connu. Jamais eipié, et • par une snile né cessalre , Jamais remis. Cette première imprcasion que la prospérité Ihit sur le eoar est suivie d'une seconde, c'est l'aumur eicessif de nous»mémas. La fsi nous apprend que nous devans nous hilr nous-mêmes, autrement nous sommes i^|ustes i or, dans

U prMpérlIê, tontokiTleeftiiMrMlMidiQ étomella de foi-méme t d«tttMl« «itl pM, loot te ^ fltll^ toirt ce qot ttowiil ta Tie dei Mot, défient. 1^ DA m peat ph» M ptaer ; de là lei lob les plut Mlntet de rÉglise be loot plu I pov rtai, déi 4|Q*U feudroil prendre sor lol pour \tê obsenrer t oo dirait srt Ml poof font . et toat ee qui yùa» environne n*eii atlentir qu'à s'acràtet drthvetàlef Jnttllter. EnflnréléTenient dn coor eet ta trobième i te ptoipèrllé fMl mr le corar : Je ne parle pai de cet Orgueil groaaier qri «Ml diieà on prince da Babylone t J'élèferai mon trône> et je serai semblable m Tréa^liant ; |a parle d*on sentiment plos à portée du eœor de l'homme, et preaqne ImCpaialiKi ilc Is gi anlmr i r'm im rrrti'TT sentiment anmagen de soiHnéme,qai ae- •Mima rame à te regarder eonme élevée aodaasns de tous ceni que son rang cl aa pieapérUa laisieBl au-demons d'elle ; c'est cette secrète erreur de vanité qui ftil qaal*eoeonreodnflbrtvia«veesol-méffle»etqttl grossit l'idée qœ Ton a de aoi. en j ijnaaant celle de tana sea avantages bomains. Tout tortUle ee sentiment dans les grande; lewi viece sont applmdta, et tmit s'eoiprcaseà tenr persuader qu'ils aont pétris ê)m& antre boue que lee antres hommes i H n'est pu Jusqu'aux ministrea de ta véiHéquI nese craleat obHgés de donner aux plus lég^ vertus des grands , des étages qna ta velglon désavnna.

s** Lee tacUltés que ta prospérité ftoomit aux passions, lorsque taoonr est dé;;* I , sont encore bien pins à craindre. Car, premièrement , rattachement aui I d'Id-bas ftiH naître ces desiif infinis et Insallabtes dont parie l'Apdtre. Dér i VMS regaidtt ta terre comme votre patrie, vons ne cherchcx plus qu'à y oermwptasgiindeptaee, et fOisvoodricK seul l\)Ccoper tout entière t les dignitéi que votre opulence tous permet d'acquérir vons conviennent toqioors, et les dignités de l'Égltae ne vous paroissent phis devoir servir qn*à rétablissement de vos entants Seeendement, de l'attaebement à mn propre corps , seconde bnprcssion de ta prospérité, naMsant loutas eee passions dtgnomlnta qui désbonoreot le temple de INea eo nous. Qnl ne sait que ta prospérité flrata mille voies à ce vice honteux ? OA naissent las passions eiéersAries, que dans te patals des grands^ llseï les Écritures i de là fient ta chute de David, les égarements insensés de Salomon. De phis, une Tortu aewinnna snflt pour éloigner de chercber les occasions du désordre ; mais ta verto méoM des sainte ne sugbpaa pour nous défendre des occasions qui nous cherchent : ar elles naissent, osa oocasiotts, sous les pas des grands et des heureux du monde TVoMémament, de l'orgueil, dernière hupressian do ta prospérilé, naissent les destesambitleux, lea ooncurrences • les perfidies» lee haines, les vengeances; toale^ passiosMque ta prospérité tavorifo.

Quel fruit tirer de ces vérités? c'est de comprendre que ponr posséder tout ec \ qui peut servir à ta félicité de nos sens, il ne nous est pas plus permis pourceta de In satisfaire: c'est de penser souvent que tout ee qui ne nous élève qu'aux yeux des s, tt'i^le rien en eftt à œquo mue semmeedevant Dieu ; c'est de recon- I que lauto ta gloire de ta terre peutetiivrer le cour pour un moment, mai«ne lit ta rempttr ; qœ nous sommes nés pour le ciel ; que ce n'est pas l'élévation, maie iluMeenee dn cosur qui tait le véritabte bien de l'homme sur ta terre. Il' PABTII. Xa pàùtmM •sifMêfUê impùêê^k damé tétai de pr^spMté. 1* Pareeque les graees spéciales y sont plue vareetliseï les Écritures; partout le Seigneur n'abBoè s'entretenir qu'avec les simples et les petite, et II regarde de Iota œn que leur naissance et leur orgueil élèvent au-dessus des autres. Ce n*est pas qu'en Dteu II y ait aeceptlan de personne i ta giaee chrétienne embrasse tons les élate, et ta sahitelé de tant de rois prouve qu'on peut être encore plus riche des biens de ta gracu que deeenx de ta tartuno. Mate, premièrement, l'ordre de ta Frovidsoco semèta demander qn'lly ait une espèce de compensation dans cette inégatlié de tortunee et de^oodittatts répandues pamd lee hommes i or te secret de celte dhrtne eempeiittott eansiste en ceque lee richeeses de ta graœ sont comme l'héri* tage du pauvreel de l'alHgè, tandte que ItKNnme heureux Jouit des richesses de ta \ da sa récompense et de son partage. Secondement , les grâces sont \ dans ta prospérité, pareeque les feveors temporelles sont des rés, dit eahit Angusttai , que ta Justice de Dieu accorde à quelques

ANALYSES DES SERMONS. 8tt

promencB de la grâce. Eofln lai gneet fom notas aboBdnlBi dint ta prapérilé» paroeqne warenl cal état n*eii pat celui que Dieu toi» aroit préparé daM n mitérieorde. el qali n% perari» 4|«e. feue y IkMtai plaeé 4|oa pour poDlr ta dépravatioo de fwdeslrtxde là Ofen tom linaà loaataaiiérilf d*im étalaA il-iia tousa ptaeé fB*en pooHioD de ta eapidité qnl vmm Ta feUaooliaitar.

$r La.proepérilé eH in otetaeta à ta- péniteBea» ^aree^lBlta net dani le eœor des opikNliiOM taOnlcs aux graeet de eamfeiaian qmlùkm panrraM aiieerder aitt grandi ci ani tiaoïeux du amBda..PfaaiiéwBMDt » papoegoe ta aaoyan te plm cflicace ddii^ Dieu ce Mripour raBcner on péekenr àlnl^c*eii llnelniQHeQ et le aèle des rainiaires de ta pénttenee iiié tal partant dana lanto ta lineérllé de DIen : ai", d'une pan. U ait diffieita que ta préieneaaeutaftat grande u'aflBlMtawta vérité dans ta iMuchedeamloietresmèma»; et ^ d'teB antre part» ta daeilKéel ta laumtiiteo font bien rareadiea taigrande.

8^ Lagraoadetapénite^ trouva eneore des abitactai ptai InenraMMitaMet au delMif et dans tai mitai de ta pioipérilé. Un ennr iMwanx par rabondanee ne ciMreheplus rtanlMWidaiui,et riennerévaiitaton anonr pour tabtanvérltabte; iltautàtagrace desperlci^deidégodtiydeiaaiietionaselta ne peut presque rien sur les âmes tienreuies. De plus» «oauneut taire pénitence smu vous engager en des réparations infinies? quaUe nwititade inflnte decriases que tas grandi anto> risent ou qu'ils n*enipécbent pasl Enfin, que d*olMtacies Ml/ri«-urs par ta difllorité d*embra8ier les vertus Inséparables de ta pénilenee s ta nalraik, ta prière, ta morttfieaOon des sens, llinmililé, ta renoncement à tout! La prospérité vans avoit aplani tous leicbeminsdn crime ;elta vous ferme tontes taavetasde taj^tenœ. Ansri ta pénltaiM^ des grands est d'ordinaire bien impartaite. Les premiers aObrU qu'ib font pour sortir de leur égarement reçoivenlles étages dus à une vertu con* soaunéet mata devant Ptan,oà les titresn'ïdaatent rien à neieHifres,qn*est-eeque rélévatiouKiontaamtdéniarcbesde ta pénitence î c'est que talMuntphil de crimes à réparer, elta eu exige de plus séféres, et même bcaueanp pinaeitértaores et plm

LE LUNDI DE LA DEDXÉMB SEBIAINE.

som xinpiamncu riSALB.

DIVISION. Si MM# iiffifi p*lr« •••#«r«loa Jmêfu*à Im mùrl, wmê momrr** é«Mt wotr* pMkê. /. PûnêftÊê «MM IM ssrts pimt 0m Hmi mSor» Jm tkérekw ÀIm 4t J* rttounêr i lui. //. Pww «•if •«, êmfp0»é mimt f <m «»«« imyts «k Hmê éé iâ tktrekér, et f ■• Mut /éuwiê* dêi effort» péur rétëmmtr à /W, ••êtfforU swmU lumtiUtg «1 Pùm* méU tromMft pat.

y* PabTIB. Kqus m $êM% phu «ji Aat aiors dt eherekêr Diem, 1^ Le temps VOUS manquera : Dieu ne vous a pas promis ce temps , et II te reAise tous les Jours à des péebeurs moins coupables que vous. Qui vous a dit que votre mort viendra lentement, et qu'elle ne fondra pas inopinément sur vous? Combien d'exemples en avex-vous vus 1 et Dieu ne vous ménage4-il pas ces spectacles eOirajante pour vous avertir peut-être que votre fin sera semblable? Quel est donc votre avenglement de taire dépendre votre salut éternel de ta cbose du monde dont vous ponvex le moins répondre 1 Mais quand ces terribles aeddenta ne tomberoient pos sur vons^ et quils serolent plus rare^ qu'Us ne sept, ta plus grand nombre n'est-il pas daceox qui sont surpris? et n'arrWe-t-U pas communément que ta dernier moment qui ler«mine nos Jours n*cst Jamais le dernier dans notre esprit ?

t* Je veux que le temps vous soit accordé , et que les ndnislres du Seigneur aient te temps de venfarvbus dire, comme un propbéte au roi de Joda i Mgin woir* mumh,: MT 9omi momr€M, s en serex-vous plus capable de cbereber Jéms-Gbrist? Vous vonlex qu'avec une raison qui d^ s'enveloppe, une mémoire qui se confond, nn cour qui s'éteint, un pécbeur puisse sonder et éelaircir tous les aMmes dosa consctancei Grand Dieu I un pédwnr en cet état» tain de vous flécliir«pant-Uaneora vous connollre et vous adorer? Jugex-ea fw méme^ vous que ta mata du Set-

gis .L:^A1.ïSëS DBS SERMONS.

gaeuff fk 4l4i» «mOuU Jim^ii'^iii pwtBi dm tointeta i^ad «Mge fiUei - ▼o(re nilQii? «t qMl IraH «rw-fom nliré da bieafirit qai Jours?

a*" ieveyi^velabûolédeDlctt mémgê tlort qnriqnei totemUei Iéitm à m ntpurattlt iiuel ufage tnUitnmf L« aflUrei.ladenièrflÉ diq cet moments, ei oa Ulne à des ialenrallfls notes bMiran les soins delà < Alors le mteisireesl mpsléi eMore fiiii*-il que le mourant ne le eonnoiise ] plus, afin 4|«1lk fnie approcher sans eOM.

i* Je veni qoe Jusqu'au dernier eeupir vous cnnseifiet la raisen anssl entière que Tona raves a^Jenidliul i ne eonpli»-feas pour rien les obitadea que vans troufferei alors dMs vnire propre esMv? Qnoll a|Nnè« une fie entière de délmudhe » vous crof eique îles passions nourries depuis Tentoee , dqnl sont defeouee comme votre tads, loiahiironl^ a'évaoanliont en wi instant l Vous crojes qa*nn homme qui n*a eu dans sa vie que le desir d'amasser de grands Mens par looles aortes de vuiw. convlendtn en un moment que tous «s gains ont élécriminels; qn>ui impie qui a mille fois pieisnàlasainlelé delà religion par des dCrisloMsacrlMges, deviendra fidèle etreiigiettx tu iitde la morti ete. Vous nous en avertISBei. Seigneur, dans les livret sainisi leur fin sera semblable à leurs csuvres » ihmmmjlmis €fdrw» emufiiM cftrm ipêonm. Vous aves vécu fanpadique , vous mourra impudique s tom avfi vécu ambilietti» vous mourra sans que l'amour du monde et ko vains bmuiems iiieme dans voire «sur i en un «sot, 9oiu moium é«m lêpMJ, Opères donc le hien, landisque Dieu vous en laisse le temps i n'apportes pm à la mort desdcnirs, mris diis fruits de pènitenee.

U« Pabtis. Ccst une vérité du salut , que le Seigneur met des boraesà n IMUicncetet que comme il a établi un temps pour se souvenir dn pécheur. Il en a aussi marqué un autre pour l'eufelier* Je sais que tout le temps de la vie préaenic cstuu temps de propUlation y et qu'à quelque heure que le pécheur se eonvertlme à l>ieu, Dieu «s convertit à lui; mais Je sais aussi que chaqne grâce dont vous ahnsci, peut être la dernière de votre vie.

Cette vérité si terrible supposée, tirons-en i^ une conséquence qui ne lest pas moins : si rScriture de toutes parts nous annonce que Dieu se retire qudquelbis d'une ame infidèle» que pourrei-voui vous promettre an dernier momeot , vous qui, agile de remords cruels» aves poussé l*impénilenoe et llngratilude Jusqu'en jourdesa colère? Où serolt donc là celte Justice qui insulte aux larmes de lluqNe mourant?

a* La nature de la grâce que vous vous promettes alors ne vous permettroM pss de l'alteodre ; cette grâce qui consomme la sanctification d'une anse, cette grâce de la persévérance finale, c*est la grâce des élus et le dernier trait de laliienveniaDee de Dieu sur une ame. Dii u ne doit, à la rigueur» cette faveur inestimable à personne; elle manque quelquefois à ceux mêmes qui ont marché long-temps dans la Joslke: et vous présumes que le phis signalé de tons les bienl^its sera le prix de la plus bi grale de toutes les vies! Se peut-tt qn>m espoir si hisensé abuse presque tous ki nommes ?

^ Quand Dieu accorderolt quelquefois cette grande miséricorde à une ame qui auroU Jusqne-là difléré de se convertir. Je dis qu'il ne l'accordera Jamais à vous qui ne diflèf fx votre converston que parceque vous vous y attendes. Ne vous flattes pss d'un fbux espoir que Dieu tiendra alors & votre égard une conduite particulière ; cette espérance même que vous aves eue en sa miséricorde , et qui a serri à vous entretenir dans vos désordres , sera alors le plus grand de tous vos crimes. Les bomoies se consolent dans la perte qu'ils font de leurs proches et de leurs amis , par les projets de conversion quMls leur ont vu souvent concevoir ; et c'est précisément ce qoi me UA\ trembierpour eux.

i* Ce n*cst pas qu'un seul in^Unt de pénitence véritable ne puisse efihcer en on moment les crimes d'une vie entière i mais Dieu rejette la pénitence dn pécheor mourant , pareequ eHe est fausse. Car premièrement elle n*est pas libre ; c'est sr- Hlinairenicnt ieflèi de la dure nécessité ou il se voit réduit , plulét que le fhiitde h grarc et du» véritable repenlb; si Dieu proiongeoit ses Jours, ne prohmgeroit-il

ANALYSES DES SERMOAS. Bit

pÊê éumI a«i crinei? Secondement, m douleur ne |>art que d*ooe crainte foute &•• luretie ; loi leni «t Tolilet de m doulenr. ta fin de net tuppilealioni» le motif de M pénlKnce : lei larmca lont les larniea d'Esaa et d'Ântiochas , dei larmcf stérllei el réproQféesi ainsi le pértieor élèvera alors safoii vers le ciel, et le Dfea Juste se rira de ses dameors ; il pleurera, et Dieu insultera à ses tarmes. En vain dans sea derniers moments, après n'avoir cherché toute sa vie que des ministres oomplaisanti H pris au hasard, appellera- 1 II auprès de lui quelque homme de Dieu le plus édah^, le plus respecté par ses laleiiu ; en vain ce ministre l'eshortera-t-ii à mettre en Dieu toute son espérance, et diminuera-t-il à ses yeux l'horreur de ses crimes pour ne pas le jeter dans le désespoir t le minbtre lui-même ne pariera qu*en tremhtanl, pareequll sait que le Seigneur a son poids et sa mesure , et qu'il ne Convient pas à lliomme d'en rabattre.

Dernière réflexion: qu'est-ce que le pécheur peut souhaiter pour lui de plus fovorahie à la mort, que d'avoir le temps et d'être en éUt de chercher Jésus-Christ, et de le chercher en efl^t ? et cependant que lui permet Jésus-Christ d*cspérer dans ses re cherches mêmes, s'il les renvoie Jusque là ? f^ous nu thtrehem «t potu mourrtx dam poirê péehé. Après Cela, calmei-vous durant votre rie sur vos désordres ! Je ne veux point mettre des bornes à la miséricorde de Dieu ; mais ce que Je sais, c'est que lesucranenls du salut, appliqués alors sur un pécheur, consomment peut-être sa réprobation, et qoe la dernière des grâces de TEglise est souvent le dernier de ses sarrttéges Ces! une Téritê de foi que le nombre de ceux qui se sauvent est peUt; et rependant , si les marques de repentir que donnent tes pécheurs au Ut de la mort soIRsoient pour le salut, il n'y auroit presque point de pécheur qui ne IttI sauvé. Tout ce que Je sais, c'est qu*U fhut foire pénitence tandis que Dieu nous en donne le leflopa, el qu'an lit de la mort, ou vous ne serex plus en état de le chercher ; ou BêoM quand vous le chercherex, vous ne le trouverex pas.

LE MÂBDI DE LA DEUXIÈMB SBMAUIS.

sva M AiarscT neMAiii.

DlVBlOIf. /. U trimé im rtspttt kmmaU, IL U/mUé, lit. Som h^msikê.

I** Paktib. L'ennemi du salut dresse deux pièges a la Tolblesse de Thomme $ l'un de séduction, en l'attirant par de foitsses espérances; l'autre de crainte , en le décourageant par des frayeurs insensée i or la connoissance du monde sufflU presque seule pour nous défendre de la première Illusion, qui nous y promet une l<^licUè ' imaginaire : mais le long usage du monde, loin de guérir ta crainte de ses Jugements, ne sert qu'à nous rendre plus timides. Pour comlMttre cette crainte , Je dis qu'elle outrage Dieu t

1* Dans tt grandeur. En efl^t , la grandeur de Dieu demande que vous ne le mettiet pas eu parallèie avec un monde méprisable i or ici rappelé , d'un côté par la foix de Dieu , de l'autre par la crainte des hommes, vous hit dites dans la dispoailfondevotreoœurs Je vous servlrois dès ce moment, si le monde, qui ne vous aime et ne vous sert pas , me permcitoit de vous serrir et de vous aimer. Cette Impiété foit horreur, et c'est pourtant vous qui êtes l'Impie.

t* Le respect humain est ii^urieux à la vérité des promesses de Dieu. Car Ionque fous vous serex déclaré pour Jésus-Christ, croyex vous qu'il ne saura pas affemir votre cœur contre le déehahieriient et la bixarrerie des censures humaines ? croyei-vous qu'éclairé des nouvelles lumières de la grâce, vous n'écouterex pas avec me safaite fierté des discours oâ vous ne verrrx plus que les trbtes égarements d'uM raison que Dieu abandonne ? Plus touché de ta folie des hommes que de leurs mépris, vous prierex Dieu d'avoir pitié de leur aveuglement, et de leur manifester lei vérités étemelles de sa Justice. Je n'en dis pas assex i croyex-vous que daoa «s prumiers mooMnts de graoe et d'un véritable changement de cosur, une a de eomponcHon et des attraits d'une grâce st dirine puisse êUe touchée 4e ~( autrwchose que de son Dieu el du bonheur de to servira Bépondex M, i

fil ANALYSES DES SEftMONS.

iM^Bl n*4eoalfii, eicoalbodcf ta Mblaw<iap6clMiirltaide,qiamp«iilafl|p liraîdra qvt Dku «êche pluf le bire aimer» que le monde ne peôl le feirt craindfe.

Blêif,q«i»l!tte peii^ pee M dooner à Dieu el eoounaaoer «ne vie Mimile . lemie donner en spedade in monde par on diangement trop tetaienl? Ainii»«B rapport déteint AncoXio. t'abosoit le célèlMe Yktorin » A oonna dam Bffnepar ta lagene et wn éloquence ; il le pemadoit que Dieu ne re§M« qofl le oœar » cl n'en demande pas davantage. Mali mm vous dire que c'est outrager ta grandev de Dieu que vous a0Bclericx de méoonnottre devant les tamuies; que€*csl éHel» graC envers ta grâce qui vous touche et vous dégoûte du monde et des pessienss qu*U ea indipie d*UQ cœur nobta et généreux de (rafair ainsi ves sentimenis i Je dis que tout ménagement qui ne tend qu'à persuader au monde que vous approuna encore ses abus et ses nsaxlmes. «t qa*à vous mettre à couvert de ta répnlatioa de serviteur de Jésus-Christ , est une dtefanutatlon criminelle, et moins d|^ d'eiouse que te dérèglement ouvert et déclaré. Prenes-y gardai ta vie licendense d*mi pécheur loi attire plus de censeurs de M conduite que d'ImiUlenn de ses excès ; niaii les abus du monde, autorisés par une vta d'ailleurs régulière et mêlée d'actions pieuses, forment une séduction presque inévitable t plus vous vous permettn ces abus en évitant les grands désordres, plus vous persuades à vos frères que le monde n'ert pas incompatible avec le salut; plus vous nous prépares des auditeurs incrédoles, lorsque nous leur annonçons qu'on ne peut servir deux maîtres » plus vous mnltipliei dans fEglise les tausses pénitences, en devenant le modèle de mllta péAenn louches « qui ne se figurent dans ta vertu rien au delà de ce que vous taitai. iréMtes pas asseï que vos dérèglements eussent été autrefois un scandale 4 vos tréuê, ftiut-ll encore qu'aujourd'hui votre fausse vertu leur devienne foneste ?

Il* Pahtik. Tout pécheur est insensé, parccque tout pécheur préfère on plaisir d'un Instant à des promesses étemelles i néanmoins, nos pasrions forment sooTcnt des erreurs qui, quoi qu'opposées aux règles, peuvent du moins s'eacnwf par les appareDoesderégnlIéeldatasagesse. Le rcapëet humain n'est pss de oei rexlnvagmnoe jparoltsi h découvert qu'elle ne laisse pas de Iteu à ta méprise.

1* Consldére»ta en lul^iéme. Car ptacex-vons en quelque silaaiiooqttll ^ plaira ; soyei homme de bien, soyei homme de plaisir^choislsset de ta oour oh de ta retraite , vhrex en philosophe ou en libertin, et voyei si vous pourra Jamais parvenir à mettre tons tas hommes dans les hitéréta de votre eoodnile I Or pntafw dans aucune droonstanoe de ta vie, vous ne sauriex éviter ta hbarrerfo dm Ji^emenls humains ; pourquoi la craindriei-vous dans ta piété seulement? SI cet In* convéntant ne vous arrête pas dans les altaires de ta vie, but-Il qull vous détonme de ta grande aflhire du salut? Je vais plus loin, etjedtai Quand même en preoaaft le parti de ta vertu, vous auriez lUt le monde entier le censeur de votre conduite s eh I qu'Importent les Jugements des hoames à celui qui a su mettre son Dieu dans ses intéréta? qu'a de commun leur esthne. ou leur mépris, avec votre destinée éternelle ?

Mab non. Je me trompe ; les censures des boounes sont toqioors ta i ,

de ta vertu, et le présage le plus certain du ulnt» une vertu dn goût des t

me seroH suspecte ; la grandeur du Juste en ce monde ne peut être vue psr des yfcni de chair ; cachée sous de viles apparences, l'orgueil humain n> voit rien qne e méprisabta : mais cet homme ai;^{ourd*hui obscur et méprisé, ae démêlera unjov de ta foule; et environné de gloire et d'immorlalité , il offrira aux amateurs du monde un spectacle d'autant plus étonnant, qu'il ^joutera à leur surprise ta rifsnspnh ain-eux d'une destinée bien différente.

S^ Le reàipect humain , insensé en lui-même , l'est encore plus dans l« dreon- 'stances qui l'aecompagnenL Et premièrement , si vous êtes désabusé du monde , INHirquoi comptei-vous pour quelque chose ses Jugementa ? Secondement, vous aveu >Mii Josquld injustement de Testime des hommes; vous seul savex Jusqu'où tamesure de vos foiblesses et de vos crimes est montée eu ta présence de Dieu, et deem rolMesses qui , esposées aux regards publics , vous enrôlent couvert d'une igneminta ^Memelle •• cepeodaut ta monde vous a loué- Il a vu en vous milta' vertus* et.cm mr-

ANALYSES DES SEKMONS. 816

Iw nni la piété étoleot de Tiini tllret, toi» le myci; dil ne taNi pti que Dieu loit Tengéy et qae le monde rétùat ti^asteinent , à une' vertu ai^ourdliui TérilaMe, les looingei quil a autrerois injostemeol doDqéei & ? oa Tices et à ¥oa fiionei vertus. TroisiéiiiemeDt , pourquoi craindrlei-TOua dans lea volea du lahit , ce que voua n*avet patf craiai autrefoit daus eellea du criiue? Voua ne comptliei pour rien lea diaeoondea hooiroea, lonque toui Youa livrlex à dei exoéa booteux ; et voua ne oomiMoeerlei à lea craindre que ilepQia que vodaayei dû appreadra à lea mépriaer? C'eat donc pour le Seigneur tout aeul qu'on eat timkla; le crime va la léte levée, la vertu rougit et K caebe. Âpréa tout «que pourra tant dire le monde? que voua éica faconatant, que voua étcaloaenaé, que voua ne fooaaoutiendrezpaa; quevouane quitte» le monde, que paroeque le monde vona quitte; que voua aves voa mea^que voua nétea pluabon à rIenP Mala à quoi doivent aboutir oto dlaeoura, qu'à voua Ihire mieux coonoitre le monde^ à voua le xendre plua népriaaMe» et à vuuaaervir d^uneiHtmetlonqui doUvoua rendre plua TlgllaDl,phia oeeupé de voa devoira» et plua reooanolMantde la grâce que voua avea recoo' £nlln, Je voua demande» qni lea tient, cea diieoura, et d'oà partent cea cenaurcaPoe n'eat ni dea gêna de Men , ni même d'entre lea plua aagea dea mondaina , devant qui la vertu a loqiDUia aan prix; ce n'catque d*un petit nombre d'caprita IHvolea et lloendcux, qni aafwt une miaérable vanité d'attaquer b vertu, tandia que daaa le aecret lia lui bommage.

m* Pabtib. Le reapect bnmain eat ii^nate. PourquolP pareeque » f % ce i qui ne connott pu Dieu; ce monde qui appelle le mal un bien» elle bien un aanl; ce mande, tout monde qu'il eat, respecte encore la vertu , envie quelquefoia kf bonheur de la vertu , cherche aoovent unaaile et une conaolaiion auprèa dea aeetatema de la vertu, rend même dea honneurs publics à la vertu i ebi penrquei dene craindriex-vous de parottre serviteur de Jésua-Chriat , devant des pécheurs qoi aonhaiteroient de devenir aemblablea à voua P

i* Peut-être vous faites- vous honneur devant k monde de certaina talenta oad*avantagea bumaina par leaquela vous croyei mériter aon ealime; voua voua trompe», et peut-être voua donne- 1- il du ridicule par iea mêmea endroita par o4 vona voua lauexdelul plaire : devenei homme de bien; la piété ne teit pôtait dejalouxiel le monde qui n*aspire pohit à ce genre de mérite , ne vous en disputera pu ki léputation ; peut-être portera-t-ii même aon estime pour voua trop loin, etqn*auiicn d'attirer ses censurea vous n'aurei qu'à gémir en aecret de Texcéa et de l'injuitloe de sulooangu.

S* Ce qui est encore de plus honorable pour la vertu , c*est que le monde ne cherchée! ne trouve d'ordinaire de consolation que dana la AdéHté ai dana la dieiture de ceux qui la pratiquent.

i* Et c'est de là que viennent en dernier lieu lu bonneura pubika que le monde lui-même rend à la vertu x on j voit tous les jbnra du personnu d'une destinée obaeure , mais ennoblies des dons de la grâce • s'y attirer du égards et du distiactiona |ue la naissance et lu dignités ne donnent point. Prenex garde aeuicment de ne rien mêler dé foible et d'humain à la piété; ne portex pas à la vertu lu restu de rhumeur, du passions et du foiblessu bumainu : car voilà ce qui attire d'ordinaira de 'ta part du monde du dérisions et du censuru. Après cela, si vous avei quelque chose à craindre, craignex plotdt qu'on ne donne à de légéru démarchu de eon* version lu élogu d'une parfiiUe pâiitence ; craignex que eu louangu ne vous fiwsent oublier vos miséru; tremblex que l'utlme injuste du bommu ne soit une punition de Dieu sur vous , lequel accorde peut-être cette récompenae à quelquu vertua natureitu que vous avex , pour punir à loisir l'orgueil secret qui lu corrompt

Pour éviter ce malheur, regarda lu bommu comme s'ils n'étoient pu > MUS lu yeux de Dieu seul , et lalssex entre su mains lu intérêta de la varia.

816 Ai!iALYS£S I)£S SERMONS.

-, tOA I.A TOCATIOV.

DIVISION. /. Lm rmrtté ^mm potmitn r^tallr. tf. Ut pénU ^iim/m#m

I'* Part». UMlotelé eH la tocalieii générafte de tM» lei fldëlett nds ki vaic pour trrivir à ta MiotelA, b'cH pM ta même pour loiif taf hommet; H nous t iMickoDtiAmMntdaiiseeltafota.quetanqiie ta oMiB de Dira noM y i toit eB> Irer. La raiioa el ta M MM» défendent égalcneot de penter que taScîgoeiir, après nooiaToir appeMeà ta lumière de TEvansIte, n'ait plat vanta se mêler, poar aioii dire, de notre leit; Il n*eitqne Iropeertain oéanroolnaqne ta vote tpie neos cboi- •iHona ta plupart B*cat point eelle ipie Dieu nom a d'abord cbolsta.

i* Les paaiioni el les pr^ugéi rendant ta méprbelrèi-eommane. Sontent le cMi d*mi état n*ert ^*ane Impitmlon portée dét rentance ; et avant qoe nooi «cMons ce qw nous lemmct , nooi arrêtons oe que noua denmt être ponr loujoara. Si Ton altnid nn êge ph» avaneé pour le dwisir on état « les altenttons n'en sont pat ponr * wta ploa sértauses : une dignité qu'on espère dans l'Eglise engage au ministère ; ta mort don aîné tait quitter l'état eceWatastique ; un d^t , une Haison d'eadUé décide de notre destinée t comment ne vous pas méprendre, en usant de si peu de préeauttaos? Toita ce qui rendra un père de tamilta ineicusabta devant Dieu, kii qui a dé instruire set entante sur l'Importanee de ce diolx d'un état

IT Seconde 8om«e de not méprises : oe cboli qui dépend tmiquement des desseliit de Oteu sur nous , c'est Tordre de la natare qui seul d'ordinaire en décide ; on n'attend d*aatre marque de vocation , que ta rang de ta naissance ou la situatkw de te fbrtune. J'avoue que quelquelioto Dieu emploie cet signes humaint pour nout bdlller ta choii de l'état auquel II nous destine i mais cette règle B*ctt ni sûre , ni nal* ferseMet chaque état demande des talents particuliers , et cet talente ne tont pas loi^ours atladiés à un certain rang dans les tarolHes

t* TroisIènie source de nos méprises dans le chois d*nn état de vta i c*est que roo n'etaniiine pas quelle est ta vota que ta religion et ta raison veolent que nom cboMssiens, et qui, eu égard au caractère de nos penchanta et de nos folblcsses, noua fournira pllus de moyens de salut Je ne dit pu que tous les hommes se retirent dans les solitudes , et renoncent aui emplois et aux proTessIons publiques qui font l'ordre et l'harmonie de ta sodétè : te silence , la retraite , raustèrité même des dot. très, n'est pat l'état le plus sAr pour tous les bonmies .* ce n'est pas l'éial, c*ctt ta vucation de Dieu qui tait Hoote nottre sAretè. Mais ce que Je veux dire , c'est que l'aitaire principale étant d arriver au terme heureux , Il scrolt insensé de donner ta prélbrpnce au sentier qu'on choisit par ce qu'il peut oin-lr de plus briltant, plulêt que par les secours que nout y trouverons poor fournir heureusement et saintr m nt ta carrière i or, sur ce prfaicipey que de vocations dérectueuses I Quels motita font suivre à l'un te parti des armes, h l'autre celui de ta robe, à celuUta le parti de TEglise ? ta cupidité seule IMt ta diversité de not destinées; et Dieu que nous n'avons pat oonsullé dans notre choix , en punfara peut-être le dérèglement , en y tavorisant les pa» Hons qui nous lont inspiré.

i* Si ce n'est pas un goAt déréglé qui doit décider du choix d'un état, ce n'est pas aussi un respect humain qui force le goût et les Indinatlont les plus innocentes, qui ne pouvoient venir que du maKre même de ta nature t dernière source de nos méprises. Comme de ce choix dépend tout le repot et le bonheur de notre vie , les délermhiallons où te respect et ta crainte de ceux de qui nous dépendons ont plus de part-que nos propres penchants traînent toqjourt après elles te repentir et Tamertamé ; cependant ce respect humain préside presque toujours à ta décisieo de nos destinées , et perconne presque ne prend dans son propre oœur te choix qu'il tait de son état. De ta tant de méoontenlemente dans tous les étata. tant de troubles dans let tamiltet , tant de révoltet , d'ennuta et d'amertumet dans tet cloltrct ; ( ptaint de ta condition et envta celte d'autral, et nul n'est heureux dans te i parceqnc nul presque n'y cet à sa place.

11* Partib. De toutes les drconsUnoes de la vie , le tboU d'un éUt est celle où la méprise est plus à craiodre, soit que vous la regardiez :

i* Da côté de 0iea» dont elle uiurpeles droits. En ellèt^ en nous donnant la libérien Dieu ne a*est pas départi des droiU qu'il avoit sur boos ; et c'est à lui seid à disposer de nous, selon les vues qu'il s*est proposées en nous linrmant. Mate quand sasottTcraineténeluidonneroltpasoe droit sur sa créature , sa sagesse devroit Télal>iir seul arbitre de nos destinécsi pourquoi ? pareeque Dieu seul nous laanaelt; lui seul peut Juger des rapports divers de vice et de vertu^ que les aîtualiiMis ittlioiei«*y poiwroit nous placer, ont avec les qualités naturelles de notre ao^i et par conséquent nous ne pouvons que nous ég^rer^si nous sortons fies mains de la sagesse de Dieu , pour nous choisir à nous- mènes un état, puisque nous ne nous connoissons poiat asseï nousHnémes , pour décider sur ce qui nous eonvient.

i^ Si la méprise dans leetaoii d*na état de vie est si fort à craiodre, c*est principalement du côté des secours et des grâces dont elle nous prive. Comme tous les états ont leurs dangers et leurs dUDcutlés partiouliéres. Il leur fout h tous des secours propres pour vaincre ces obstacles et pour éviter ces périls : or pour participer à ces grâces particulières, il fout que Dieu lui même nous y ait appelés ( autrement il ne peut vous regarder que comme uu serviteur téméraire , qui est bors de son devoir, et n*a nul droit à ses bontés. Hélas I si tant d'ames périssent tous les Joun avec les grâces mêmes attachées à leur état, si la foiblesse de rhooune ne peut se soutenir souvent dans des voies où la main de Dieu même la guide , fera - 1 - elle moins de chutes quand elle y marchera toute seule?

On est surpris qoelquefoU que les mœurs des chrétiens aient si fort dégénère: la raison n'en est pas difficile à trouver ; tout est corrompu , parceque nul presque n>st à la place où 11 devroit être. Voilà la source de la dépravation des étals , le défout de vocation ; et de ce défont de vocation, quelles suites brréparables I

3^ Trobiéme raison pourquoi la mé[»-ise dans le choix d'un état est si fort à craindre ; on ne peut en réparer les suites. Je ne vous dis pas que n'étant point dans la voie qui doit vous conduire au salut . plus vous marchai » plus vous vous égarez, et que ce défout est une de ces foutes dont on n*a presque Jamais de remords ; mais Je vous dis, comprenez les suites d'une vocation illégitime : si vous êtes bonme |)ublic , l'usage injuste de votre autorité, le bien que vous ne foites pas, le mal que vous autorisez; si vous êtes Intrus dans le lieu saint, U perte de tant d'ames qui eussent trouvé dans le zèle et dans fo piété d'un ministre fidèle , fo graoe et le sahit ; si vous êtes entré dans une maison sainte , le relâchement dont vos mœora ont été un modèle i voilà , vous qui inspirez à vos enfonts des -vocations injustes, les suites afiireuses et les crimes infinis dont ce seul crime vous rend coupables devant Dieu.

Mais si les suites de cette méprise sont irréparables pour des parents ambitièui qui vous l'ont inspirée, elles ne le sont pas moins pour vous , vous qui avez eu le malheur de vous méprendre. Je suppose que vous en êtes touché de repentir : quels remèdes vous prescrire ? quelles mesures prendre? Il est des engagements que vous avez pris contre Tordre de Dieu , et qu'il n'est plus en votre pouvoir de rompre et de changer t vous B*ètes pas cependant obligé à l'impossible pour vous sauver ; mais d'un autre cèle, vous sauverez- vous dans un état , qui n'étant pas le vètre, ne saurolt être la vole de votre salut?

Oui ietc*est une vérité de fol, que, quelle que puisse être la situation de fo créature, son sort n'est Jamais désespéré sur la terre t il n'est point d'état où fo pénitence nfi soit possible ; et Diea n'est pas tellement assqietti aux lois de sa Justice , que sa miséricorde ne puisse en tempérer fo rigueur.

Ainsi, vous qui n'avez pu encore foit ce choii bnportant, évitez ces ècneHs; priez beaucoup, consultez vos talents, vos faiclinations, vos forces, vos foiblessca,les Intèrèls de votre salut; attirez sur vous la grâce d'un bon choix par rinnocence de votre vie. Mais si le choU est foit, et que vous doutiez des motifo qui vous y ont porté, rendez voire vocation certaine par les bonnes «suvresi comprenez que la ttdéiité aui devoirs de votre état, est te plus sére voie pour vous; remédies à ce qui M. I. 52

dépend d« mm; tMH-iwm été rtaordi Mm, en enroioant btai tonlet ta d^ marehct et U mile de rotre vie.

Milf «Hett dur que le Seignenr D*i polul do toot prMdé à totre eboh, ve(r« •oit eii à plalodrti vmm éta loin du r^rtome dM dem. Util foni pooiet eneore f pvNenIra I Undb ^^ peut le npendr, en iMul eneera eipCrer t tow ndta PS ertérteniement diMi retdw; meto ie cgnry rtBtfegntnd M te donne 1 Olen sfiiai *"o nue tapote eonme JeMf wr hm mcf OTo^cme eonwê Ferdpe de iNen ; tobo f mm lenM eosme M en iDod de TiMne t H veiii feife enceve ime reMNvee { était fntre foh eoMMaelnIfeft leSelgnenf t Dt MMm âfm, tfmMwi^ntmimm. 'dWi M fdieniee qne m nuiMeerae se IXeo tou i prcpifée i le fepenuTp ie j^

LK JEUDI DB LA WUXdUNB SBMAUIE

W% I.I MADVAie BMHI.

IMVttlOft. I. An« 2« imUmH m mmuftÊi Jéttf^aùUt ém mmtmU Hêàe, «mu Mrrvt li ^«teBfW ^MM 9i0 mMâ ti mmMlme, ffmê^mntt mte^a^gmia mt dt 9ff ml it mHu, #1. Abm I« réuU éê m» ityjpfcn» mm « furrtt l« MarfiMirtliM «f !■ drf^lpwrflt 'iMlJaif r

I»* Pauil II X arolt dam Jérunlem, dll Jénf-Ghrlit . on bomme rIdieiB •enAle qne oe loU ici son premier crime ; il élolt né benreox. JéMS-Chrirt n*4ou(e rien à cette cfreonitance i on ne Tooe dit ni qnll le IttI étéré iui-méme à ee point d'abendanoe et de prospérités ni qn*il eût Joni atee Insolence d*nn bien qn*fl edt acquis arec baaesse. Cependant Toili le premier degré de sa réprobation i U éloll - ricbe.

t« nétoKYétnde ponrpre et de lin t la poorpre étolt une éfoA précieuse; mais M ne nous dit point qu'en cela II passât ta bornes qne l'usage prescrin>it à son rang, ni qne son bien ne pAt pas sulBre à sa dépense t on ne dit point qne danssa parare fl entrât des desseins de passion etdeertane. Il était têtu supeAementi foill ce que loi reprocbe Jésus-CbrlsL

911 setraitoUtoustaJoursmagniflqoeBMntimalsIaloide Moïse ne défcodolt qne ta eioès, et il semble qu'on étolt autorisé à goéter les douceurs d'une abondance qui arott été proposée comme la récompense de la lldélllé D'aHleurs, cet bomme riche n'est point accusé d'atolr usé de Tiandes défendues par la M, oq devoir Tioié l'obsenranoe des abstlnenees et des jeûnes qu'elle prescrirolt. A la Térilé y il Isisolt tous ta Jours bonne chère; mais on ne dit point qu'il y edl de Teicés et de fai débauche; on ne le laie ni de diseours dissolus, ni de Jeu, ni d'assendriéei probnes ; sur la religion et la foi de ses pères, on ne troure rien à redire en lui; sa problid n*est point attaquée, et on ne lui reproche aucun de ces déteiU qui MeaMut et Intéfesient la sodélé.

Or^ tel que Jésas<:hrist fOUS dépefait ee riche, TOUS pamit-ll fort coupable ? De qnoi s'agit^i? Il étolt riche, bien rétn, flrisolt bon ebére t si J*en Juge par ros moenn d vus maiimes, non^eenlement Je ne le trompe pofait coupable, Je le trouve raémc rertueui. Que dUcs-?ous Ions les Jours de oeui qui loi ressemblent t Un tel rit no bicment { il mange son bien avec honneur?

i^ Vous m'opposerez peul^tre la dureté du mauvais riehe,etTous prétendcf avoir en cela quelque avantage sur hii. Mais Je pourrob vous A\tt , après saint Paul , quen vahi vous donneriei tout votre bien aui pauvres , si vous n'avea dans le cœur cette charité qui croit tout , qui espère tout, qui souffre tout, lyaniettrs, quel f«t le crime du mauvais rifhe? rapprochons ta drconsUnees , «t vous verres que Jésus* Christ n'a pas tant vonlu nous représenter œ ridie comme un monstre dlahumanllé , que comme un bomme indolent et trop oecnpé de ses plaisirs.

Aussi lorsqu*At>raham apprend à ee riehe le sujet de sa oondanmatlon. il ne lui m pas f omme Jésiis-Chrirt le dira au grand Jour eut répHNiyés t liSaare étoH nu, ri

I ne Tâfcs j^ revéto; il âTOit faim, et ?ous ne l'avez pas raisatié. Mala, qoa lui diWil? Mon Ù\ê, aouveDez-Yoïu que yoos avez reca des bletts dans votre vie > vo«i D*anrei rien soaflért sur la terre ; ce n*«t pas ainsi qu'on arrive an repos promis à ma pûtlérilé;Voas avez cherché votre consolation sur la terre; vous n'appartenei jone pliM •« peaple de Dieu : les larmes de Lazare sont essuyées , mais vos ris el vw ooMolâtioiis se changent en des toorments qui ne finiront Jamais.

Vooiélçs svrpris, mes Frères ? Voos ignorez done que c'est un crime pôor im dirétien» de n'avoir point de vertus? Un disciple de Moïse, vivant sous oneloi encore imparfaite « esl neiidamné pour avoir mené une vie molle et délicieuse ; et mv disciple de TÉvai^ile» nn membre de Jésus-Christ crucifié , serott traité pins AvoraMement , en ne reltasant rien à ses sens^ et en s*abstenant simplement de plaistn ii^ustes et iiooleaz 1

C'est wie vérité de salut i que vous ne pouvez être prédestiné, si vous n*étei rendu iei eonfoniie à Timage de Jésus-Christ. Or, pour ressembler A Jésus-Christ, snfflt-il de n'être ni fornicateor , ni impie , ni fa^usle? le grand modèle de toutes les vertus , reeonnoltn-i-tt pour son diselple» un homme qui n'en a aucune ? et cependant voos ne cnignei rien pour votre destinée pourvu que vous viviez dans une r^larité que le monde approuve. U est si vrai que eet état ne vous laisse point d^alarmes pour le saint, qoe ionqne nous vons proposons la pratique des vertns chrétiennes, vons r.oQs répondez que voos ne voulez pas le prendre si hant, et que vons croyez qu'il fit phBs sage d*éviter ces prétendus ezcés.

Saint Augnstin se plalgnoit que certains paieos de son temps reftisoient de se convertir à la fbi pareeqn*il> menoient nne vie réglée, selon le monde ; et voilA précisément la réponse de ces chrétiens votnptueuz et indolents, de ces vertueux du siédet lorsque nous les eihortons à une vie phis conforme anz maximes de TÉvangile. Mais éeootez la réponse de ce Père t Leur condolte est irréprochable , selon le monde ; mais ils ne sont pas ehrétiene , pourquoi ? parcequ'ils n'ont pas cruciflé leur chair avec ces désirs t parceqne les chrétiens sont spiritods, et que ces mondahu font cnoon toQt charnels.

SI poor étiodvélte. Il suIBsoit de ne pas donner dans les ezcés; le paganisno nous a iniml des hommes sages, attachés au devoir par des principes de gloire et d'honnenr r ce ne sont donc pas les désordres évités qui font les chrétiens, mais les vertus de l'Évangile pratiqoées; c'est l'esprit de Jésus-Christ crucifié.

II* PiiaTis. Lazare meurt et est porté dans le sein d'Abraham; le riche meurt, et il est enseveli dans l'enCer. Quel nouvel ordre de destinées! le riche est enseveli; le mot est remarquable : le corps de Lazare abandonné, trouve A peine un peu de (erre qpi le couvre. Lazare meurt, et on ignore à Jérusalem qu'il ait vécu ; le ri- (he meurt, et sans doute la pompe et la magnificence le suivent Jusqu'au tombeau : mais à quoi lui serttout cet appareil? son ame précipitée sous le poids de ses iniquités, s'est déia creusé un lieu profond dans Tablme éternel i Se/mlttu est in mfemo. Mais il faut suivre les dreonstances du snppHce que soulfrecet taifortuné dans le iien des tourments.

A peine le riche se trouve-t-il dans le lieu de son supplice, qu'il lève les yeux en haut : quelle surprise pour un homme , qui n'a Jamais soupçonné que la voie oà il marchoit, sAre selon le monde, pût conduire à la perdition. Ulève les yeux, et voit de loin Lazare revêtu de gloire et d'immortalité ; première dreonstance de son supplice. Quel parallèle alors! quels désirs de lui avoir ressemblé! quelle rage de ne lui ressembler pas! Voilà, mes Frères, ce quij au fond de ce gonfflre, rongera éternellement le pécheur : la vue de ces âmes bienheureuses, et ta pensée qu'il étolt né pour le même bonheur.

Sf La présence d'un bien auquel Jamai» on n*a eu de droit, touche moins des malheoroui qui en sont privés : mais ici un mouvement rapide portera le coeur de l'homme rers le Dieu pour lequel seul il étoit créé ; et une main Invisible le repous- 3era loin de hii. Le Dieu de gloire même, pour augmenter son désespoir, se montrera à lui clans tonte sa grandeur, sa démence, sa bonté : et cette vue le tourmentera plus erudiemcni encore, que le seothnent de la foreur et de la iustiee do Dieu.

Nom Mnlom rolblcmeat IcUbis rtmour oalorcl que noire •nie i peër am Dicii; parceque les (aux biens qui nous environnent, nous œenpent et nom ptr» Ugem t mab Urne séparée dn corps, toos ces fantômes de bien s*6vtnoaireal , tonte celte capacité d'aimer se portera vers Dieu ; tandis que le poids de llniqoilé du pécheur le fera sans cesse retomber snr Ini-méme, et le repoussera dam l'ablBM, ni, sans pouTOir cesser d'aimer, il se verra pour l'éternité Tol^et de la baiae de ion Dieu. Quelle affreuse destinée! être éternellement malheureni» parriauiie toujours présente de la (élidté qu'on a perdue i

a* Le riche dans l*enrer est matbenrenx par le souvenir des Mens quH avvll reçus durant sa vie i anlre circonstance de son supplice. Quel triste paraléle peur «Me aoïc de ce qu'elle avolt été, avec ce qu'elle est ! ees Jours paisés ne sont plus , cC ne Ibnl que rendre phis affreuse l'amertume de sa condition présente. AJootet à ce aon* venir, celui des biens de la grâce dont elle a abusé t c'est id où le réprouvé , rel»assant sur toutes les Humilités du satul que la bonté de Dieu lui avolt ménagées, entre un (breur contre lui-même.

i^ Autre malheur du riche réprouvé : les peines présentes qu'U endure. Je ntffrt , dlt-U, d'extrêmes tourments dans cette flamme. Il demande une gOUtte d'eau ; non pour éteindre, mais pour adoucir l'ardeur vengeresse qui le brûle ; el elle lui est refusée. Nous ne savons pas ce qull souffre ; mais nous savons qu'il souffre tout ce que Dieu lui-même peut fUre souffrir à un coupable qu'il veut punir.

Vous nous dites tous les Jours, avec un air déplorable de sécurité, qne vous voudriez voir quelqu'un revenir de l'autre vie, pour nous dtreoe qui s'y paase. Eh bien, répondolt autrefois saint Chrysosiéme aux grands de Gonstanttnopie , eontentei aujourdlmi votre curiosité : écoutez cet infortuné que Jésus-Christ es rappelle, ei qui vous raconte le détail affireux de ses malheurs.

5** Ce n'est pas tout : ses souffrances sont d'autant plus affreuses , qu*on fax! fisit coonolUre qu'elles ne finiront Jamais. Ainsi l'ame réprouvée peroe la durée de tous les siècles; l'avenir est la {dus aflireuse de ses pensées, et l'éternité teste seule est la mesure de ses tourments.

Enfin le dérèglement de ses frères qui vivoient encore, et auxquels l'exemple de sa vie molle et voluptueuse a été une occasion de seandale • fait la dendère circonstance de ses peines. 11 souflk^ pour les péchés d'autrul ; tous les crimes, oA ses fiéres tombent encore, augmentent la fureur de ses flammes, parceque ses seauilalcs durent encore : et il demande leur conversion cooune un adoucissement à ses peines. Combien croyez-vous qu'il y ait d'ames réprouvées dans l'enfer, avec lesquelles vous avez vécu autrefois, dont vous avez malheureusement écouté les discours, dont vous avez imité les exemples, et que vous avez suivies dans le goAt empoisonné qu'ils vous inspiroient pour le plaMr I

Mais qudle réponse fait-on du sein d'Abraham à tontes oesames réprouvées: Ymb avez Moïse et les prophètes : si les vérités de l'Ecriture ne tous corrigent pas, en vain un mort ressusdteroit pour vous convertfr ; et ce mort ressusdié à vos y«ix laisserait encore à votre coeur corrompu mille raisons de douter? Lisez donc les livres saints ; commencez par là vos journées, et Onissez-ies toutes par là i puisque e'est lA le seul moyen que Jésus-Chiisl vous propose aniourd'hul , pour éviter la destinée du réprouvé de notre Evangile. Là vous trouverez les vérités les plus simolcs «t les premiers fondements de la doctrine du salut.

LE VENDREDI DE LA DEUXIÈME SIlMAINE.

•Dft l'eufart pbodioub.

lilVISlOM. /. L'txpi» itULpAttion dt VimpurtU, marqué dû»» ttî igtiremmis it t*»J*^i ffUgut, IL L'eacis de û mUiritordt de Dieu, dam» Ut dn^mrcket du père defamilU.

|n Partie. Vexeh de la passion marqué dans les dgartments de ft/tfamt pr^

digui,

V 11 n'est point de vice qui éloigne plus le pédwur de Dieu ; Il met comme un ibime entre Dieuel lame voluptuense, et ne laisse presque plus au pécheur d'espé-

rftuce de retour. VoUà pouniuol il eit dil dans rR?tngîle, que le prodigne t*en tlU d'abord dens un pays fort éloigoé. Eo effet, il semble que, dans les autres ?lees, le pécheur Ueot encore à Dieu par de foibles liens ; mais la passion honteuse dont Je parie» déshonore le oorps, éteint la raison, et rend insipides toutes les choses du det

i* 11 n*en est point qni laisse moins de ressources pour rerenh- à Dieu quand on s'en est éloigné. Le prodigue dissipa tout son bien en débauches . les biens de la grâce , et les biens de la nature. La perle de la grâce est le fruit ordhiaire de tout péché qui tue Tame ; mais celui-ci va plus loin : il va tarir les dons de lEsprit saint Jusque dans leur source ; et la foi, ce fondement de tous les doni, ne tarde pas d'être renversé dans le canir du pécheur impudique, parcequ'il n'y a pas loin de la dissoiulion à l'impiété. Les biens de la nature sont pareillement dissipés : vous aviez reçu en naissant une amo si pudique; vous étiez né doux, égal, accessible; vous aviez reçu en naissant des talcnls heureui ; depuis que ce feu impur est entré dans\otre ame, on ne vous reconnott plus, et Ton cherche tous les Jours vou5 même dans vous-même. Je ne parle pas ici des biens de la fortune, qui viennen s^abtmer dans ce gouffre.

a« Troisième caractère du vice honteox dont nous parlons : ce vice honteux devient le supplice du pécheur hopodique. Après que Tenfant prodigue eut tout dissipé. Il arriva une grande flunlne dans ee pays-là , et il commença à tomber en néœsslté. Ce vice rend le pécheur insupportable & lui-même : premièrement , par le fond d'inquiétude qu*U laisse dans la conscience impure, qui Mt que le pécheur se reproche sans cesse sa propre folblesie , et qu'il rougit en secret de ne pouvoir secouer le Joug qui raccable* Saeondement , par les dégoAls, les Jalousies, les fureurs , les contraintes , les llrayenrs , les trbtes événements • Inséparables de cette passion. Troisièmement , par les nonveanx désirs que ce viee allume sans cesse dans le eœur. Quatrièmement, par les tristes suites du dérèglement, qui font presque toujours expier dans un corps chargé de douleurs, la honte des passions du premier âge.

i^ Dernier caractère de ce vice s 11 n'en est point qui rende le pécheur plus vil et plus méprisable aux yeux des autres hommes. L'eiihint prodigue tomba dans ua avilissement qu'on ne peut lire sans horreur. En vain le monde a donné des noms spécieux à cette passion honteuse < dans la vérité , c'est un avilissement qui déshonore l'homme et le chrétien-, c'est une tache qui flétrit les plus grandes actions; e est une bassesse , qui , loin de nous approcher des héros , nous confond avec les bêtes ; et le monde, ce monde si corrompu, respectsnt néanmoins la pudeur, couvre d'une confhslon éternelle ceux qui s'en écartent, et en bit le si^t de ses dérisions et de ses censures.

U* PaRTIB. yojoHs ions la conversion dt C enfani prodigut , U modèle et les eon» solations <U sa pémitenee.

1* Le premier caractère de sa passion avoit été de mettre comme un aMme entre lui et la grâce I par les ténèbres qu'elle avoil répandues sur son esprit, par oo dégoût afllreux deschosea du ciel , par l'asservissement des sens à Templre de la volupté. La première démarche de sa pénitence éloigne tous ces obstacles. Première^ ment , elle lui ouvre les yeux sur l'état honteux où la passion l'avoit réduit : elle U fait rentrer en Uù-mém» , dit l'Evangile. Secondement, son dégoût affreux pour les choses du cM , se change en un saint désir de la vertu et de la Justice : comhUn ée servUenre, dit-il, dans la maison de mon pire ont du pain en abondance , et je suis ici à mourir de/aim J Autrefois la seule idée de la règle et de la vertu le faisoit firémlr, la seule vue de la nuison du père de famille lui étoit insupportable; il commence maintenant à envier la destinée de ses serviteurs, de ces âmes fldèles qui lui sont atlacbéet. IVolsiémement, il ne s'en tient pas à de simples souhaits d'imiUtiou; il ne renvoie pas k l'avenir ; il ne loue pas la vertu dans l'espérance d'en suivre un Jour les règles saintes , la véritable douleur parle moins et agit plus promptement. Je me tèperai, dit-il i Surgam / J'ai un père tendre et miséricordieux , qui ne demande que le retour de son enfant} J'irai dans sa maison sahMe : iho ad patrem g J'irai répandre à ses yeux toute l'amertume de mon ame x Je hil dirai t Mon pèrej'aipéekê tomre le ciel et devant vous»

i« Quel changement, et quel exemple plein de consolation pour les pécheurs ! H semble que Dieu veut êUt oartkuUèreoieftt le père des ingrats , le bienfaiteur des

8Sa ANALYSES DES SERMONS.

coupablM, le Dieu def pécheurs, le coiuolatear des péntteDis. En cM, In premières démtrdies de Ui pénitence de Tenflini prodtgae sont solfies de mille eonsô- (liions; au Mea que les froils de l'inlqaUé avoient été pour lut amers comme éê rabsinlhe.

Premièrement , consolation do côté des racilités qa1l troore dans la sainte entreprise de son changement. Le père de famille aperçoit son fils de loin et court avdevant de lot : II faut peu de chose pour ébranler on pécheur dans ce oommeoce* ment de sa carrière : le démon même , plus attcnllf alors que Jamais, à ne pas a» laisser eDiever une proie qui lui échappe, n'offre à une ame touchée que des difficultés insurmonlables dans sa nouvelle entreprise. Mais que bit alors l'amour, toq)ours attentif, du père de famille ? Il court vers son enfant , Il se hâte de le soute* nlr; Il le rassure contre ses frayeurs ; Il rassemble mille circonstances qui loi tecflltent toutes ses démarches { Il éloigne des occasions où sa foibicsse auroit pu échouer; Il renrerse des prcjetsqul Tauroleot exposé à de nouveaux périls. Secondement, oodfcolalion du côté des douceurs secrètes qu'on trouve dkus les premières démarches d'une nouvelle vie : le père de famille ne se contente pas de courh* au-devaot de son fils retrouvé , Il se Jette à son cou , il l'embrasse , il !e l»aise : Ceeidit saper eoHmm êjut, tt osculatus tst eum : Image tendre et consolante de la Joie que la convenioo d*un seul pécheur cause dans le ciei et des consolations secrètes que Dieu (Ut seotir à une ame, de ces* premières démarches de son retour vers loi. Troisiémemeot , consolation du cdté de la participation aux saints mystères . dont on avoit si longtemps vécu privé par ses dérèglements. Le père de famille Oiit tuer le veau gras ; i( appelle son (ils retrouvé à ce festin céleste : AdduiUt vitulum saginatwm s mamlmef mat, et epuUmur. Quelle douoeur, après avoir vécu tant d'années éloigné de l'autel et des sacrifices, de se retrouver au pied de l'autel saint avec ses f^es, nourri da même pain, soutenu de la même viande, attendant les mêmes promesses, etc. L'arae regrette-t-elle alors les plabirs honteux dont ia grâce vient de la dégoûter?

^^ Enfin, l'enfant prodigue étolt tombé dans l'avilissement et dans le dernier mépris I l'honneur et la gloire sont le dernier privilège de sa pénitence : on le rétablit dans tous les droits dont 11 étolt déchu ; on le revêt d'une robe de dignité et d'innocence ; on lui donne même U préférence sur son atné : c'est à-dire que la piété M oublier ce que nos passions avoient ou d'insensé ou de méprisable ; on n'en rappelle le souvenir que pour donner plus de prix aux vertus qui leur ont succédé.

sua L*ISGOVSTAaCI DAVS LIS YOlBt DU SALUT.

PROPOSITION. Zr MC«ii#<mc« dont Ut wcis* d* Diem, «#f dt têiu U* cmraeîirt cdmî f m Jk««# If mmin9 dêêpirmuct J* salut g pttrctque tout*» Us retsourtês utiUt m Im cemnrùon ît mmtrtt pécheurs, dsvitnntnt UutiUs i Fiunt inccnsîantê tt légère, qui tmmtét, Uuekét dt sêsmdmrtt rtntut à DUa, tmniôt ouiUmut IXsm, se Uusss rèmirsUntr à sss mdeires,

\* La première ressooree, utile pour ramener une ame de régarement, c'est ta connoissanee de la vérité. En eflét , le premier moyen que la grâce emploie peor la conversion d'une ame mondaine , c'est de lui montrer le monde et l'élerallé, tels qu'ils sont en effet, et tels qu'elle ne les avolt jamais vust alon le voile qu'elle avait sur les yeux , tombe tout d'un coup; eNe est surprise d'avoir si loog4eBps Ignare les seules vérités qu'il hil importolt de connottre ; et la nouveauté, donnant eomnie une nouvelle force aux impressions que fllt la vérité sur elle, eDe s'applaudit d'avoir enfin ouvert les yeux. Mais cette ressource de sahit, si inAinible pour les antres pécheurs, n'est que d'un foible usage poor l'ame Inconstante et l^ére > les vérlléstle la foi ne font plus désormais d'bnpresslon sur eHe ; parceqoe ce ne font pHis pour elle de nouvelles lumières : elle a vu dair et dans la vanité deseboses inmiaines, et dans les grandes vérités de l'éternité : ces vérités ont perdu à son égard la sorprlN et l'attrait de la nouveauté , si heureux pour les autres péehenrs. QneRe réssouveè pent-ll donc encore reeter à eette ame dans la connoissanee de II vérité? qu'apprerdrat-elle da nouveau , que le monde est on abus? qn1l est affireut de sacrifier

■M «lemilè Iml^mMf à mi iMliiil iTIniiw ttd« vtliiplèf «n*» CiqI wkitar de bien tifn, pii«e««*on Bcart tel qn'M a ¥éca ? nifHe feii elle w l'eit dit à elle* lïiémedanfMt momenlt de pénUcnce; et e'ett de l'IroprciiioQ dé cet vériléi, que MNitTemiileiisoM intervallei de rapentiMiai ont (wv^Hf^ tenu tâvies qo*«done de iie«Tea« Dtoo même, à lai apivcndre? Il peut encore Técletrer ( raaii neeera-oe pii phitOI ponr elle une nomrelte eceaeioo de résister à le yérilA • qu'uo noovd étirait ponr le saine? die s>st tenlllarlsée avec la T6rlt6, et avec ses passions « elle •'e# eeooQtamée à sonteair la vnedes maiimes seintcs , etecliedeset roibieiseBiaiMlce. Ah I iMt fc Dleo,commedltmiAp^Mre,qa>lle Mt encore dans les ténèbres de sa première igaoreim , et qa'elle s'eAt Jumis connu la Térilél

a^ Une seconde ressource de salai » ravorable aui autres pécheurs , c*est un nouftto goit » qui acoompigne tonjours les commencements de la Justices une douceur qu'on troorc à porter un coeur libre depuis peu , de ses passions et de ses remords. Meii n'est phis dooa que cee premiers moments, e^ n« chaînes enfin tombées , noue commençons h respirer, et à jonir d'une éMice et sainte liberté.

Mais TOUS» qui avei tant de fois éprouvé la douceur de ces divines impressions ; vous, qui passez sans cesse du goût de la vertu , an goût du monde et des plaisirs , ame inconstante et légère , que pourra vous offrir de doui et de consolant , une nouvelle et sainte vie, que vous n'ayoi déjà mille fois godté? Si vous aviei un cœur de pierre , comme ces pécheurs insensibles , un coup de la grâce pourroit dn moins le frapper, le briser, l'amollir; mais vous avei un cœur ficlle i émouvoir, ^ difficile à fixer, fixe dans un moment de grâce , plus vif encore dans un moment de plaisir, qui tantôt ne trouve que Dieu aimable , tantôt n*a do goût que pour le monde : Je vous le dis en tremblant , les conversions des âmes qui vous ressemblent sont très rares. L*arrél de Jésus-Christ là-dessus, est décisif et terrible i II ditqu*une ame comme la vôtre , n'est pM propre au royaume de Pieu > c*est-idire que ses inclinations , son fonds , le caractère particulier de son esprit et do son cœur la rend Inhabile au salut t d'où vient cela? c'est que la piété chrétienne suppose un esprit mûr, capable d'une réMiullon, qui, la vo*.e droite une fois connue , j entre, et ne s*en détourne pas aisànent ; elle sup^e une ame forte et sensée , qui ne se conduit pas par sentiment, mais par des régies de fol et de prudence.* c'est que dans le monde même , un esprit frivole et léger n'est capable de rien ; et que tout ce qu'il entreprend , on le compte déjà pour échoué. Or vos Inégalilés de conduite ne viennent que d'une légèreté de nature, pour qui hi nouveauté a des charmes inévitables , et qui s'ennuie bientôt d'un même parti i elles ne viennent que d'une Incertitude et d'une Inconstance de cœur, qui ne peut pas répondre de soi-même pour l'instant qui soit ; qui , sur toutes choses ne consulte et ne suit que le goût x tous n'êtes donc pas propre au royaume de Dieu.

8* La troisième ressource utile aux autres pécheurs , ce sont les sacrements t or cette ressource devient un écueil k l'ame inconstante et légère. Cn écuell , premièrement , par l'usage toujours Inutile de ces divins remèdes. A l'égard d'un pécheur qui a vietni dans le crime, et qui vient enfin le Jeter aux pieds d'un honune de Dieu, la m^esté du lieu, la sainte sévérité du Juge, l'ImporUnce du remède, la honte icule et la eonftisioa ôe ses crimes, tout cela l^lt sur son cœur des impressions si oouvelles et si profbttdes, qu'il n'est pas aisé de les eRkcer i mais le pécheur dont je parle, porte au tribunal une ame t^mlliarisée avec sa eonfiislon ; il est rassuré contre lui-même, Il ne rougit plus de ses aveux. Ecuell , secondement, par la dissimulation Inséparable des rechutes.Ecuell, troblèmement, par le sacrilège Inévitable dans les re-choies : car se repentir sans cesse et retomber sans cesse,c'est être un moqueur et un pro« fanatenr des choses saintes i non que la grâce du sacrement établisse l'homme dans un étal constant et invariable de Justice; mais lorsqu'on est sorti véritablement justifié des pie(b du prêtre, les rechutes du moins ne sont pas si promptes ; on ne passe pas en on Instant d'un état de Justice, à un état de péché, parccque la conversion n'est pas l'ouvrage d'un moment, c'est un ouvrage difliciie ; or on ne perd pas en un moment ce qu'on n'avoit acquis qu*«vec des peines et des travaux Infinis : c'est un ouvrage solide i donc ce qui s'écroolé en un instant n'étolt bâti que sur le sable mouvant : c'est on oQvragh sérieux sur lequel on délibère long-temps ; or ooe eotreprlse long-

»2k ANALYSES ï>fiS SERMONS.

nir Aoiil Ici lalnU ont lov regvdé la pMknce de cet Mm iMOMlailflt «c légértt comme des dérifkoM pubUqMi dei tacremoilt » et éee eutcafct ftiU à ta «hi- Mé de iio«m7fléree9Mtblméloi8iioie&idéMrmiiidera«lcliêeré.ieiaiiifQ*mi ne doit point âggitTer leJoQg^et^'m eicèe delévériléiiedériioiiera pmmoteta rellgleD qu'une lâcheté criminelle > mata oo ne dott p« mm ploi eonlfer à PimlmM le fang de J«Mtt-Glii1it à des profanes qnl root mMle tbli «olUé ; m aa doU pas ajooler fol à des promesses si souvent Tlelées; et plûl à Oleo, ama infldéla» ^pm voos eosiiei trooTé tons les trttranau Ames à tqs Ineonstanees boBtcoses, on ne vous Terroit pas encore ta anéma^prés tant da saereaMoU et de démardMs inolitas de péoHence t qoe dis-je, ta même ! voos élas piM ; pnisqfoa toos aves ^jaoté à do désordres qui n'ont Jamais été pardonnes , ta droonsCmoa afflrensa d*ai gnnd nombre de sacrilégei.

J'avois donc raison de dire qoe de tons tas caractères , rinconstaDce dans tes vatos du salut étoU le moins propre an royaume de Dieu $ pamqo'll est dm rsmnmces pour tes antrm pécbeors , mate que pour cdoi-ci, Il n*co est pl«s, on dn nmlna i n'en parolt plos.

•va LB PETIT aOXtat DU iLCS.

PROPOSITION ET DIVISION. Oim1I«# miiI Uê tmunt in ptdt ■••ilrt iêê 4Uêf tt f tm c

trch prin<ip»Us f m pont /miré tout U pUtu it e« éitfmri,

I'* Partie. LaprtmièM cdusg éapait mmhr* itt élus, i' qut h M m'est mi> vert quaujt itmoeents , oa aux piniunis, H n'y a qoc ces deux voies de salut : or de qoelo6téétes-TOttS?

1** Êies-Tons Innocent? Dans ces temps henreux oA rCglIsc n*étolt qa*uneasMmblée des mlnU, Il étoit rare de trouver dm fidèles qui, après avoir été régénérés dans le sacrement de baptême, retombaMent dans le dérèglement de leurs prenûérm mceurs. Mais depnbque le monde devenu chrétien a porté avec lui dans TEglise m corruption et sa maximes, nous nous égarons presque tous dès le sein de nos mères ; ta terre, comme dit on Prophète, est infectée par la corruption de ceux qui lliabilent ; ta ville est une NInIve pécheresse ; la cour est le centre de toutes les passions humaines; te sel même de la terre s'est aflDull. Voilà donc délfa une voie de salut formée presqa*à tous les hommes ; tous se sont égarés : t*ége a peut-être calmé tes passions dans plusieurs *, un coup de ta grâce a peut-être changé leur coeur i mais quelle a été leur Jeunesse? U ne reste donc plos qu'une ressource, c'est la pénitence : or

V Ëtes-vons pénitent ? Mais où sont-Ils , les pénlIenU? forment-Ils dans rEglise un peuple nombreux ? ta parole de saint Ambrolse» qu'il y a encore plus d'inno* cents que de pénltenls, est terrible. Pour comprendre combien les vrais pénitents sont rares, examinons ce que c'est qu'un pénitent t un pénitent, disoit autrelbis Tertullien , c'est un fidèle qui sent , tous les moments de ta vte , te malheur qoH a eu de perdre et d'oublier autrefois son Dieu , qui a sans cesse son péché devant les yenx, et qui croit ne devoir plus vivre que pour s'en punir, etc. Voilà en abrégé ce que c'est qu'un pénitent: or, encore une fois, où sont parmi nous les pénitents de ce caractère ? Les siècles de nos pères en voyoient encore aux portes de nos temples, qui, quoique moins coupables qoe nous, passolent cependant les années entièrei dans l'exercice des Jeûnes, des macérations, des prières, et dans des preuves si laborieuses, que les pécheurs les plus scandaleux ne voodroient pm les soutenir aujourd'hui un seul Jour i ahisi, si Ton voyoit encore des pécheurs dans ces temps heureux, le spectacle de leur pénitence édifioit bien plus l'assemblée des fidèles, que leurs chutes ne Tavolent scandalisée. Mais aujourd'hui, regardes autour de vous; Je ne dis pu que vous Jugles vos lirères *, mais examhiei quelles sont les mceurs de lous ceux qui vous envfa'onnent : ils sont pécheurs, Ils en conviendroienl ; et fous q'éles pas ionoceot, et vous en conveoei vous-même i or sooi-iis pénitente, al l'é-

ANALYSES DES SEB^ONS. Sir.

teMWii ? L'âge» les emploto, etc., vooi ont dégoûté de» créatores ; mate foos B*en éles pas |»his lit pour Totre Dleo t toos éles dereou plus exact à remplir ?06 devoirs publics et parficuUeri; mais tous n'êtes pas pénitent : roos avei cessé ros riésordrtf ; mais TOQS ne les aves pas expiés ; csr montrez-moi seulement dans vos mowrs dri traces légères de pénitence ; il n'j en a point : cependant cet état si dangereux n'a rien qui voos alarme ; des péchés qui n'ont Jamais été purifiés par une sincère pé^ Bilence, ni par conséquent remis devant Dieu, sont à ros yeux comme slis n'étoient plus, et TOUS mourres tranquille dans votre impénitence. Aprèi cela, vous préten* des au salut 1 mais sur quel titre? dire que vous êtes innocent devant Dieu, votre eonscience rendroit témoignage contre vous-même; vouloir nous persuader quo vous êtes pénitent, vous n'oserles, et vous vous coodamneries par votre propre bouche : vous n*étes donc pas du petit nombre des élus.

n* Partie. La s^eomU cause du petit nombre de* éUu, c'est qae ta lois sur lesquelles, les hommes se gouvernent^ les maximes qui sont dêpenues lu règles de la nmlti' tude, sont des nuurimes incompatibles avec U salut.

Par exemple, en matière de dépense et de profusion, rien n*est blâmable et excessif selon monde* que ce qui peut aboutir â déranger la fortune et altérer les affaires; cependant quoi de plus opposé aux régies de la modération chrétienne ? C'est un usage reçu, que l'ordre de la naissance ou les Intérêts de la fortune , décident toqjours de nos desthiées, et règlent le choix du siècle ou de FGiglise ; l'usage veut que les jeune personnes du sexe soient instruites de bonne heure de tous les arii propres è réussir et è plab« i êles-vous né avec un nom, il font parvenir à Ibrce d'intrigoes , de bassesses et de dépenses , et faire votre Idole de la fortune ; êtesvous Jeune • c'est la saison des iriaisirs, etc. Voilà la doctrine du monde. Or qui voos autorise à des maximes si peu chrétiennes? est-ce TÉvangile de Jésus-Christ ? est-ce ia doctrine des saints ? sont-ce les lois de l'Église ? point du tout, c'est l'usage 1 voilà tout ce que vous aves à nous opposer ; comme si l'usage pouvoit prescrire contre les règles que Jésus-Christ nous a laissées , et auxquelles ni les temps ni les siècles ne sauroient Jamais rien changer t mais voos ne penses pas que ce que vous appelés aijourd'hui usage étolent des shigularilés monstrueuses, avant qae les merars des chrétiens eussent dégénéré; que nous serons Jugés sur l'Evangile, et non sur les opinions des hommes.

Vous répondrez à cela que vous ne folles que ce que font tons les autres : et moi Je vous réponds que c'est justement pour cela que vous vous damnez ; la voie qui conduit à ia mort, c'est celle où marche le grand nombre. Ne vous conformez pas à ce siècle corrompu , vous dit i'Ëcriture; or le siècle corrompu n'est pas le petit nombre de Justes que vous nlmitez pas, c'est la multitude que vous suivez. Vous ne faites que ce que font les autres , vous aurez donc le même sort qu'eux; c'est parc^que presque tous les hommes suivent les usages du monde, qu'il y en a si peu qui se sauvent. Au lieu donc de se rassurer sur ce qu'on ne fait que ce que font les auUres, il filudroit au contraire se dire à soi-même i II y a dans i Eglise deux voles, l'une large où passe presque tout le monde , et qui aboutit à ta mort ; l'autre étroite, où très peu de gens entrent » et qui conduit à ia vie : de quel côté sub Je ? suis-Je avec le grand nombre. Je ne sois donc pas dans la bonne voie. Voyez si Lolh se conformolt aux voies de Sodome , si Abraham vivoit comme ceux de son siècle, si Esther dans la cour d'Assuéms se conduisolt comme les autres femmes de œ prfaiee ; cnfhi voyez si , dans tons les siècles, les saints ont ressemblé au reste des hommes.

Vous prétendez que ce sont là des singularités et des exceptions plutôt que des règles que tout le monde soit obligé de suivre : mais avons-nous donc un autre Evangile à suivre, d'autres devoirs à remplir, et d'autres promesses à espérer, que les saints? S'il est vrai qu'il y ait une voie plus commode pour arriver au del que cellc que les saints ont prise, ils ne nous ont donc laissé que des exemples dangereux et inutiles; mais pouvons-nous le penser raisonnablement? Ne nous rassurons donc pas sur la multitude qui fait ce que nous foisons ; tout ce que nous en devons eoodure, e'est que les oomplicea de nos transgreisions seront les compagnons de m* tre infbftuue.

111* Paktik. ta trois tenu cause du petit nomire eus éhu , c'est pu ht mawJÊmtê H

826 ANALYSES DES SBRMO^S.

Us ûhli^nfienl te» fUu aniptnettement ignorées ou rejeiét* sont Utptm imiUfeÊUoAUt

i« Voui avei renoncé âo inonde dm Totre baptéoid; et le monde ampiél tooi atm renoDe6,c*e8t qdo wciété de pécheara dont lei destrs, les craintes, lei espéranees, les loini , les pro|eU * les Joies, les chagrins ne roulent plos que sar tes biens el sor IfS maux de cette vie t roità le monde qoe tous derex érlter, haïr, combattre par tos etempleSy être rayl qull tous baisse k son tour, quMI contredise ros moeors par les siennes. Or est-ce lA votre situation par rapport au monde? où sont ceux qui renoncent dé bonne fol aux plaisirs, aux usages, aux maximes, aux espérances dn monde? tous Font promis ; qui le (lent?

S^ Vous avex renoncé à la chaîr dans fotre baptême, e*esUdire toos vous êtes engagée ta chAtier, à la dompter, à la crucifier; ce n*est pas \d une perfbctiott, c'est un vœu, c'est le premier de tous vos detoln : or où sont les chrétiens qui là-desns soient plus fidèles que tous ?

3"* Vous avei dit anathème & Satan et à ses œuvres ; et quelles sont ses œuvres ? celles qui composent presque le fil et comme toute la suite de votre vie ; les pompes , les Jenx, les plaisirs, les spectacles, le mensonge, Torgueil, les Jalousies et les contentions I donc tout chrétien doit s'abstenir de toutes ces choses ; et il viole les vcenz de 5on baptême, lorsqu'il y participe : ce sont là vos obligations les plos essentielles, et vous n'êtes point chrétien si vous ne les observes pas ; cependant qnl les observe, qui les connolt seulement , qui s'avise de venir s^accuseir au tribunal d'y avoir élé infidèle?

SI cela est ainsi, direx-vous , qui pourra donc se sauve? ? peu de gens . non cher Anditeor ; ce ne sera pas vous , do moins si vous ne changes ; ce ne seront pas oeox qui vous ressemblent ; ce ne sera pas la multitude. Qui pourra se sauver ? ce seront ceux qui vivent au milieo du monde, mais qui ne vivent pas comme le monde ; ce seront ceux qui ne se font pas une loi des usages Insensés du monde , mais qnl corrigent les usages par la loi de Dieu ; ce sera vous-même qui vous sauveres , si vous voules suivre ces exemples : voilà les gens qui se sauveront. Or ces gens-là ne forment pas assurément le plus grand nombre. Mais que conclure de ces vérités , qaH faut désespérer de son salut ? A Dieu ne plaise 1 le fruit de ce discours , doit être de noqs détromper de cette erreur si universelle i qu*on peut foire ce que tons les autres font, et qoe Tusage est nne vole sdre ; de nous convaincre que poor se sauver, il font se distinguer des autres^ être singulier, vivre à part au milieo do monde, et ne (mis ressembler à la foule.

'sua II MBLASOI DES B05S ET DES HlScBAHTS.

DIVISION. Lt miUmgÉ it$ hont €t itt Mi«Xciil«, fut ptwoit tt injuritn» à U ghitë it Km, m mémnmoiut U9 rtisûns tt its ufagês ému Ferén de ta Pro^itmet» t, L99 Son», rf«w tet étMtémê é» IKtm, dwwgmû strnr 0u mu «ff/pl «« « ta eomlamtucli^n d*ê méekanU, II* Lu wâ- •hamtt §ûwt tom fftrt* peur Vhstruetiom ou pour Iê mér tt dtt Jmsttt,

l^ PàaTIB. ti* JumUs strveni nu sntut des méchants, en leorfourniseanl mitie tessources de saint ; te secours des instructions ^ des exemptes, des prières, c* est- à- dire Us mojrent tes plos ejjicnees de tenr conversion»

Le secours des Instructions, qui font d'autant plos d'eflct sur les âmes les ptos mondaines, que la vértlé, l'autorité , la ebarilé, en sont les caractères inséparables. lia vérité accompagne les Instroaions des Justes; car ils ont l'ceU trop simple, et les lèvres trop innocentes, pour louer le pécheur dans les désirs de son cœur; ils appellent avec simplicité le bien on bien, et le mal on mai : el le vice ne trouve jamais auprès d'eux , ni ces basses adulations qui i*admlrent , ni ces adoudssemenU arliflcieus qui le Justifient. L'autorité : en effet, les paroles des Justes tirent d'une certaine autorité que la vertu seule donne , un poids et une force qui ne se troove pss dans les disosurs des hommes ordinaires .- le pécheur, quelque élevé qo'il soiC, perd par ses égarements le droit de reprendre les autres , et ses mœurs ne laissent plus

iê erédllei d'autorllé à set piroles-, mais le Juste peut avec confiance eondamner dam les autres ce qu'il a cemmencé à sinterdire à lui-même. Â la vérité et à faiitèrité, les Justes ajoutent dans leurs instructions les saints artifices et les sages drconspcctions d'une diarité sage et prudente, qui, loin de condamner sans indulgence et de corriger sans discernement , sait choisir ses moments , et ménager ses eoâseils» se rendre utile sans se rendre odieuse ; telles sont les instructions des Justes.

i* Hs serrent an salut des méchants en se trouvant mêlés avec eux, par leurs exemples. En effet, si les pécheurs ne vivoient qu'avec des hommes qui leur resscmhlasscBt, le crime seroit toi^ours tranquille, parceque son opposition avec la plélé n*en irouhlerolt Jamais les fousses douceurs ; et ils croiroient la vie chrétienne impossible, parcequ'ils la verroient sans exemple t mais dans quelque situation que la Providenoe les ait fait nattre. Us trouvent des Justes de leur âge et de leur état , qui observent la loi du Seigneur } leur exemple seul est une voix puissante qui rappelle le pédienr malgré lui à la vérité et à la Justice , et qui lui parle sans cesse au fond du cœur : nous lui annonçons la piété do haut de ces chaires chrétiennes; mais l'exemple des Justes la lui persuade.

•4"* Les Justes mêlés avec les pécheurs, servent encore h lenr salut par leurs prières. En efTct , si Dieu Jetle encore des regards de miséricorde sur la terre : ce sont les prières et les gémissements secrets des gens de bien : qui nous les attirent ; c*est par eux que lontes les grâces se répandent dans l'Eglise ; parcequ'ils sont cette, colombe qui gémit sans cesse, et qui ne gémit jamais en vain.

Mais en second lieu , les Justes servent aussi à la condamnation des méchants. On a beau dire que ta vertu est rare; Il est eneore sur la terre des âmes pures et flr déles : vous en connolssex, pécheurs , dans votre rang et dans votre état , auxquelles vous ne pouvez refuser le titre respectable de la vertu. Or des araes de ce carac> tèrc dtent à l'iniquité toutes les excuses i car que pourrçc-voos répondre devant le tribunal de Jésus - Christ , que leur exemple ou n'aflbiMiise, ou be confonde? Placei-vous en telle situation qu'il vous plaira, chaque situation a ses saints qui sont autant de témohis qui déposent contre vous.

Il* Partie. Les méchants sont tct^erti pour t instruction ou pour /# m/rtU 44$ Justes.

1^ lis servent à leur instruction. Car comme la négligence, le d^^odt, l'oubli des grâces, sont les écaeils les plus ordinaires de la vertu des Justet, l'exemple des méchants leur fournit des leçons continuelles. Premièrement, de vigilance : s'ils sont tentés de a'allbibiir , ib lisent sans cesse dans les chutes de leurs frères les raisons quils ont de veiller ; ils apprennent dans lliigtobv des maiheors d'autrui , quels sont les degrés qui conduisent Insensiblement au crime ; que les commencements en sont toi^ours légers ; qu'ainsi il n'y a de sûreté pour la vertu que dans la vigilance, pareequli n'y a Jamais loin entre raflbiblissement et la chute. Secondement . de fidélité, contre la tentation do dégoût i car si les Justes vivoient tous séparés des pécheurs, peut-être que dans ces moments où nul goût sensible ne soutient plus ta vertu • ils pourroient se promettre dans le monde des plaisirs plus dont que ceux de la piété; mais la aeule présence des pécheurs dissipe cette illusion. Sans même faire uuge de sa foi , il n'a qu'à ouvrir les yeux t II cherche des heureux dans ce nonde, et il n*en trouve point; il voit partout des agitations qu'on appelle plaisirs , et ne volt nulle part de bonheur. Troisièmement^ de reconnoissance contre la tentation de Toubli des grâces i les Justes voient périr dans le monde une Infinité de pécheurs moins coupable qu'eux , qui ont du penchant pour la vertu , qui gémissent même sons le poids de leurs chaînes t et qui désirent leur délivrance ; et lis se sourleiinent que le Seigneur vint an-devant d'eux pour les retirer &a désordre , après qn ito s'étoient souillés par des excès monstrueux , qui ne pouvoient partir qne d'un cœur profondément mauvab et corrompu ; et lorsque loin de l'attendre et de rappeler , Ib fbyoient encore sa présence t ces objets et ces réflexions toqjours présentes , font sentir cbaque instant aux Justes le prix inestimable du blenihit qui a changé leur corar, et leur Inspirent un fonds de tolérance, de douceur et de charité pour leurs frères qui s'égarent, au lien de les censurer, ou de les Itiir comme des olfetf dangereux.

%^ iM médunUfont loulferU pour le mérite des Jutes. PremièreBCBt» par I» séductioo de leurs exemples. Ils donnent un noureta prix à le fidélité du Juste, qel a besoin de force pour s*eo défendre; car 11 a sans cesse ees exemples devant les yeux t Us fbforisent d'aOlears les IndinaUons corrompues de la nature. Secondement» la malignité des pécheurs ménage encore à la vertu des Jastet mfHe épreuves glorieuses t en les opprimant, ils font éclater leur patience ; en les chargéant de dérisions et doppfobres, ils ménagent de noureaux triomphes à leur charité; en les dépoaillant de leurs Mens, ils poriaent leur détachement, cte. Ccta montre que les Justes , en considérant* la conduite de Dieu sur les méchants, ne foot pas toujours usage de leur fol : Ib souhalleroient que la piété fût toqlonrs protégée , favorisée , préférée même ici-bas dans la distribution des grâces et des honnenn, ao vice ; mais Ils n'aperçoivent pas que» si leurs désirs hijustes étolent exaucés, ce serolt ôter à la sagesse de Dieu le principal moyen de salut qu'elle a préparé dans tons les siècles à ses serviteurs ; et que pour ménager un vain triomphe k la vertu , on tai dteroit Toocasion et le mérite de ses véritables victoires. Troisièmement, les scandales et les dérèglements des pécheurs affligent les Justes , et arrachent à leur piété des gémissemenU de zèle et de compassion qui leur font un nouveau mérite de« vanl le Seigneur. En effet quand on a de la fol , et qu*on est toudié de la gloire do Dieu qu'on sert et qu'on aime, peut-on voir ce qui se passe dans le monde, d*nn CBfl sec , tranquille , édifièrent ? les maximes de Jésus-Christ anéantis , ses mystères déshonorés, ses serviteurs méprisés, ses promesses oubliées ?

D0 TiatTAtLft «0I.T«« Division. /• if 9 r^J*tê9 p€4 hê prafi^mêê 4mtin4mM$ dm cuUé et dt UpUti, //« Êlmit m'en

I" PARTU. Ni mipnsitpoM têMiritur du eulU et de ta piiti. Le véritable culte. si nous le considérons en lui-même , et sans aucun rapport à Télat présent de * llionune, est purement intérieur, et se consomme tout entier dans le coeur; telle eût été la religion de l'homme Innocent : mais , depuis notre chute , notre ame enveloppée dans vk sens , ne peut presque plus se passer de leur ministère. De là les pratiques de la loi multipliées à l'infini ; l'Eglise plus spirituelle en eut mofais , m«s elle en eut ; un Dieu même manifesté en chair y devint visible, pour sfnslnner à la ftiveur de nos sens Jusque dans nos cœurs. Cependant , parceque nous avouons que fa véritable piété est dans le cœur, la sagesse du monde allègue trois prétextes pour autoriser le mépris qu'elle fait des pratiques extérieures de la religion.

1^ L'Inutilité de rextéricnr. On pourroit d'abord demander à ces sages du monde, si , en bannissant cet extérieur qu'ils croient inutile , ils sont du moins fidèles i cet essentiel auquel Us se retranchent ; et s'ils donnent du mohis lenr cœur à Dieu , tandis que tous les dehors sont encore au monde : en ce cas-là , Us ne s'aviserofent guère de disputer A Dieu les dehors : c'est le sacrifice du cœur et des passions qui coûte I ainsi quand une fols on en est venu là, tout le reste ne coûte plus rien Aussi on voit bien tous les Jours des personnes qui avec un cccur mondahi , Ibnt des ceavres extérieures de piété ; mais l'on n'en voit point qui , après avob* donné sinoérement leur cœur à Dieu , persévèrent dans le même éloignement des devoirs extérieurs de la piété.

Mais outre cela la même loi qui nous oblige de croire de Cœur , nous ordonne de confesser de bouche , et de donner des marques publiques de notre foi , pour rendre gloire au Seigneur , pour fkire connotlre les faveurs secrètes dont il nous a comblés, pour édifier nos frères , pour encourager les foibles dans la pratique de la vertu , pour réparer nos scandales , pour consoler les Justes par le spectacle de notre chan-. gement, pour confondre les impies, et les forcer de convenir en secret qu'il y a encore de la rerta sur la tene. Voilà à quoi sert cet extérieur que tous croyex tnuttlp à la piété t comment pouvez-vous le croire iuutUe , puisque vous l'exiges des

ANALYSES D£b SERMONS. 829

iervil0«ndeDieo:eiqwdét4u'iliiaiitenttetiiiaiiiérM4aiiimMk, fous âtymn !«• prenien oonieurt de leur piélé?

8* L» liiosw ugene du iiioode oppoia à TeitérleDr da colle fa ihnplidlé el st foibleiie. TMes les prallquei extMeuree delà nllgloii,e*eetUi, dli-on, Ui religlea du peuple; oon'y trouve pei umi d'éléralioii et de force. Biaii d*aberd lei per*> tOQiieft qui foot ce leprocheaa colle eitériciir « OBi d'ordliMiretoai Ici défini» dce amei lei plot binetelleiploiTlIee; e*eet poortani danile r^lemeot dei mcHin fO'Ufiiadroltiepiqaerdeforeeetd'éléTatUMi: car o*eit éo aela que cooilsM la v^ rltaMe force et laieole éléraUoo de Tesprit et du cœvr , à maltriMr les panfooi; TOilà ce qui foU les grandes âmes, et Toilà où en sont les Jostei que le monde m6* prbe tant » et qall regarde comme des esprlU folUes et yolgalres.

D'ailleurs tous regarda les saInU usages de la religion autorisés par la foi et la piété de tous lessiédes et de tous les Justes .comme des pratiques populaires et trop peu sérieuses pour des hommes d'un certain caraclère ; mais vos occupations les plus sérieuses et les plus éclatantes même selon le monde , sont-elles donc plus dignes de l*bomme et du chrétien, que les pratiques les plus populaires de la piété accomplies avec un esprit de foi et de religion ? Ce qui vous abuM, c'est que tous avet une grande idée du monde et de ses vanités , et que vous ne yoyes pas des mêmes yeux les devoirs de la religion t ainsi les Jusies trouvent vahi et puéril ce qui voas parort grand et merveilleux , comme vous traites de médiocrité et de petitesse ce qyl leur fiarolt uniquement digne de la grandeur et de l'excellence de Thomme.

8^ Le monde oppose aux pratiques extérieures de la religion l'abus qu'on en UiL A cela Je vous réponds en un mot , que c'est ce qu'il faut éviter , mais que les abus delà piété ne doivent Jamais tomber sur la piété même. Cependant comme il y a certainement des abus dans les pratiques extérieures de la religion «, U est à propos de les combattre , et c'est ce que nous allons foire.

II' Partie. fTahaat point des pratiques extérieures de la piété.

1« Ces pratiques sont utiles , mais c'Mt lorsqu'on les accompagne de cet esprit de foi et d'amour, sans lequel la chair no sert de rien. Comme tout le culte extérieur se rapporte au renouvellement du cceur comme à la fla principale , toute pratique qui ne tend pas à établir le régne de Dieu au dedans de nons^ est vaine s toute religion qui se bomeroit à de purs dehors , serolt Indigne de l'Etre suprême : eependant c'est Ici l'abus le pins unirersel , et la plaie la plus déplorable de l'Église ; Jamais tant d'extérieur et de dévotion « et Jamais peut-être moins de piété réelle et intérieure. Ce n'est pas que Je prétende , comme l'impie, que tous les dehors de la piété ne soient que feinte et hypocrisie : non , c'est an contrah^ l'erreur de la bonne Ibl , et l'excès de la confiance que la plupart des âmes mondaines mettent en ces devoirs extérieurs, qui leur foit illusion ; elles croient que tout est foit lorsqu'elles ont rempli ces devoirs , quoiqu'elles rivent toujours dans les mêmes désordres : mais si nooiinémes n'estfanons dans les hommes que les sentimeoU intimes et réels qu'Ito ont pour nous , et si nous ne comptons pour rien les dehors , comment pouvons* nous croire que Dieu, qui s'appelle le Dieu du coeur, se paiera d'un vain exté» rleor et de simples bienséances? Cependant on y met sa confiance sous prétexte que

!• Ces pratiques extérieures sont saintes : mais elles deviennent des obstacles de salut k cause de cette fousse confiance qu'elles nous Inspirent ; et c'est ici le second abus des pratiques extérieures t elles rassurent la conscience , le pécheur s'imagine y Iroorer une ressource à ses désordres; il se pardonne plus facilement des liragi- Itté* et des chutes qui parobseot compensées par des oeuvres saintes; il ne craint t>lus de tomber daos l'endurcissement , parcequ'll se trouve encore sensible à certains devoirs extérieurs de la religion ; il est semblable au peuple Juif, qui, fidèle oliscrvateur des pratiques extérieures , persévéra pourtant Jusqu'à la fin dans son aveuglement, parœque ces dehors extérieurs nourrissolent toujours son ii^osle ronflance- Aussi voyons nous dans l'Évangile, que les grands pécheurs , les fanpies, kf pubUeuins se convertissent t mab les pharisiens , les deml-cfarétiens , les âmes eo même temps religieuses et mondaines, qui allient les devoirs extérieurs de la piélé avec les plaisirs et les maxhncs du monde , ne se convertissent Jamais.

ftSe ANALYSES DES SERMONS.

8* Denilflr«biM4«fnUqwscflitérl0aNi;elleiftu.»ju.^,. 00 Mené Ui Juitioe co tear doiiluni la préTéfcnoe mr Icf oMIeatioM lef I iihifi I Bimi jOTirnl on wt rtr tmrtrt \n Ymmrt fnrmr irt I'im ■Md^màMDeifiie DiQuéeBaMledeiiODt.OrTalcilti4Bte lÉHleMos t loniM^al comkat aweMigs» OoooMBiiMlA.iMpêtttélrdMecrafrtdeta M H é» \m fkélé. LidiaritéMd^ lniiiHS«4*0 taJoitiM édille. ComMMiMt pir le defolrt loat ee que YMi ne JiètimH*M»C8tataMBtMnraqa'un amaièB rainei; Dieu ne «Mftple peiM ikt mvm qn H M MOI dcmsito poliM s la piélé tineère il f^rUaite iMlUé OBI oMlgaltoM de soir <tat.

LE JEUN DE LÀ TfiOISlàME SEMAINE.

PHEttlEft SBaMOII.— SVA Lk TI^DIV»

Cm ttédtmr mi noirt JutUcê imeêrUUnt* /. Pmr^équ'ttU iimiU «« »o«« h dtnr de U pmrfttiimk, n, ^«f««y«'«Cf« uout ««I kort J'élmt dm diutrm«r Um ertmt» d'éiwte Us iimpUt 9^«uttê, Ht. Pmrcê^u'ittt ■« laitMplut dans tam* cscsn tarmetin dg U clariHkmbitmalU.

P* VteTÉ. T6aC dH-éUen est obligé de tendre à U perfection de ion état. Jérae- GMH t'ordonne .- Soyei parfaits, nous dit-il, parcequete Père céleste que toqs aenrct est parfeii. Saint-Paul regarde ce point comme le seul easeotlel : oubliant tout ce qui est derrière lui, sans cesse il avance fers ce qui lui reste de chemin à faire : c*crt en cela que consiste la Tte de la foi ; elle o*est qu'un desîr non interrompa que le règne de Dieu i'acoompllsae dans notre coeur, qu*un saint empressement de former en mus la ressemblance parfaite de Jésus>Cbrist , qu'un gémissement excité par le sentiment de nos misères et de notre corruption, qu'un combat journalier de i*esprit contre la chair. Or ce dcsir de la perfection ne subsiste plus dans une ame qni ae borne i ressentlel de la loi , qui se fait un plan de sa négligence, qui regarde cqibbm des OMmes de sorcroft celles qu'elle pourrof t Mre de plus.

En nin regardez-?oos la perfection chrétienne comme le partage des dottres el des solitudes. Les moyens qu'emploient les âmes retirées du monde poor y parvenir, ne sont que de conseil , Je Tavoue , mais la fin à laquelle elles tendent est de préeeple, c'est la On générale de tous les élaU.

II* Vébité. Tons les péChés ne sont pas mortels; mais II r a mille transgressions dOQteoses par rapport aux dreoostances, et sur ittqneilei il est diffidle de laira l'appDeation des règles établies, pour discerner le crime d'avec la simple offense. C'est par la disposition du cœur toute seule , qu'on peut décider de la malice de ces sortes de fentes. SaQI épargne le roi des Amalédtes, et il est réprouvé de Dieu; Josué épargne les Gabaonites, et Dieu lu! pardonne t c'est que linQdélité de lun vient d'un fends d'orgudi, d'un cceur relâché dans les voles de Dieu; et que cdle de l'autre est nne précipitation , une surprise , et part d'un cœur encore soumis et re- Bgieui. Or conuoissef-vons toute la corruption du vdtre? Paul ne se flatte pas de connottre le sien ; Il ne sait s'il est digne d'amour ou de haine : David est dans la même Incertitude ; il prie Dieu de fe purifier de ses hifldétltés caeb6es : et vous croyei connottre l'état de voire conscience , vous dont presque toutes les actions sont daateuses, vous qui êtes toujours à vons demander à vous-même si vous n'avex pas été trop loin ; et vous vous calmes sur des infidélités visibles et habituelles par une prétendue habitude invisible de Justice , dont vous ne voyez aucune marque au debata. ilhl vons ne savet pas que vous êtes pauvre , misérable, aveugle x /V^urû /sm m a miitr, etc.

Une ame Uéde est moins capable que toute autre de juger de son état : la tiédeur épaissit ses ténèbres , elle calme ses remords ; les guides les plus expérhnentés aont dans rembarras, elle | est toiûours dle-mêmoi et sent en sol quelque chose de plus coupabfe que les infidélités dont eUe s'accuse. 11 suffit d'en fefaw le délafl pour montrer combien U est en effet diffidle de décider it eliea ne aonl pas de vrais crimes.

m* ViRiTÉ U charité habitudle a trote caractères incompatibles avec i étal Ua

ANALYSES DES SËRMOKS. 83t

liédeitr . !« La chârtié nous IMt aimer Dlea et sa M par-deasus toaUi eboiet. Ce caradére peal-H labHiter avec rattenUon à étudier ses dralts eoirire Dieu même » à lia Mre ^ae ce à quel xm se croM eitrémemeot obligé , à n*éviter que ce qui est viliMement digne des peines étemelles? Agk ainsi, eM se eondutre en eoteH pradigoe } c'est se eomporler en esolava, e'est n'aimer véritafalemenl que sa propre sa- Hsffietlnn, qne ses tMéidis, qne soi-même.

a*^ Un antre earaelére de la charilé est d*étre timorée I eHe rend l'ame plus clairrofanta, elle Ventiotfent dans on saint tremMement , dans de pleoses peirpleiitiis , dans une défiance continuelle ; an contraire , la préteodoe cbarlté des âmes liédes estoe quilestassarat peut-elle être si opposée àeHo-méme» et produire des effeU sIdiflSrento?

8* Enfin la cfaarité est vive ot agissante. CM un Isa qui pent quelquefois être couvert \ mais il en sort toujours des étlnoelles, et enfin il se rallume. Rien ne ranimant celle des aines tiédes , quil est ii craindre qu'elle ne soit réellefflent éteinte I Cependant elles demeurent tranquilles dans cet étal \ elles s'y fixent sans scrupule ; eHe se croient tout au plus endormies : peut-éb^ par un Jugement terrible de INen» Icdr guide pense-t-ll de même, tandis que Jésus-Cbrist tes déclare morts , comme auUrefois Lazare. Ah I c'est la tranquillité même de cet état qui en fait tout le danger, et pentrétre aussi tout le crime- Comprend qu'une vie toute naturelle n'est point la rte de la grâce, et qu'une vie de pareue est un état de mort. An commencement de votre conversion vous avcx fslt les plus grands eflbrts , les plus pénibles sacrifices ; pourquoi les rendriez- vous Inutiles, en refînant d'en faire de moins considérables? Si rem grandem dixhiet tibi propheta , certi faeere dtbucras ; puante inagis fVM nime dixU tibi : Lavare et mundaberis t

L£ jfiUDl DB LA TROISIÈME SEMAINE.

•BCOBO SBftMOM.— sua Là Tiiluxoa.

La tiéiamr mmmamM «»« ckuU cerImUe, /• Parce^uê U§ gracM êfidtdu, •icêêudru p^ur p«rêépérer dan» U Ptrtu, »« »omt plu* jQmméts dmmt ctt étmt* //• Paree^m* Ut pastiont f lu uout ttdrtiiiumt «Il 9let»'yforlîJitnt. Ilh Paretque tous Iti iecpurê tmtirlturt d€ lapiiti f if pituHtut iauliUi»

1** PaRTIK. L'innocence même det plut justes a besoin du secours cùniinuet de ta grâce. C'est elle seule qui opère leur fidélité ; mais c'est aussi leur fldâité seuTe qui mérite lis conservation de la grâce. Il faut que Dieu donne des marques plus continuelles de protection à ceux qui lui en donnent de continuelles d'amour 1 1\ est juste, au contraire, qull paie rindlffércnce des âmes tiédes par la sienne; abisi la peine Inséparable de la tiédeur est la privation des grâces de protection.

Cette privation a deux conséquences terribles pour ces âmes infortunées. Premièrement, elles demeurent vides de Dieu, et comme abandonnées à leur propre tbiblesse, ayant quelques ressources prises dans la nature, mais qui ne sauroient aller loin t ayant des secours généraux avec lesquels on peut persévérer, mais n'ayant plus ces grâces spéciales avec lesquelles on persévère inralUiblement. Secondement, le Joug de Jésus-Cbrist devient accablant pour elles : son calice amer ; les devoirs pesants ; la retraite ennuyeuse ; les prières faUgantes; les mortifications insupportables ; la vie , un dégoût perpétuel ; leur état , un état de violence et de neutralité qui ne peut être durable, parcequ'il Diut, surtout à certains coeurs, un objet déelacé t si ce n*esl pas Dieu qui les intéresse, ce sera bientôt le monde.

n est vrat qu'il y a des âmes qui paroissent se maintenir dans une espèce d'équilibre et d'insensibilité; mais il est vrai aussi que cet état ne défend que des crimes qui coûtent et qui embarrassent i U laisse subsister les passions et les folblesses secrètes, qui forment toujours une corruption aux yeux de Dieu

Il est vrai encore que l'onction qui adoucit la pratique des devoirs, manque souvent aux âmes les plus saintes : mais entre elles et les âmes tiédes ii y a troto diflérenoes. Premièrement, l'ame fidèle se trouve, malgré ses d^oûts, plus beureuse qu'elle

ftSS ANALYSES DES SERMONS.

n'étoU ivanliaeoiivertfaMi, eu Uaiiive l'ama UMe commuer à fCginlflr Iti •tWNM la rewQurce de f«i eniuii». Secondenent, l'aiiM fidèle cilionieaae m i .de lei ariditéB par le ealme d*iue oomcienoe qnl ne lai reproche poist de i attUeBqnerame liède porte ime cooicfence ioqoiéUt» etqiie, n'aiant pltudeMoliai, cet Mat d^UtlQO flou par to paix tanesle da pécli^ TroWaMai^ lame fidèle lont des épreuTei ; ceax de l'ane Uéde sont des pmiiUoiii t TuBe lro«ve en Dlea uo père tooAre • qui aupplée par noa prolectioB paiisaiite au deuoean qu'UhiIreftiies raolre éproore laiévérilèd'iuiji^ qfA^ à le eoqitffaetlOB dct adayci^aenenlf, va lUremoeéder uaarrélde mori.

11 cal vrai enfin que iMl escés» mémedant la pMtè, ■• vient piide TetprU de Dieu; mais il n'est pas moins vrai qu*oa ne persévère qn en se donnant à Dien sans réserve i qna les aaaes qui veulent accommoder la piéléavee les maximes du monde , i|Ui se relâdMBt de leur première ferveur , sont sur le point de retomber dana le crime; et que e*cat sur ees ImUcesqueles gens même da monde propliéCIsent la réduite des personnes qui sélolent converUes.

U* PaETIK. /Vmj pompotu i^ihlir nos patsiotu, mais êllts tu mearenl q»*4tfte mous : c'est en Us eomhattant qu'on les apaise ; en les ménageastt , on tes rend indom^ takles, La tiédeur, n'étant rien autre chose qu'une indulgence hahiiuelle eswers les passtons , les fortifie donc continuellement.

Oc celte nouvelle force qu'elles acquièrent , s'ensuivent trote elfets également tencsles. Premièrement , dans les occasions essentielles, le devoir trouve en nous dm dtflicultés Iqiurmonlables t il en trouve bien quelquefois dans les âmes les pins ferventes» et qui mortifient le plus leurs pendiants ; comment des eoBUis à demi séduiu seroient-ils à l'épreuve de ces diflIcnUés? Secondement, le crime s'aplanit et n'eicite pas en nous plus de répugnance qu'une simple foute ; nous nous sommes al fort approchés du crime , que nous fhmchlssons le dernier pas sans le savoir : une apparence de vie noos rassure; et nous nnos endormons IranquUlament dans la mort. Troliièmement, notre conir demeurant toq|oors au-dessous de ce qu'il se propoae, noos tombons dans le crime, parceque nous n*avons réaoln précisément que de l'éviter : les Justes mêmes doivent beaucoup entreprendre pour exécuter pen ; à combien plus forte raison y sont obligées les âmes tièdes, que le poids de leurs iofidélités ftit tomber tovijours fort loin du lieu où elles avoient cru arriver! En valu voudrions-nous nous excuser , en disant que noos sommes foibles ; c'est précisément parceque nous le sommes , que noos devons être plos drconspects et plus fervenls.

m* Partie. Les secours extérieurs de la religion sont inutiles aux emes tiedes. Premièrement, les sacrements sont pour elles des remèdes usés, dangereux par la tiédeur avec laquelle elles en spprochent , et par la confiance qu'ils leur inspirent : Il opérant plus en elles un accroissement de vie , ils y opèrent la mort. Secondement, la prière n'est plus pour elles qu'une occupalion oiseuse , où ellct ne trouvent aucun goût, d'où elles ne (Ircnt aucun fruit : rien ne les soutient, ni ne les défend , lii ne les ranime; tout les dégoûte, tout les fiiligue, tout les accable: dans cet état un foofRcles renverse; et pour les voir tomber , il n'est pas même nécessaire de les voir allûquées.

Au reste, où Texpérience parle , les raisonnements sont Inutiles. Sonvenek-voos d'où vous êtes tombés, pécheurs; remontcx à la source de vos désordres : cette M>urcc étoit Imperceptible ; il en est sorti un torrent qui vous inonde t la tiédeur vous a conduits Insensiblement dans l'abîme où vous êtes. Le démon ne propose pis le rriroc du premier coup ; Il attaque en serpent avant que d'attaquer en lion. Les crimes ne sont pas le coup d'essai do coeur : la chute de David fut préparée par Toi* Flveté et par l'indiscrétion ; celle de Salomon , par une vie molle; celle de Judas ^ par l'amour de l'argent; celle de Pierre, par la présomption. Levez-vous donc, limes lèches t le Seigneur est le Dieu des forts , il ne récompense que le courage it le travail ; son royaume n'est pas ta chair et le sang, mais la force et la vérité delHen.

LA SAMABITàlRB.

SêmtUUêè à U/émau dt Smmuri», mous oppùêm à U gratt iê Jéêui-Ckrfst trot* tmtun». I. CêBêéifHat. //. OtUtdo !■ d(glcuiU. itt, CM* dt U 9anHk d9$ •ftnionM d dtê dcetrimtt MmpUr^dê»mamrt.

V* Partik Lonqu^on nons propose le modèle d'une vie chrâtienne, nont répondoDi qu'une vie si réglée est Inaltiable avec notre état, et que le monde a ses usages comme le cloUre. Mais 1^ la religion ne distingae que deux sortes de devoirs, dont les uns sont particuliers à 4sbaque étal ; les antres , sans distinction d'état, sont communs à tous ceux qui ont été iMptisésiéles-voBS moins dirétiena que les solitaires ? avez-vous une autre espérance, un autre Évangile , un autre ebef, une-autre patrie , d'autres obligations essentielles, ou an moins des exceptions et des dispenses accordées par Jésus-Christ ? Ses maximes font les devoirs du monde , puisque c'est par elles que le monde sera Jagé.

S^ Cette distinction de ceux qui sont du monde , d'avee ceux qui n'en «oni pm , ne provient que de la corruption des mœurs. Elle étolt inconnue aux promin» fidèles : ils avoient tous renoncé au monde s être chrétien et n'être plus du BMmde, c'étoit pour eux la même chose $ vous étes.dn monde , diles-voos , c'est votre crime , et vous en raiies votre excuse.

9o De quoi prétendez-vous être dispensés en disant que vous êtes du monde < de la pénitence ? oui , si vous y vivex plus saintement : de la prière ? oui , si vous y aves moins besoin du secours de la grâce : de la retraite? oui , si le commerce du monde vous porte. à Dieu s de la vigifainee, des elbrls? oui, si les passions sent moins vives daas le monde, les obstacles plus rares , les devoirs plus Mies à remplir.

i* ta loi doit être plus fenne dana le BMiide que dans le dotlre, la charité nhis enraefaiée , la vigilance plus soutenne, ia prière plus fervente, la résisUnce plus fidèle ; les pratiques du dotlre ne sont que des meyena particullert prescrits pour làlre observer plus sûrement des devoirs eoaununa à loos les états i avec moins de secours il plus d'obsUcles, vous ave» les noiémea obligations A remplir ; des vertus , sans la pratique deiquelles vous êtes penlui, sont plus diffiellca à pratiquer dans le monde que dans le dottre. Les austérités que vous reléguex dans ledottre y sont donc mofais nécessaires que dans le monde t cependant les soliUins trouvent encore dans leurs asiles des s«^ de eralnte, des combats, des agiUtiona; et tous , au milieu des périls, vous seriea dispensés de feWerP

&^ Enfin compares votre vie passée avee eeUe des solitaires, les latisfhcllons que vous deves à Dieu avee eellee qu ils lui doivent ç et vous venex si les gémissements , les privations , les anstéritéa sont leur partage piutdC que le vtee. Si la ft»nme do notre Evangile fût née à Jérusalem, cet avantage auroH pu Ihl Mie un motif de sécurité ; vous pourriei eo avoir un, si vous vivlet dans lasolltode: vous êtes du luoude , comme elle étoit de Samarie ; comme eUe, vous nous opposa un état aut vous éloigne du saint.

U* Partie. On diflére sa conversion , pareeqn^ouse flatte que ceal une démarche fiicile i ionqu'ii s'agit enfin de se convertir, on se rebute de la dilRcnflé de rentreprise. Le moyen, dit-en, de sonder les aUmes d'une oonscience si long-temps souUlée, de refondre un caractère fragile et opposé i la piété, de mener une vie chrétienne dont le détaU est eflk^ayant!

JMais 1<? rétat déplorahie de votre consdence devrolt lui-même vous porter i l'enteeprise qui vous m peur. Est-ce donc la connolssance de vos maux qui vous éMgne du remède? est-ce le sentiment de votre esdavage qui vous IhH refuser votre

wneHraî toute la diflknllêquejetroofeid, est de vivre dans la situation oè vous M. 1. 53

toi ANALYSES DÈS SERMONS.

s** Voof déieipéMS de ponvoir léfomer fo(r« omeléra. Mtk foêad eelte ré» forme Toui ooèterolt plas qu*à un aatre » n'avei-Toas point ph» de crimes à expfar f d'aillcarf l'éCernilé ne mérite-t-elle pas gue tous vous fasslei les Tiolenoes que imm roos faites tous les Jours pour le monde P N'êtes tous pas ol>iigé sans .. cesse ém wmmonter vos p* ncbanls» de gôner votre tempérament, de sicriaer fos inriJnsttosMj de vaincre vos passions oo de les contrefaire ? Ces contraintes veoa obI dl^esé pi* que vous ne croyei à celles de l'Évangile. De plus, cette réforme est peui-itro moins dificBe maintenant \ l'espérieoce vous a désaimsé ; la bieBséanoe exige de vous des menirs plus sérieuses ; mille contre-temps vous ont dégoOté dn monde , et i-oos ont appris qu'H voos goÂloit moins. As mHlea de ses amusemenli tous m ireovei pies qalnqnlétoèB et f|tt*emnil ; leet cela toos prépare à roobRer, i le mépriser. Enfin la eonvcrsIOB est-cHe l*0ovrage de niomme? co qa*ll ne peut seul , ne le peM-il pas aidé de Dfeo ? Les cenrs les plus eortempos sont qvdqoeMs oeoz où la graee opère de ptos grandes dMSes ; elle change les incUnatioiis , eHe forme mi eœnr Rooveaa, elle est plas Ibrte que la nature.

S<> Les rigueurs d*ane vie chrétienne vous épouvantent , et 0 ne vous seo^ pni qœ dM bdmmes paissent ieRompllr eiaeteroent l'Évangile. Cest une excuse if^rienae à Dieu I rÉvanglle étant sa loi est nécessairement une loi sage, conforme à nos besoinst proportionnée i notre folMesse, utile à nos misères: Dieu en la donnant n*a point cberebé son Intérêt , mais le ndtrei et rien en effet de si propre que cette loi i nous rendre heureux. Mais tel est Partiflce du démon , dit saint Augustin ; n'ayant pu anluntiv TÉvangile en rendant Jésus-Christ méprisable , il a essayé de Tanéanlfr, en Datent passer cette loi pour impraticabie i U* Ma divmn, in^n^iUsi sed qmû ëkm impUt ? D'ailleurs cette excuse est Injuste dans le bouche de ceux qui reUègnent i Us se plairont de l'impossIUlité de la vie chrétienne , et ils n*en ont janotfi Hilt l'épreuve i qu'ils prononcent sur les peines et les dégeôls de la vie du monde , leur Jugement est recevable; n'ayant point essayé de la vertu, Us ne doivent pas décider deee qu'Us ne counoissent point. Rebutés comme les IsraélUes , Ils disent que la terre où on veut les fiiire entrer estcooverte de menslres et de géanfSs Terrm dêpcrai kmkîaioru moi, Témelns du contraire^ nous leur disons, eemme Josné et Caleb , que cette terre est excellente t TgrNi fmtm eirtmMmui pmtdè èom tsi. Oni, si voos connoissiex le don de Dieu« les oonsolatiODf qu'on éprouve à son servîee , la tranquillité qu'on y goAle , les focilités que li graee y ménage à notre folMoase , vous ne différeriei pas un instant votre couversh» t vous ne eraigdei la vertu que parceque vous ne ia comioisief pas.

III«Partib« La dernière excuse qu'oppose le pécheur, c'est la variété deeepbdens sur le règlement des mcnirs ; de cette variété il conriut que l'Évanglie ne renfonnant rien de trop assuré > il peut vivre tranquille dans ses égarements.

Mais l<»iln'yaqne des âmes timorées qui puissent se plaindre que ceHe variété «ropinions les Jette dans la pcrpilextté t ne croyant Jamais marcher par un ebemin asset sûr, elles ont des doutes sur lesqneb il n'est pas toi^ours foOHe de prononcer, rt elles peuvent trouver dans le sanctuaire Ici une indulgence qui les rassure, aHleuri une sévérité qui les elarme. Mais le dér^ement de la Samaritafaie ètoit clair pour (Ile ; il n'y avolt ni i Jérusalem , ni & Gartsim aucune loi qui pût l'autoriser : de même , pécheurs , il n'y a point de variété de sentteents par rapport à vos pasileus honteuses , parlent on vous condamne ; partout on vous dH que les fomleateors , les adultères , les impudiques , les adorateurs didoles n'entreront p(AoX dans le royaume de Dieu. Cette uniformité d'opinions ne vous ramène point à ia vérité. Gommencex donc par renoncer à des désordres qui n'ont pour eux aucun suffrage , pas même le vêtre I adorex Dieu en esprit et en vérité : alors ne cherchant que Dieu parlent, partout vous le trouverez ; alors vous gémirez devant le Seigneur de la variété dai décisions, et voos lui demanderex qu'il maniffsta sa vérité.

V^Oxx n'allègue cette frivole excuse* que parcequ'on ne veut point se ceovcfUr. A I exemple des Samaritains , on ne sait es qu'on adore i on vent retenir eoeann eoi le fond de la religion 4 mais comme eux on y veut mêler des magaaproteica elfivorables aux passions i la eoueieBcc ne raUOant pofait ce Ulélenie , on n*est pm^d^* oord aver sol-même t pour se calmer, on suppose que les mlnislres cux-mèmea ne

ANALYSÉ DES SEIRMONS. 8d5

IMttiii d^Koord cuire en; on îatOé u féenrlté «ir leun dtainiilNil préfenAMi ; d pireequ'oit cninl la rérHé , on est bien abe qu'elle lolt olifeiirde.

■raie éleft la dikpotltfon de la SanarHalne. Sollicitée an dedana et an dehors, elle toalolt encore dtflérer sa conversion t Quand le Messie sera yenu , dit-elle , n nous annoncera tontes choses CM mol-même , lui répond Jésns-Chrlst , et si tous lalsKf perdre rhenreoi moment où ]e Yoos parle , vous pérIsMt sans ressonree. Jésna-GhHst nous dit la même chose t Voici le don de Dieu; ne dlflérex phis une eonverslon i|fie fOQS avet attendne en vain de Tâge , do loblr, de la rupture de voa engage* ments : vold le moment ftrvorable , regardei-le , on eonmie le comble de nos miséricordes sur votre ame , on comme le terme liital de ma bonté et de ma paUenee.

LE QUATBlèMB MMAHCHB DB CARÈMË.

sua i.*aum6iib.

DIVISION. /. t$ éê9Mr dé r*uaéuê HmlU —ntrt Ut taUu •9tufi de U euplMlé, II. U dt^êipiê rmumimt tmu9é dtt défamti mUmtt é* U ehfUi^

I^ Partic. Un peu d'attention à la sagesse de la Providence, aui lob de la nature, à celles de la religion , suffit pour persuader le monde que raumdne est un devoir. Mais on allègue dIflSrents prétextes pour s'en dispenser : on n*est pas asses riche ; les temps sont malheureux ; Il y a trop de pauvres à secourir.

Premihe tMoue. Sans avoir un revenu Infini , on a , dit-on , une Infinité de dépenses à Mre. Hab s*n est vrai , d'une part , que les bornes du nécessaire ne sont pas égalenient étroites dans tous les états ; de l'autre , il est incontestable que le snperlta des riehes appartient aux pauvres. Ce principe supposé. Je fib quatre questions. Je demande premièrement, si c'est à la cupidité à régler le nécessaire f SI e'étoll A elle , plus on aurait de passions à satbflMre , moins on aerolt obligé d'être charitable t c'est donc à la fol h le régler ; or la fol adjuge aux pauvres ce qui ne tend <|a'à neonir la vie des sens , qu*à flatter les pasiions, qu'à autoriser les pompes et les abus du monde. Je demande secondement , si, pour être né riche , on en esc mobis chrétien? Non , sans doute , ou bien il flnt dire que ce n'est qu'aux pauvres que Masn-Christ a défendu le Ihste et les plaisirs. L'Évangile Interdit aux riches tons tes avantages qnlls peuvent, selon le monde, retirer de leur prospérité. Ce n'est pas ponr vous que vous êtes nés opolentSy mab pour la veuve et l'orphelin : vos biens font des dépôts mb en vos mates pour leur être cooservés ptns sétement t vous n'êtes qao les mhibtres de la Providenee envers eux t sans cela votre élêvatfoniia seroM pas l'odhage de Diea. Je demande trobièmement , ce qoe peuvent retrancher aux bMoIna prétendus des riches les modiques lai gesses qju'on leur demande? Dieu B'algo pas qo'lb vendent lenrs biens , lenrs palab^ mab il exige que ta dépeoN qstb fsrant ne les nette peint hors d'état da ooovrir la nndtté do ses servMeiirs; qoede lemt tsfelcs déiicales H tombe quelques miettes pour les Lafeare; que lea goil ponr les peintures ne leur fasse pas oublier les images vivantes do Jesos-Chrtot,ifue Jandb qw le Jeu est nn gouAre oA va fondre tout leur bien, Ib n'en allégueni pas ta médioeritê toraquli s'agit de sootager leurs frères. Je demande quatrièmement, powquotO'est fel ta sente dreoBStance où ib se plaignent de ta médiaeritè de leurs revenus ; eux qui en toute autre occasion veulent passer ponr riches ? Ah ! ib disent qu'Hs sont paovres, et en senb ne veulent pas voir qu'Us sont comblés de

t êJttan, Les temps sont malheureux^ dlte»»vous. Mab pnoalèrement. c'est prêcbénent pour esta que vous devei vous attendrir envers tas todlgentsi si vous vans reasentai de cas malheors, combien n'en doivent^ib pas soollrirl Secondement, ee malheur des temps est la pèfaie de votro dureté envers les pauvres i c'est done par dee anmdnes et non par de vaines prières qu'il fkutapalier la oolère de Dieu t les pauvres ont les deftdu ciel : leurs vmux têgleBt iesteaspa et lessabons» ee n'est qw par rappart i eux que Dieu vous punit ou vous flivorlw. TroMémemKtn^ vwpmiians sounrem^nes oo la mBure |iwviH|ue r oi me wHimiiige aqimque

886 ANALYSES DBS SERMON3.

devoin. Dien, en frappul d« stérililé l« proviiicef, nut dter m fgtêadÊ km oe»lioM det eio4t I regapdei-Voiii oomoM dei eriminel» pnbUci i porlei tMdi l^aiaertoniê dct Aéan qui ne font dcfUnte fa'à toui ponir. Si k» dlfeit atae qne von» feltii de vof licbeffei vonl toujonn lenr train, lâelgré ce» fléeasi il llndlgence lenle en lonAre» Dieu, en lu feiienl pienvoir mr la terrei n'enroildenc Yonln frapper qne dei maibeoreni ?

DW««mi#«jw«M. Il 7 a, dH-on, trop de paovres à leeourir. Mail pcenléraneni, d'od Tient eeUe mnlUtode d'indigenU que noi pèrei n'ont point yiie dam ieiplm grandei calamitéi ? K'eit-ce pas d nn luseqni engloutit tout ? li n> «voit point dl»> digenti panni lei premiers chrétiens; pourquoi j en a-t-ii tant parmi nous? Ceit que leurs paurrei mémei étoient charitables , et que nos rlchei sont cmeb : c'est qu'ils étoient tom motteslei et sobtes^ et^ne nons MmnMa.ftHuleni et tniempérants x c'est qu'ils n'crolent d'ambition que pour le del, et que nous n'en avons que pour la terre i c'eit que leurs retranchements fklsolent la richesse du pauvre , et que nos proftuions font sa misère. Si chacun mettoit à part une certaine portion de ses Uens pour la subsistance des indlgenU , on verroTl renaître Vègallté, la sainteté même des premiers ûdéles t tout changcroit de fece ; et les ennemis de la foi seroient encore forcés de reoonnotut U diviollé de notre religion. Sccondefieni, c*ait prédséMent parceque le nombre des pauvres est grand, que le devoir de Taumâne est plus Indispensable i la miséricorde doit croître avec les miiérei s elle dpit interdire, eonune superflues, des dépenses qui bon de \h seroient peut-être néœssairoi s ni Itamanlté, ni la raison , ni la religion ne vous permettent point d'élre sepli heurenK. Aion leieioés de charité sont pour vous une loi de justice; «toit vos proAnlons méritent d'élre punies même par les lob des bommes t peut-être oeprndant lai ea-voos mettre à profit et apprécier la nécessité des pauvres. Dieu les ?en0ein»i|sieropl vos aocuîatcnrs; et déponliiés pour Jamais de^voi biens« Une vous restain pour partage que la malédiction prononcée contre tes ricbei imipltnjabiei i Aîidw «ra«, etc., «fo» 4rMm, etc.

U* Partib. 11 y a quatre réglai à obtervier en aecoapMuMrt le demir ia Tanmêne : la charité doit êtres secrète^ nniveiieHe, douce , \igitantn*

l'' Jésus Christ multipliant lee peins dam un lienécarlé, afin de n'aniirpair témoins de sa miiérlDorde que cent qui en dévoient reisenUr h» dM», nam apprend que notre charité doit être lecréH; uns «ette condition no» nnnênw sont perdurs pour réternlté. On voit peu de gens qui publieol ienn enwrei aur le» lolti« mail on en voit beaucoup qui n'ont dei yeni que ponrlei misères d'édai t tt y en a qui prennent des meaurei pour cacher ienn iaigeiMi , mail qui ne iant|iai flcftdi qu'une indiscrétien Ici trahine t en n'est pas plus bnmUedam M UbérattHa cnvuf iei tempka du Seigneur ;nr lei mun sacréi. des inseripilow kumoilniisent IXiqpMfi des biienraltenrs ; à Taulei , le prêtre est revêtn dei marques de leur vanUlSalomon dam le temple de Jéruialem ne fit graver que le nom du Seigneur i ka pim riches d'entre les premiers fidèles voyoient avec plaisir lenin nom» conimdm.atee eeui de leurs Mrei qui avaient fiit moim de large«ei. La eharité ait celle hnnsm odanr (le J6<iii Chriit , qui l'évanouit dès qn on In découvre t il ml bon q^ nm frémi voient nos cnivm; mais il m Aiut pm qun nom les Toylom new'^mêmcs i aeahlaMes h ces fleuvm qui ont preique toujours coulé som la terre, lei auméneaMorêlei arrivent bien pIm pur» dam le ichi de Dieu.

n* Jéim-Christ ne ratant fienonne de celte auillilude qui l'eAre è tari, nous apprend que notre charité doit être univenelle t il condamne ces libéralités degodl et de caprice, qui ne lemUent ouvrir notre emr à oertatoes ndièrei , qili penr le fermer à toulei lei antres; qui ont Inun Jonia fiiei^- leura Jieui, leurs pcnannci: la vraie charllé n'est point si raélhodiqoe t II condamne eet «xamcn que jmm Ihiiim dm besoins qu'on nom «pose; la vraie eharilé n'est paim siacrupnlema; c'eii Msm-Christ qui reçoit Taumêne donnée même à un impmteur ,ict la rêecmpanm est attachée à l'intenllen de celui qui la donne.

S* Jésm-Christ attendri à I* rue d'un penpie ocrant et dépourvu , noua apprend que notre chaHlédait être douoe. Vom amompagneg couvent va> anmêpes de tant

de dwelé, que le refut cerolt moins aceabtanC : tch» reprochez eux pearrei lears lërett^ et voue ne fliiflef eoeaii ovge dm v^rei; lear perene , el vous Tivéi dens ■M «olleMetoJigiie ; leur vie Inatile , el le vôtre est erltniBelie. Le pWé qui compHR k leMs meoi , les eoesole euteni que la diarlté qui les soulage. Au théllre , les loellKiife d\ui héros fUraleoi vous etiendrisseal ; Mus-Christ seoffireat dens un de sel esembrei crt -ft Indigne de votre pillé?

4» \{Èm Hiflnr déoNivrent le premier les besoins du peuple , nous epprend qoe Qstra ebeiillé dett être vigUenle. Celle vigUanoe est une suite du précepte de Tenmdne. Xes' riches sent les peste»» des peovres selon le corps; et ils son( eonpeblee deeent Dieu des ndles .qa^enreU prévenues mi seeonrs offert à propos. On B'citge pas qae vous déoel^iei tons les iMsoIns secreU d*one ville : meis on exige que- deos vohre quartier voae ae sof es pas environnés à vo^ insu de mille malheureux qui. sent blessés de votre pompe et de votre |nrospérité| que dens vos terres vous eonnoissha les pereomes que i'épniaeme&t et kjs infirmités, le seie el Têge metlent ou hess d'état de gagner lenr vie « on en danger de perdre leur innocence.

VoUà les régie» de Inaméne chrétienne t ut voici les fruits. Premièrement, elle esl uns source de bénédictions, même temporelle» t e'esl une usure seinle, elle intéresse Dieu dans notre ferlnoe. Secondement, elle nous cause la Joie la plus sAre «uenos biens puissent nous preeurer : quel plaisir de blre des heureux! quelle cpnsoialien de penser que des emes eflUgées lèvent les mains «uelei pour nous! Troisièmement, elle aide à eipier les crimes de l'abondance; à noos ouvrir les porte» dttdel lia graee se réserve de grands droits sut une ameoàla charitéa'a pas encore perdit le» siens t la oonversion d'an bon cœur n*est Jamais désespérée. Aime» dooe, secoures > respectes les penvres, afin qnte grand Jonr Jésus- Christ

vous (lise : F'eruit , Us bhdt de mon Pire , etc»

SOa LA MiOISÀHCS.

MVISlOlVi Jtin dêpUt/HpoU f ■« /«# prH«9U9 ^ui JuttiJUnt a not/ciut U midismitet. EiU lu ptta ilM ëMtmtêt* /• JVIp«r I» Ugêrêté Jm éé/kmtê f m ii0iit ctmnnnt ; //. If l par la noîo. HétèpukUqmëi iii, Jfi pmr UuHê de UeériU «I if« lagbire dé Dieu,'

!«• Poms. En vtahi prétendes-voos excuser vos médisances par la légèreté des déteils qne vms censures; le» inotift en sont toi^ours mauvais, les circonstances crindneiics , las snite» irréperÉbles.

If Tout votre but> dKcs-voos, est de vous r^onir sur de» délhut» qui ne désliosNMint pe»« Me cmelie , qui attriste votre frère l plaisir pervers , qui naît d*iir» vicel Une parole oiseuse est interdite; découvrir la honte de ses proche» est on cNm») wiierme de mépris est, selon Jéne-Christ, digne d^ane punition élemeiie, et vous séries bwoeentl La charité se r^(ouit-elle dn mal ? on chrétien peut-il s'égayer aux dépens d'un membre de Jésus-Christ? n*7 a-l-U pas mille si^els édifiants de eanvenallon, dignes de la Joie des fidèles? ApprofMidisask le eeeret de voire coeur t n'est-ce point d*une Jelousie seorète q«» naissent vos eensorss ? elles tombent teatoof» sur la même personne, et tout antre vous trouve indulgent Ne voules-vous petat flatter un grend à qui votre frère ne plaît pa»? ne sacriflex-vons point sa réputation à votre fortune? Non, dile»«vons ; si je médit quelquefois , c'est pure faidlscrétlen. Je le vent t œ viee si indigne d'on chrétien peol-il en Justifier un autre? nitie foèNSoafllre4-ilmota» de votre faidiserétion, qu'il ne souAHrott de votre malke? sa lèpniaUan en esMle mohi» flétrie ? n'est-ce pes un crime d^èlre eapable dlndisoéîtonisn enpotat? QueHe eHentionscnipateose n*«ves-vous pas sur ee qui Intéraes vofre Innuenr I en «funt si peu pour oe qui tonebe votre ttèn , rahnex-voos comme vo«*iDÉaae?

^ Le nsottde aqloanrhnl appcMe légères des médtoinec» qui ne te sont point. Je suppose que les vdtres le soient en efllet, et Je dis qu'elles «sut toujours cHmi-' . Prendèiement v«lre ftèra t*» qte de» débuu légers ;

lien eiiëoiiepliisd%iiedefo(niiidolgeMe,d6fpCni«ipect; Hi9m\Béimkut tadledoTilél qoelto fi^ustieel Secoodemot, «nrlii*^^ qoe Toos oaMOMi al mi vous let leprocholt à ToaHBéoM? Akn fwi ymliii lOTt; IMI TW» parollrolt mtmtkL Faot-U que tOQltûll léter eoDira ^Mn Mni ci que coDir» Tom tool aok digne de ?eogeuioe? TroMèoMBCBC, en eeMnal dei défanti même légen , n> Ijoala-Toot rljen dn vOCie? ne «' àpenier» per dei ooiiiMtnni miUgnei •. pir oeiiiinf ge« sioot, même per un oerltin cUenoe? QoalriémenMal, la [ teqoeincilpelleiKdntdan aeieoèleolbrntt eilnttdéfliewwnr pnbllcy o& n*4lre pea loné eM preafoe an aHkent? Cimnléiamwt, n'eil-ee peint à m mallpai qne t'en prenâeni ?« eemnna, à cent qoelNao a étiMii anr ms lélea, el que an loi fooa ordoone de reqpeoler? Siilémement» ne eananm^fem peinl laa eÉMi da Seignenr , aniqnela il Tooa défend de toodier? Lenreeufanalienpeat n^llrepaa toi^oun aainle I mail entre que e*eit erdinaftement peur punir le dérégieaient des peuplée t que Dieu pmet qnH aarte dn landoelre même une odeur de mort t et que déi lori laa inlldéliléi dm pidirea doivent pluMt dira le ti4et de TH lannea qw celui de ?ea cenamea ; quand même le miniitre mériterait quelque mépHi , peuvm- Toua aans aaerilége, ne pm impeclar aen aainMéra? Seplièmamant eatta, n*atliqnei-Toua point dm peraonnm qui ftmt une proféarien pnbUque de piélé? Voua aulorliei donc eaui qui voua écoulent à penmr qnH y a peu de Traia gêna de felan nr la terra, et TOua conarmei ka pr^ngéi dn monde centra la fertn. Lm Jualm pen* rant chanceler qnelqueMa ; mali Ib aont toa fenrltenra de Dieu , qui prand nr M tea plua légère mépria dont ou cm l« déihonorer i U rengea EMaée, ÉHe, David, de dértakma qui aemidelettt pardennaMeai tOHher à eeui qui b aarvem, oTeit tenokr à la prunelle de aon coll.

8^ Enfin les médinncm mémea que voua appelai Mgèrm, août eriminella par rapport à leun suitm toi^un IrréparaMei. Toua lea crimm peuvent dira eij^ par les vertus contraires; nul remède , nulle vertu ne peut réparer celui de la détraction. Vous n*avei révélé qu*li un seul l« vicea de voira frète ; mais ee confident en aura blentdt d*aQtres qui InstruÎFont lea premiers venus de ce quHs aèrent appriat diacun , en le racontant» jndouiera de nouveUm droonitanemi ainsi «m source presquimperceptibie « mais grosaie dena m course par miUe ruiaiean étrangers. deviendra un tonrent qui Inondera la cour, lavilleetlapravlneeienunmot» voira frèra sur qui vous n*aves voulu que plaisanter» sera décrié formellement, flétri éternellemeoL En vain, pour voua opposer nn déctotnament pubHa, ckanterei-vousaeslouangm; vous sera seul» et vos élegm venus Irap tard» ne lui «Mreront que des mtirmt vous médlseï par la boucbe de vea dlorenai vous étm coupable du crime de ceui qui les écoutent i quelle pénltonee pourra eipier de lali maux? voira mort même n> remédiera pm; le acendale voua enivra , et dm aulema licencieux l'éteraiaaront.

U* Parub. La médisance» Ion même qu'elle roule sur dea feutm piÉlIquie, cet criminellei paroeqn'alora même eUe blesse rbumUlté, la dmrité» la Jusiiee.

!« Lliumllité» en noua représentant vivement nos fuHrn» nous dia le loisir de remarquer celles de nmfrérm i eUe nous fliit bénir Dieu de ce qu'étant tombée pentètra dans im mêuws égaramenls, noua n'araoa pm été désbonoréa comme eux t elle noua teit crataidr^ qu'il n'ait épargné notra conbislen en ce anmée, quepom la rendra plus améra et phia durable en rentre . ^ afin J^t^tn Pêmt ftâ ui êmm péckéf dlSOit JéausObrISt, JêUt «mtrt aiUftmmê UpnmiMM fUrrêrj^ vona dis «loêoord'hui la même cboae i Cette personnoTlent de perdram réputation, et veui vona glorlfiei encora de la vdtrat voua étm phia benranm qu'elle; êtea-vuna pim inneoeme? Dien peut-êtra va révéler votra bontés voua vona arasai dngiaira delà langue , vous serei pereée du même glalvei et quand vous aerfei«xemple dm viem que vouablâmtttDieuvQusy ttvrara. En eflist, la Imnte ml U pnnltioB de l'^wguefi i Pierra, le plus ardent à détester la perfidie de Jndm , tombe hil-même dana linfidéHIé. Rien ne nom attira lami'iiMndou de Dion, «ne le plaisir I ^ nous leleveus irnsHSlm de nmscrm

^ U dmrMé ne neui pnwt pm nina «m HmmHilé de

i pubHqQei. XIU n'agit point m vain i or. <|iioI de plus Inutile que de dirolguer ee qd eii d4« public ? Qaèl eit yoCre objet i de bl&mer votre frère ? Mais pereé de mlUe traits» ll> est assex pani « il mérite désorroois toute TOtre pitié. De plaindre son InftHrtnne? mais la compassion rouvre-t-elie les plaies d'un malheureux ? De Justifier Tos soupçons précédente ? mais vous venez donc triompher de sa chute , et vous glorifier de la malignité de vos Jugements ? Ah ! vous éles vous-même dans une oeeasioo de péché dont le publie murmure d^a t e*est Ici 66 il ftmdroH exercer votre art des conjectures. D'ailleurs , la charité gémit des scandales; de Pavantage qn*en tirent les Impies et les libertins , de Toocaslon qn*ils donnent aux âmes foibles de tamber dans les mêmes désordres i vous devei dono par votre silence contribuer à les assoupir. Quand tout le monde en parlerolt , eonchire, que vous pouvex en parler à voire tour, e'est barbarie; lliumanité seule nous apprend qnll est beau de se déclarer pour les malheureux.

8* Enfin , en censurant des foutes même publiques, vous violei les lois mêmes de l'équité. Car premièrement, roettei-vousà la place de votre frère i crofrla-vous que Teiemple publie lui donnât contre vous le droit que vous prenei contre lui ? SeeondemanI» que savei-vous si le premier auteur de ces discours publics n'est point uo Unpoeteur? Un ennemi, un ooncorrent, on envieux peuvent avoir calonsnlé votre frère s le pnbUc a peut-être reeuelHI avec maliee une simple faidlscrêtion , et réalisé une pure ooitfeclure. Smanue a été décriée; n*étoit^le pas hmoeente? Jesas*Cbrlsl Ta été; excoserleg-vons ceux qui parlolent de lui comme d*nn sédodeur? vous vous exposex done à la ealemnle envers votre frère. Troisièmement, que savex-voHS si son repentir n'a pas déjà expié sa foula devant Dieu? en ce cas, quelle lojttstice de foire revivre des fontea que la Seigneur a oubliées ! Qualrlèmement, on savolt conftisément que la conduite de voire frère n'ètolt pas exempte de reproche; pourquoi venex-vous édahrcir les bits, expliquer tout le mystère, êtouIScr un reste d'honneur qu'il conservoiC encore ? Cfaïqulèmement, peut-être par un rang, par une naissance qui donne de l'autorité sur les esprits, confirmei-voas des bruits qu'on ne tenolt que de certaines personnessans aveut votre silence seul eût pu arrêter la dlffomatlon publique, et votre censure l*aalorlse. Ah 1 Dieu lui-même dissimule les péchés des hommes; disshnnlons-les à notre tour, et ne prévenons pohit le temps de SCS vengeances.

lU' Paatib. Enfin la médisanee se eouvre quelquefois da voile de fo piété. Si l'on censure les pécheurs, c'est par xéle, dit-on; c'est par hataie pour le vice. Cest une Illusion; fo piété, dontfo charité est l'ame, ne nous dispense pafait de fo charité. Voici donc les règles que prescrit l'Evangile sur le véritable xèie. Premièrement , le vrai zèle gémit des scandales qui déshonorent l'Eglise ; mais il n'en gémit que devant Dieu x 11 lui en parle souvent dans ses prières» mais il les oublie devant les hommes. Secondement, la piété ne nous donne point d'empire surnos IMres; s'ils tombent, ou s'ils demeurent fermes, c'est Talfolre du Seigneur i nos plahites sur leurs désordres partent d'un fonds d'orgueil, de nnallgnlté,. de légèrelé,d'lnqulétndtt, elles déshonorent la piété, et Justifient ks dlsoonrs des tanpies contre l'homme de bien. Troisièmement, le aéle lêglé cherche le saint et non la dUhmation du pécheur ; Use rend abnable pour se rendre utile I Iles! plus touché du malheur de son frère qu'aigri de ses foutes; Il voudroit pouvoir se les CMher à soNnéne, et il sent bien que les censurer c'est augmenter le scandale. Quatrièmement, ce zèle censeur est hiuUle à celui qu'il attaque puisqu'il est absent; il hil est nuisible puisqu'il ne sert qu'à l'aigrir en blessant sa répuUtion ; Il est nuisible à ceux qui vous écoulent, el lew apprend à ne phis mettre la médisance an rangdetvices. Le vrai aéle est humble, simple, miséricordieux^ délicat et tfanoré; me langue qui a eoofoasé Jésos- Christ ne doit plus être biquiète, dangereuse^ pleine de fiel et d'amertnma contre ses frères : Ungna Christnm tonfêua nm tH moMicm, non înrMmtmj mm oomUUo ptrsîrtfim tmdiaimr (lahit («Jprieu).

LE BIARDI DE Lk QUATRIÈME SEMAINE

DKS DOVTBS 9V% UL RBLIGIOV.

DiVlSfON. U phpurt de fum f w* m *#«»f hkcriéuhsf ■« U êoni pmi ém «f «T. /. Ce$t k éé-^ r4gUmmt fmi propû$0 l»# éemtti, #««* cfêr Nf eroirt, //. C'*9t Vlgnorme* f«/ iw mJ0ptm

l'« PART». Trois réOeitai montreot iioe letdtivlM des piétendui taMTédatef mdI des deulM de dérèglement PtemiéreiiieQl, eeit le dérégleHeDt qui a fiNVé lem doutei > et 000 pM leurs dooUs le éiréglement. Seoendemeat, c'est àlens pftriam qulls tiennent, et non k leurs doutes. Troisièmement, Us B'aliaqiieBl qae les fiéritét incommodes an passions.

1® OnB*a encore tu peisonne eammeaoer par des dooles sur la fol ; et des doo* les, tomber dans la dâNtucbo: on se livre d'abord an plaisir ; ensnile on erott qnll est impossible de se CUre violence ; enfin, on conclut qne cette vièlenoe estlnntila Que pensoit<OB avant que d'avoir renoncé à la pudeur ? alors, le coBur n'étant point gâté, la foi paroissoit respectable» la raison éloit soumise, on ne se formoit pai même de difficultés : dés que les mosnrs ont changé, on a en des doutes : ce n*«Bl donc pas la force de la raison qui les a enfantés, c'est la corruption du oosur ; c*esl même une lâcheté décourage: on ne peut soutenir les lerreursde la religlon;on lâche de s'étourdir en les IraitaDt de frayeurs puériles i on cache sa peur sons une ostentation de bravoure. D'ailleurs, quel besoin n'ont pas les passions du seooun desdontes! combattues au dedans et an dehors, elles sont trop folMes, Il fout les soutenir; elles sont trop chères , il fout les Justlfler ; les vérités de la religiott les troublent, U fout lâcher de se peswader qn*on ne les erott pas t o'est-â-dire que le grand effort du dérèglement est de nous conduire au dasir de llncrédullté. SI donc l'insensé dit qu'il n'y a point de Dien, e'ft«t dans son cœur qu*ll le dit s ce langage en est le desir : U voodrolt qu'il n'y eût point de vengeur du vice. Il rMéantHdoBC par ses souhaits ; mais ses soohaUs sont aussi stériles qu*f b sont Impies : l'idée d>me puissance infinie et d une justice redoutable demeure toujours au fond de son être, et ramène ses remords. Les ealmeroit-il en se disant quMt est trop livré â la d^u* cbe pour en sortfa*? c'est bien phitôt folt de se dh«, que n'y ayant rien après la vie. il est hiutile de roieni vivre. Cette idée le délivre de tonte contrainte, Teotretlent dans l'indolence, Tempéche de s*approfbndir lui-même .- elle émoosse au raefos la sensibilité de sa conscience; et en foisani qu'il se prend pour ce qu'Q n'est pas, elle fott qu'il vit comme s*il étoit ce quil voudrolt être i trop dissolu pouf consentir à mener une vie chrétienne, trop foible pour braver un vengeur quil reoonnoltroit sans répugnance, il se tient dans une espèce de neutralité entre la fbi et tlrréligtoD, et vit sans vouloir savoir ce qu'y est en eflbt.

S^ Une seconde raison qui n'est qu'une suite de la première^ e*est que les préfendus incrédules, sib ne changent pas actuellement de vie, tiennent i leurs passions, et non à leurs doues. Font-ib qnekpie retour sur eux-mêmes ; leur embarras n est plus de savoir coaunent Ib pourront croire des choses qui révoltent leur raison, mab de savoir comment ib pourront mener une vie contre laquelle leurs Inclinations sont révoltées. D'amours fb vivent pour ta plupart dans des variations continnelles sur lenr incrédulité même : en certahis momenis ib sont touchés des vérités de b r^ ligion, en d'antres ib s'en moquent : tantôt Ib cherchent des serviteurs de Dieu pour s'inatrub'e; tantôt ib les traitent avec dérision. D'oà vient cette vicbsitude? c'est que leurs passions n'étant pas toqfoors également vives, leurs doutes qui en nabseot doivent changer coosme eUes; si leur Incrédulité prétendue venoit d'incertitudes réelles sur la religion, ces incertitudes subsbtant, l'incrédulité seroit toqiours b même. De plus, répondes aux difficultés d'un prétendu Incrédule, réduisez-le â ne pouvoir répliquer : il ne se rend pas encore ; son air mystérieux et décidé vous Ihit gémir de son entêtement ; gémbsez plutét de sa mauvaise fol • qu'au sortir delà, une maladie mortelle le l^ppe; vous le trouverez convaincu, confhs, repentant, tremblant, et

ANALYSES DBS SÊiMXXfS. Ut

, iHtt pi0 4» preuves, iMl» des «OMDiittoi». Son eiprll TtaM ibm délré édafrei"? non -, Mi pâsitoi» vont «'«teftidb^, i« éoulti r^UgMiil mae «Hes t appetes-eir aréB TertoUiBo à oa pédMor flMiraat, n «Toaira4pi)il«i «vdt ImpoBÉ an pobllc par une flmae oatenUUon d*iinpiété.

8<*EoaD,ee qalÊdÈhedèfMmr^aêlmàÊnkeÊn» vinMrtipeAi dlaéêjlement, e*eat qu'Us n'ont powebfM fli0i|Mlei vMléslBetNHaiedeiaéi paastaos/M îa religion ne pvoposoltqoa des oSTittres, que des fèrttéi apécriatif as, k^ktaMÊfim serolent rares t elle propose deamaifnMaqalgé&eDl, deivMtéa qolmanioeBtt eîcsl sur celles-là qn'on * dea dontii, omTest à eaiM d'ailes qu'on ae ftttô d'e* «nilrfkr te antrea. En nin cii»friet-V0M ^ ie^eapàr noar poor ta vérité, que l'ionrédolB ne se rend point à des mystérca qoe ta nison r^oHoi osa TéHtéane rtnté^easeot point ç ce qui rinléressa est de vttnv an «rédo aaa dfrirs. et de n^oir rien à cttindre après setteTlOt passerait ce potat ; il OQnrtandfo de tout Anssiiatoialteea de Ttai* piété aosont «tticbés k prooTisr que tout motimit tveotaeorps ; qoe les peinas éter> nellce élolent des taMest et œ n'a été que poor en venir là, qullaontnttnqnèks autres pointa de ta IMtTOlta pourquoi tas inaptasdana taSa«essoei lessaddneéaM dans rEvangtle n'attaquent que ta réaunreellon des morte et llnunoiUtilé de l'amei voilà le point déqteif i on ne secoue le Jongrde ta jioi, que pour aeeouer celui des devoirs; la religion n'aorolt point d'ennemis, si eite n'étoit pas ennenta duviee*

II« Partis. Cest tignorameg qui adopté let doattt *aiu Us compremdrt. Les pré* tendus incrédules blâment ce qa'ils n'ont point examiné : Ils blasphèment ce qu'ils ignorent ; Ils haussent ta religion, et cette haine est ta seule science qui forme leurs doutes : matant mtscire, quiajam oderunt. En elTet, pour combattre des vérités reçues dans tous les siècles par tes plus grands hommes, par les génies les plus élevés , il Csudroit des raisons bien décisives, des lumières bien rares et bien nouvelles. Cependant, approfondisses ces esprits forU ; ils n'ont pour toute science que des doutes naéa et vulgaires x ils ne savent qu'un certain Jargon de libertinage i ils n'ont ni fond, ni principes, ni suite : ce sont des bonunes légers , superfldeis , en qui peutêtre ta débauche a éteint toute pénétration : ce sont des hommes frivoles , dlssipi^ , Ignorante, qui ne savent que répéter ce qu'ita ont entendu $ échos de i'incrédulite, aansétre inerédules,ite savent ce qu'il tant dire pour douter; mais ils n'en savent paaasMi pour douter eui-mémes t ils ne doutent pas pours'édaircir; ils n'achèteroieot paasi cher ta ptaiair de se dire incrédules ; ils en serolenl même incapables .* ne les appeiea nisoctniens, ni déistes, ni athées; ce scroit encore les honorer ; ils ne sont rien; du moina ils ne savent eux-mêmes ce qu'ite sont.

Et ce qui est bien remarquabte, c'est qu'eux qui nous traitent d'csprite crédules, de nous rendre à ta plus grande autorite qui ait paru sur le terre, déférent à l'autorité d'un libertin, qui , dans un moment de débauche, a dit qu'il n'y avoit point de Dieu, quoique peut-être il ne le crût pas iul-méme. Ils décèleut assez leur ignorance, lorsqu'ita cherchent des impies véritables et hitrépides dans i'incrédulite : Spinosa tafuti et il ne chercha personne qui l'affermit dans l'irréligion : ceux qui a'enpressérent de le consulter, attestèrent par cet empressement même leur peu de fermete et leurs remords ; ils firent voir que leur incréduUte prétendue n'éloU en effet qu'un désir formel de devenir impies.

lu* PaafEIS» C^tti te pmuté fui é€/(ùt honnturdts douté*, tmm» pouvoir itnfairt mê ««#f Mircck Les prétendus Incrédules sont de taux braves qui se donnent pour ce qu'ils ne sont pas» et qui à force de dire qu'ils ne croient rien i croient ne rien ernire» et en ont meilleure opinion d'eux-mêmes : premièrement, parceque celte prolission d'hicrédulite suppose une supértarite d'esprit ; au lieu que les passions n€ supposant que du dérèglement. Secondement, parcequ'ac^urd'hul ceux qui se piquent d'nn peu plus de connoissances que les autres se permettant des doutes sur ta religtan, et oertaloa prétendus grands hommes, qui nous ont précédés, ayant fait profession de ne pas croire ; on slmagine partager la réputation des uns et des autres en adoptant leur langage, et se faire honneur en les prenant pour modèles. Troisièmement, parceque ceux avec qui on est lié par la débauche paroissant ne pas sroire, il seroit honteux do paroltro aoire. et d'être dissolu comme eux : être débauché, et admettre un enfer, c'est être débauché en novice, c'est se sentir eucon?

SM ANALYSES OBS SERMQttd.

d» PeaflMW tt*ic<llégg; la «bwch» «HéelMW «ir^quMid on^pn

MB «Blratfitei'Mtaii •n-dcwwdacMlbiUMMi YBlfiiniiOBit naqiMds

Mi( fil pii»iMai «Mm cniadlNb «I w iMii&M è Im li^^

M êimpUciiûiê tmâ t MÉte f»<to nwwM lr»ny»>t-<a ton «• dtntei dont m le Mt bomiMr?» M nfltfcftw Diwi twilèiBt, et ■ te crairt en tetwtt c*€il w Impotlcig^ fw MCÉtehapoMrà tal-nèDM; oillirienfalfliUliIreU^dew» Kra«iillv iMraiyN«ici»ieine0{ia tenatifite^mporté^ qnlsicHIteloatàUdé inM de pMllv* terédi^ Akl ctnpmoM e» fn'wt ItUa iwoto^ eeolM ieloeleef»11|efleplei bai el de pltM boBlevaelf» lenoudeiBéiM, fl. dedéHgtemeal, t. df bMMue, a. dmiMiTitoe M ei d1nM«« > ^- d'etteataliea il dladifoe fioilé, 6. de léertrlté, 0. deilravigiiice, 7. eiian,de mpeiili' tfesijediidesipeielilloo» pniiqM mw tfooi m cet préleadai ei|iritf ferte c«bfiriler iMdertef , deoeer dioe des crédolttéi iMérilei» atteodie dHm 4 tear éMfitloa et leur fortunes et ne eroytpoinl en Picg,croiro i dénMN»» SoaveaeM-neM<|iie€M henmms perren sont proqne If fatal I t^Uf étolcat alaohiBMnl aveagtes, leur péebé leroit moinafet i Ht veleni» e( leur crime eit an hliipWme oonlie le Salnt-Eiprit, ^ donenre à ffk BMbiorleantélei.

LB MERCaEDI DE LA QUATBIÈME SEMAINE.

OX I.*1PJUITICI DU MOVDB IRTBM LBS «BSS DB BIIB.

MViSIOff . /. U manié «lUmquê Ut îmUutioM dtt gtnt d* 8/m, ^umni II « « rUm à Jirt MMfra Uur* mrnwrêt, tt e'ttt ttm« témérité. li, H tsmgérë Umn fMtttts^ H itmr fmù ém ttimt» dn rmptrfëetiomt Inphu iégdrM , W «W mt bAnuatHé, lit» H <#«m« mim» «a p^ di^U Umr fkrvtmr et Umr utê, el c't«l «m impiété,

I^PartiB. hytttriee de lémMld qui iovpçwuu tmtjéorê les ùdatihms des ffmt de him. Le monde if mUe reipecler le vertu en Idée ; nuls H mépriM loujenn een qni eo fonl protoalon. Or le premier oljet sar lequel tombent d*ordimire !•§ dii- CQWB du monde contre les gens de trfeo, c*cst sur le droiture de lenrt hitentieiis, SOT Iei(|iielie8 on se retrenche, pareeque d*ordinaire leurs actions donnent pen de priseàla malignilé et à la censure : or il y a dans cette témérité trois carartéiei edien qui en font sentir tout le ridicule et toute Hi^ostioe.

1» C'est une témérité d'indiscrétion : car à Dieu seul est réiervé le Jugement des Intentions et des pensées ; en Jugeant donc des intentions de votre frère, tous déddei de ce que vous ne poorex connof tre. Mais ce qui rend Id votre témérité plus ii^aisle, plus noire , plus cruelle , c*est la nature de vos soupçons t car vous ne vons cententez pas de soupçonner les gens de bien de quelqu'une de ces feibifises inséparables de ta condition bumaine ; vous atlaquei leur probité et la droiture de leur cœur ; vous les soupoonnei de ndrceuTt de dissimulation, d'hypocrisie ; en on nwl^ dese Jouer de Dieu et des honmies, et cela, sur les seules apparences de la vwla. Ainsi, vous portes d'un homme de bien un Jugement que vous n'oseriei pas perler, après le crime le plus éclatant, d'un criminel convaincu : ftut-li donc que la varia soit le seul crime qui ne mérite point d'indulgence de votre part ?

L'hypocrisie , J'en conviens , est digne de Teiécration de Dieu et des haonBes: mais Je soutiens que ces soupçons téméraires qui confondent to^fours Ilmnne de bien avec l'hypocrite, fournissent des armes ani impies , et leur aidini à crelTe qu'il n'y a phû de Justes sur la terre ; que les Sahits mêmes qui ont antrefeis édMé l'Eglise, n'ont donné aux hommes que le spectacle d'une fousse verHi : etqnel'Éiwgile n'a Jamais formé que des pharisiens et des faypocritet t cela doit Mre eoaiprendre tout le crime de ces dérisions Insensées t on croit rire de la fonsse vertu , H on fait blasphémer contre la religion. AJoutex que par là tout devient doofen et taicerUin dansia société : car si ceux quon appelle gens de bien ne sent sHen vens qne des hnposteursrt des hypocrites, nous ne compterons pas davantage sur la pr»

ANALYSES DBS SERMONS. êkt

IP» C«rt «M llBilrité de complta f M cflM , ee iMMli de van«Q crise à trifen néBM ta eyytfeBeci de la terto, et qai illrilne à ém «Mmci «Mes ûdikAtÊMmÊ titoilmHei, ne peal inrUr qae d'une ase aeire et corwoipne I eemne ksi ymieni tooi est §fllé le tcson à Toof <|Qe ce diieonrf rcgifde» qpe vewélet eepeMe de toute dapndté et de tonte bemae, nm leopieanei illéomit VBf héitê d*étre ee <|iie toof êbn* Ihi bon eoewi m eoner dfolt»' rimfii et iliioére, ne peut presque eomprendre qa*H 7 ait deelmpoîlemi enr la terre, parée» qaUlraofe de» son propre fendirapologte de tout les aatresboenneit ami qu'on eiamine eeoi qnl tonnent eci toupçons afllrees et llnéfalrei oontie tai s^aa de Mcn, en trovrera qne ee font d'ordioelre doi lioninMi àérti^é§ il eerreoipiif y qui tMMntdetepemaderqQll n'y apioide tertOTéritÉbie, afin qne le Ticepini

Mail» dltei^vons, on a to tant d'bypoerltei qu'on regardoit comme dm lainti. qdy cependant • n*éloient qne dei hommei penren et corrompait fm ne peut le nier. Blaii qne yonles-Toai conclare de là z que tons lei gen de bien lenr renem* Ment? Et où en leroit le genre homaln, si toqs rafsonniei ainsi sor le reste dm bomoMi I on a fn tant d'épooses Infidèles , tant de maj[iitrati faiiqum, etc., donc ta pndenr et la fidélité sont bannim da mariage, et la JosUce et Tfaitégrité de tons Im tribanam? Qool de plus li||asle et de plus insensé que de filre à tous un crime de la Arute de quelques-uns ? La source de cette li^usUce, e*est que noua baUsom tons Im bommm qui ne nous ressemblent pas ; et nous sommes raTis de pouTclr condamner ta fcrlu , parceque la vertu elle-même nous condamne.

Mais on 7 a été si sourent trompé, diles-fous. Je le f eui ; mais je tons réponds, quand même vous vous tromperiez en ne voulant pas soupçonner toi fibres , qne ▼ooi arriveroit-il de si triste et de il honteui de votre crédulité? Voui auriei Jugé selon les régies de ta cbarlté, de ta prudence , de la Justice : et qu'y auroit^ dam cette méprise, qui dèt tant vous alarmer ? il est si beau de se tromper par un motif dlnnnanité et dindolgence !

Et d'ailleurs, d'où vous vient ce zélé et ce déchaînement contre Tabus que rh7po crite tait de ta vertu vérilabta? que voua importe que ta Seigneur loit servi avec un cœur double et sincère , vous qui ne ta servei et qui ne le connoisiei même pas ? Ah ! ce n'mt pas l'bTpocrista qui vous blesse, c'est la piété qui vous d^tt ; si vos censures partoient d'un Ibnds de religion et de zêta véritable , vom ne rappeiieriez qu*avec douleur l'histoire de ces Imposteurs, qui ont pu quelquefois rêoaâr à tromper ta monde, et voni souhaiteriez que ces tristes événements Tussent efllicéi de ta mémoire dei hommei !

8^ C'est une témérité de contradiction. Le monde accuse les gens de btan d'aller A leurs flm^ d'avoir leun vues dam Ici aciiom im plm saintes, et de ne Jouer que ta penonnage de ta vertu t mais sied-li à ceux, surtout» qui vivent i la cour, de taire ce reproche auz gem debien, eui dont toute ta vie est une fointe étemelle ? qpand ita n'auront rien à le reprocber ià-demm, on écoutera alon ta témérité de lèm

D'ailteun Im gem du monde se récrient il fort lorsqu'on est trop attentif à des ^Mmarchei qui lont lelon eux indiflérentei» et qu'on im tatarpréta malignement ; mata Im Jwtei donnenl-ib plm de lieu & ta témérité dm loupçom que ta monde forme contre eui ? L« gem du monde exigent qu'on Juge leun intenttam purm , tanqne leun oenvrm ne ta lontpai ; et ils crotant avoir droit de nom pennader que tai intenttam dm gem de bien ne lont pm innocenta, lorsque toutm lenrs actiom ^ parotaient s qudUe contradiction I

n* Paktu. Lt monde tx^in Ut/oiUuiu dtsgmtdê kkm^ H Imt fmù m crimt ^ ^'^trftctioms lupUu l^èr€*, ti 9'ê$t mu Mumanité.

U Ûoe inhnmanilé par rapport à ta foibtame de ilioauDet car e*eit une Ohatan da crairequ'U 7 ait parmi tai hemmm dei vertm parlUtei; ce n'eit pas ta conditien da cette vto mortelle; chacun presque porte dam ta piété, sm détauto, sm i,et sm propres folbtaiim 1 ta grâce corrige ta nataré, mata ne ta détruit

«44 AJNA&YS£S i>B» mUfiOtS^.

mktèn». Tout ee qa'oa peut donc eiiger de la foIbleMe biuiMiif, cm tw^l'cM»- «leltoitr^,ctq»*OBU«nMe0tfM^9t«5àf4|kv'l#ffWle. Ëtdttitlft^iMiaipar- UfiiCfM«BitM«MwMrAiidfteideiioiis«MQMlittdiG^ de

IHoH, A>iW« pour Ml>lea, tm^ooif préitpwr le n«l, doH*U iMrolIra ^mog^ qw d»> hoiMW earif^miéi, péifli d# miiètai, en lalwant^qMWf pir«ltM< oiiei? M ti. le Bonde «foa de réquUé , ne IroQferail-U cm \m gène de Ùtm di>»w d'âdmlraliM devoir eaoMre quelques «ertvs, que dignei de < eovierver.^acefe quekmie vicee?

0'«Ukufs, Dta * Ml reiMoi €■ UiMant encore eu «en* de bien cepbdMi M- MeneeeetiibUetU vent ptr là les tenir den» rbiunilUé» ranbner lenr figilanee. «scUer en eu un deiir continuel de le pétrie céleste, empêcher que les péebeiia neee déconregeat par le spectacle d'une vertu trop parraite, ménager au foies wie matière continuelle de prière et de pénitence, prévenir les bonneurseiesviftqanie monde ponrroit rendre à leur Tortu, si elle étoit si pare et si éclatante; penMIre fnfln. Dieu veut par là achever d'endurcir et d'aveugler les ennemis de la piélé. . a^ Une inhumanité par rapporl à la difficulté toute seule de la vertu. Vou fiftxotl-U si aisé, mondaiQS,,de vivre selon Dieu, et de marcher dans les voies étroites dusalqt, que vous deviez être si impitoyables envers les Justes, dès qu'iU s'en écarlent un seul moment? Que ne nous dites-vous pas vous-même tous les jours sur les difficultés d'une vie chrétienne , lorsque nous vous en proposons les régies saintes i cependant, par une barbarie étrange, la plus légère imperfection dans les gens de bien, anéantit dans notre esprit toutes leurs qualités les plus estimables ; et loin éà faire grsce k leurs foiUesses en faveur de leurs vertus, c'est leur vertu elle-méflae qui nous rend plus cruels et plus inexorables envers leurs foiblesses.

Mais en quoi rinjusiice du monde envers les gens de bien est plus cruelle, c'«st que ee sont vos censures, mondains, et la corruption de vos moears, qui devienneDl tous les Jours te piège le plus daugereui de leur hmocence. Gomment voulex-vws que la piété des phu Justes se conserve toujours pore au milien des mceurs d'aujourdliul? vous êtes les séducteurs des gens de bien ; et vous trouves mauvais qu'ils su laissent séduire I

S* Une Inhumanité par rapport aux maximes' du monde même. Je vous eu lUs luges : vous dites tous les Jours qu'un tel avec sa dévotion ne laisse pas d'aller à ses fins ; qu'un autre est fort exact à faire sa cour : que celIe-cl a une vertu fort oommode ; que celle-là est toute pétrie d'humeur, et hisupportable dans son domestique^ etc., et là-dessus vous déddes fièrement qu^une dévotion mêlée de tant de défauts ne saurait Jamais en làire des saints : cependant, lorsque nous venons vous annoncer ici nous-mêmes que la vie mondaine, oiseuse, sensuelle, et presque toute prolluie que vous menés, ne saurolt être une voie de salut, vous nous soutenes que vous n*7 voyex point de mal, et que vous ne croyes pas qu'il en Adlle davantage pour se ssttver. Mais de quel cdté est ici l'inhumanité et Tinjostloe i vous damnes les gens de bien, parcequ'lls ajoutent à leur piété quelques débols qui vous ressemblent ; et vous vous croyes dans la voie du salut . tous qui n'avei que ces débuts sans la piété qui les purifie ?

Ce n*est pas assez t les gens de bien quittent-ils tout pour se donner entièrement à Dieu , vous dites qu'ils poussent les choses trop loin. Tâchent-ils d'aooorder aves la piété les devoirs de leur état, et les Intérêts innocents de leur fortune : tous dites alors quMis sont faits comme les autres hommes; et que vous seriez bientôt un grand saint, s*lt n'en falloit pas davantage : accordèz-yous donc avec vous-même.

Mais ce qn*il y a de plus déplorable dsns Is sévérité avec laquelle vous condamnez les gens de bien, cTest que si un pécheur célèbre et scandaleux, après bien des délais et des répugnances, prononce enfin seulement le nom d*un Dieu quH n*ajamals connu, et qu'il a toctfours blasphémé ; il ne vous en Ihut pas davantage , vous le rangez parmi les saints , et vous dites qu'il a bit une mort ehrétieone t vous sauvez donc llmpie sur les signes les plus fkrvoles et les pha équivoques de la piété ; et vous damnez lé Juste sur les marques les plus légères de fhumaiilé et de la faiblesse, sans songer qu'il est même de votre faitérét de ménager les IroperliBetleM

ANALYSE jm SBRMON& SU

dfligiNMdfi Mm t v^kÊ^*ma leoli tooi éptigneol» adapciimit «oi éiHvfUf eu»* icalTMftui|et;j6 n'eadb pu anci^ eux leiiU sodI vos amis férlUUei , eux leuU font lOQcliéi de TOI maux, et oocapés de Toire salat

HP PAms. Umùniê towm m HMatl^ UfttvoÊr tih %éU tùs genâ de him.p *t e'êd m$ mpiéié. Oui, Uê iropiélA ; car «pi eOèi tel genf di» monde iopt de là relisiM im jeu ei une ictee cemiqiiQ, taas penser (|iie par cet dMions ^ c^ €QMBnt> 1* ila perféculepi la TerUi, et le la rident iqiuUie 4 e««-mémeii : cfp Dieu poar les pônir lee prife senfeiit de l'exemple dea gêna de Uen, qoi élait up iBOjeii de aalol qoeaalioaté leuraroit préparât ouMen» aceentnméi à décriée la verts et à la toorner en ridicule, li Jamais lassés du monde ils Teulent revenir à Dlea,lareipeetlMimaia lésant, ils n*Qs«nt ptaa cliWitrBLjda aspeiKSBlde

t» PareeadérisiensvanadéslMmereilavertiitetTnnslai ^1 B*osent se déclarer peiar la piété, paroeqalla craignent des'eapeser A wm. taiUn rl«prolines,ein'oppesent«n aecrel que ce seni elislacte è lavatoiéeDlen^les appelle t ainsi pat là TewaaéaniHiei le ftaa de l'ÉtangUe, A lendet nom màal*stère inutile.

S^JPirfoseenSDresTonstenteilaferta, et la rendei InseOtenaMs à elte^tÉénie i enr vesdérfslonadevlenMenll'éeneU de la piétèmémeées JnsltSf'vOHBébfaiiBBlenff fel« fons déoau^ay > :lenr ièfce , Tons suspende» leuss lMMisdf»l9yetpa» ta vodipH^ vex TEgNse ^efédificallon de lenrs exemples i les fsUitea, <la ledours^qu'Ha firent ferolenis eties pédienia, de la eonfiislon qui leur en teviendrelt. D'esté pas làle comble de l'impiété?

Dk i.i Hoax.

Division. /. Jm mtùrt têt fiie«rfcf«« t womt iu* dout téméraire dt.m€ fi 90iti «a pfêmptr, et d§ rûHtXhUftrwmrpmdrt.lL Lm wmH ut —rtainet roii« iUt domc imtnté tte» crmindr* U #»«MW>( 0i MM M é§9tt JmÊaait U pérdr* et r«tf.

Ir* PAtTIB. i>a mort ui imeêHmÙu : jHiutz-jr donc ^ puisqw vous ne tavtz a qiutU kttwê etk arrivera. Cependant c*est son incertitude même qui Csll que nous n'y perv sons pas I or Je dis que c'est là de toutes les dUpositloos la plus téméraire eila moins sensée. En ellfct, un malheur qui peut arriver chaque Jour, estril plus à mépriser qunu autre qui ne vous menaceroit qu'au bout d'un certain noinhra d'années? quoi! parceqoe le péril est toi\iours présent, 1 attention seroit moins nécessaire f ee devrofit être tout le contraire- Aussi, le grand motif dont Jésus-Christ s'est servi pour nous exhorter à veiller sans cesse, c'est rincertitude du dernier Jour. U n'est point en effet de motif plus pressant que celui-là: car si la mort . vue delainimato ^Jinpointsâr et marqué, nous effraieroit, nous détachcroil du monde^ noua oecu^ perolt sans cesse ; son Inoerlitude, si nous étions sages , devroll faire sur nous de* Impressions Infinfanent plus fortes. Remarquex en effet que celle ineertitude est aecompagnée de toutes les circonstances les plus capables d'alarmer, on du nuq^ d'oecnper un homme sage.

t^ La surprise de ce dernier Jour que vous avex à craindre, n'est |ms nn MBidant rare ; c'est un malheur familier i il n'est pas de Jour qui ne vous i» foumimo itoi eiemples, puisque presque Ions les hommes sont surpris delà mort.

9^ SI ceUe incertitude ne rouloèt que sur llianre , sur le lieu ou sur le genre de votre mort, elle ne parottroit pas si allireuse; mais ee qu'il y a Ici de Isrrlble çest qu'U est incertain si vous nonrtx dans le Seigneur on éana votr« péché

.nM»ri seule vous décenvrira en sccRt } al dans eette IncerWiide vous êtes tran< qyiiie !

nn^ P*^!i?*^ ha mires Irnserlimaes, ou le liombre decteox qol partagent avee noos M% mteiet p^i^ pan nom taMorer. on des ressources dont nons pouvons nous

•Mter Mit tàiieét ]iitf trto^nfllci , OQ eolKi, ^

hutreedon pour l'areDlr. MtiB danâ I*lneerttuid6 terrlMe de limort , ttao de ech M t*y troa?e, et furtoot It rarpriM eit Mm TeCoor, peiteqoe noot ne mouraM qo^nefUi ; ètetpendinf uootne «ômmef fohtt itemétl

Bbii tor qînl deœ paane-teui JoHNIer tuf eobii fneoiApiéliiiiiM dMii la^ feof Tim * f«re dernier Jeat ? Sot k JeoiMiM ? iMte ta mm wipe^ iîei Bon |ili0 que le» reogi? Sur ta toree du tenpMment? nais qn'e It ttOléta Utook éttMtet une Minoclto f|il\iii loofle «UTiit. Aprietoot, i I de TOI eipèriaceisceqnidrtt flair poit-fl te«s ]

Ureu tai esMlMiMifei aHiéiBi de nacertteieie tawart : ta premifcf, tf^ <iue ta mort élent Ineertaine, e'eet mie foUe de t*altedier à ce qui doit pMMr ce iMi fÊttÊÊÊH I le eeeoBde , cVH foe wom émm dose memtr dmqae Jeor, ei m moi permellra iuame aette» diM liqueOe now ne foolmiIeH polirt Ure Mrprii ; ta tnliUiBi, t*eil qne Bow M de?OH dooe pee dUMrer neira pénUeoee. Veilft la I et lilmeHes e« doH nom eeodirire llMeMade de noliv deirtèK

iMore.

II« Pumn. iamoHêft etrtiUm t pmsa^ donc, ^«vffii'Wb dolf «tjmt. Sien ne Uni qoe ee qni neoi rapiiene le toovcalr de ta mort t ioHl eit-ee ee 0"» leveotepiaedefoin. Malf.iiceiflrayeiiieélotatttpiidoniililee àdei

patani,en doU dtre sariwta qw ta mert mH al lenriUe à dei chréttem . el 41m ta lerrew de eetle Imese leur aerve même de prétàte pour rétaigner de kor

Ger, 19, Je tenx que roui ayei ralion de craindre ta mort: mata potaqa'éBe eit eertatae^Jene comprend! pet que parceqa'dle Tousparoltlerribte. Townedeftaf pUTOoten occuper ei tapréteniriaa eooiralre, plua le malhetr dont voaa élcf «lenacé eil aflfreni, plus tous derei ne le pas perdre de vut, et prendre sans onw des mesures pour n'en être pas surpris.

i* Si, en éloignant cette pensée, yous ponriei aussi éloigner ta mort , voi biijeats enrôlent du moins une excuse t mata, pensei-y, n*7 pensex pas » ta mort aranoe loo- Jours. Que gagnei-TOns donc en détournant TOtreeivrit de cette penséernMSTom rendes ta sur|^ InériUUe.

t? Quand cette pensée feroit sur foos des Impressloos de (Ira jeur et delrtalesse 06 eeroit rinconTénient? yous n*étes pas sur la terre pour ne yous 7 occuper que dlmages douces et riantes.

Mais, diles-YOus , si on pensolt tout de bon à ta mort , on en perdroU ta raison. Mais tant d'ames fidèles qui mêlent cette pensée a toutes leun actions, en oot-elks perdu ta rataonf Vous en perdriez cette raison fausse, mondaine, orgneilleose» chamelle, qui tous séduit ; mais tous y acquerriez la véritable sagesse, pidsqne ceUe pensée tous apprendroit & regarder le monde comme un exil, les plaisirs comme une Irresse, le pédié connue le plus grand des maux, les honneurs et ta fortune eenune des songes, le salut comme la grande et unique afblre.

Mata , ajotttei-TOus , cette pensée , si on Tapproroodlssoit, seroit capabte de taire tant quitter , et de Jeter dans des résolutions violentes et extrémesi c'est-à-dire, eHe serOK capable de tous détadier du monde, de tos vices , de tos passions, pour vêts faire mener une vie chrétienne seule digne de la raison : voilà ce qu*oa appelto des résolutions violentes et extrêmes. D'ailleurs, ne craignez rien ; quand voos Iriaa d'Mbord trop kln, les premiers transports se ralentiront bientôt : prenez seatemeftt des mesures contre ta tiédeur et le relâchement ; voilà. Indolent et sensuel comme vous êtes, ta seul écueU que vous avez à craindre. Outre cela , quelle iHustan 1 de peur de taire trop pour Dten , on ne tait rien du tout , tandta qu'on oe tronre Jamata liende trep pour ta OMode.

4^ C'est à vous une ingraitttnde criminelle envers Dieu d'éloigner la pensée de b mort, seulement paieequ'elie voua trouble et veua atarme: celle impreesloii de crainte et de terreur est une grâce singulière dont Dieu vous favorise, tandis qu'il la rvfuse à tant d'autres : C'est par ta pensée de ta mort quil veut vous ramènera Ini ; c'està ce remède que votre salut parott attaclié. Tk-embtaB pkitdt que TVire cour oe

n fUÊort cùùtn eei fruiairs itfuiaircf . et que Dlea ne relire de ▼eoi ee mojeii 4e salai t ibisi mettei à profit, pour le règlement de tœ morarf, cette tepitbmié, tendli que Dien vous la laisse encore.

&• Remontei à la source de ces frajears eicessircf » qui tow rendent Tioiaie d la pensée de la nort si terrible; vous la troa?erex sortoot dans les embarras dîme eooseience eriminélle. Ce n*est pas la mort que tous cralgnet, c'est la Justice de Olea qui TOUS attend au delài purMei donc Toiro oonsdenoe ; alors tous Terres arriver ce dernier moment avec moins de crainte et de saisissement. En effet, (pi*a la mort d'eflnixanlpour uie amejasle9 éRenelul die que des choses dont ruaige estenvinmoé de platsin sourent crimiiids , et qii*elle ne pooroit conserrer long-temps , et eue lui rend des Uens fmmuaUei et des plaisirs éternds, qu'elle godtèra sans crainte et sans remerdi. Aussi la mort est le seul point de vue et la seule consolation qui soutient la fidélllé des Justes i arriTés à cet heurem moment, ils TOient sans regret périr un monde qui ne leur tfoH Jameb paru qu*un amas de ftamée, et quib n'avolent Jamais aimé.

RONiLIX SOR Ir'dTAIOUa 01 LASiaS.

MVtMOfl. rréU «^««iVm nm/êrmêtvt toutgVUttpirê i« —tn itmàgiU. /. ComJUtti ut 4/* /Ws# «f iipiomhU tétmi d*nê ûm« fui 9Ît dam Tkmhiimdt dm diiordr; 7i» Par f mI« p«7«i« rOf p*Mt n toriir, lit, QmMfKi Us M«l(^ |«/ déttmSmni Jétuê-Ckfiii à firtr U mrmcU dt ia r4âmrrtli9k 4tdê$a d^Urnneê.

l** R^LBHOSI. Chu^rii «ri aJfitÊut s# é^tëmhk /VTof #«fi» «mê gid tit Jéou rAmkiiudi du fUmén.

ly lAsam dsvean défa on amas ée yers et de pomrlfore , répand l'biftclion et la pna^twir ijmmfaa / et Teilà la profonde corruption d'une ame dans le péché dlia- Ulude. Car II n'est pas dlmage plus naturelle d*ime ame qui croupit dans le désordre* que celle d'un cada?re d^a en proie aux vers et à la pourriture. Or la mort produit deui eflbts sur le oorps où elle s'atladie : elle le prlre de la vie ; elle altère ensuite tons ses traits, et corrompt tous ses membres. Elle le prive de la vie ; et c'est par là que le péché commence à défigurer la beauté de Tame : car Dieu est la vie de nos âmes, la inmiére de nos esprits, le mouvement pour ainki dire de nos cœurs $ or, par un seul péché celle vie cesse^ celte lumière s'éteint, cet esprit se retire, tous ces moovemesds sont suspendus.

Ainsi l'orne sans Dien est une ame sans vie : mais l'habitude du péché, qui est une mort hnrdtérée, va plus loin. Lazare répand l'infection dans le tombeau , parcequ'il y est depuis quatre Jours tjamfettt, gmtiridaanus est enim. Le premier péché, eu noua toisant pcrdn la grâce, nous laisse à ia vérité sans vie aux yeux de Dieu ; on peut dire DéMmotaw qu'il nous reste encore certaines semences de vie spirituelle, oeHaiMS bdlllésà reeouvrer la gruee perdue : mais à mesure que l'ame persévère dans le erioie» tout s'élelil, tout se corrompt en elle ; la corruption devient universelle . et ebafige«i un spectacle d'horreur et les dons de ta grâce et les dons de lâ nature.

Mais comme un cadavre ne sauroit être long4emps caché sans qu'une odeur de mort sa répaside à l'entour, on ne peut croupir long^temps dans le désordre sans que l'odeur d'mw mauvaise vie se Cuse bientôt sentir : aimi la corruption ne se borne pasuQ pécheur tout seuil or ses eues, venant à être connus , servent de modèle en miDe lieux, et le spectacle de ses mmurs rassure peut^^lre en secret des couscfences que le crime troubloit encore. Nous ajouterions , si nous l'osions , que la corruption que l'habitude du crtam met dans tout l'bilérlear du pécheur est si universelle, qu'elle Infocte son oorps mémo.

t* Un voile faiguiNft eouvreles yentMievlsag»de LaiaTOt «#/lwBit ^u$ ntimiê ir^ liçat^: et voiUra«ei«lomeBl Itealed'nMamodaMiepéèhédhabRQde. TavuMO que tout péché est uaa urieir^ iMis Mt pnMrelm flMx Uens pour le Me»

M8 ANALYSES D68 SËfiHONS.

▼ériUMei cependut one première cfaote niételiit pw k»l-àfy| wm hmàku t nuii à mesure que le péché d^énére en habitude, U lumière de Dieu le relire, les ténèbres crobsenl, et arrive enfin la naît profonde et Taveugtaient entier; alort Uwl deWent une occasion d'erreur à l'anae criminelle , paroequé toul change de r«oe à Ses yrax.

3^ Laxare parolt daos le tombeau . les mains et les pieds Uési /ijfa/w ^tdts «f wuuttts imstUis; et ToUà U triste servitude d une «me dans le péché d1iahitiide. ïa monde â beau décrier la vie chrétienne coanme une vie d'usHtsItissement et de ler^ vltude, le règne de la Justice est un règne de liberté i paroequé Tame lldèla et m» mise à Dieu deviept indépendante et même mattiesse d^ toutes leacréatnre»: le pécheur, au contraire, quoiqull paroisse vivre sans Jong et sans régie , ii*est powliml qa*un vit esclave dépendant de tout » de son corps i de ses passions, de aes btens, de ses amis, de set ennemis, etc. D'abord , U passion ménage encore, pour ainsi dire, b nberlé du cour ( mais dés qu'une fois elle se sent maltreise, combien noos faiIreUe sentir tout le poids et toute l*amertume de notre servitude i servitude honteuse par rassD^ttissement de Taroe déréglée aux sens , par rindignité des démarches que la force de la passion oirtieni d'elle, par le sacrifice des devoirs les plus Importants à la passion Iqluste, pf« raviUssenMOt et le Qi#rJspMio^Mtlri6 10140108 une ?le déréglée, etc.

On se plahit qoelqueMs det riguelin de la vertu , et Ton crakit la vie chréUcone comme une vie d'assi^etUssement ^ de tristesses ma» onconvteodroitqu.*!! iiea*i trouve lien île si triste que ce que Von éprouve dans le désordre, al l'on osoilae pKahsd^ de f amertume et de la tyrannie de ses passions»

11* RâPUSXIori. Par qutU mejnu Canuptut tm^ét rkMltdtétdétcr^.

Le premier mojrtn c'est la confiance en Jésns-Chriat. Si 9wu orin été iei , 4it onetascenn dfsijaire mj&mmti^f>mfiiin^M9witpmimmi»mtuêjê mU

fM tout €t quê vous dtmandem à Dim^ DUm iwir^ tateordû^a. è/mà ilOoÉon dent le démon se Krt Ions les Jova^poor rendre lnntllesnw4B9lM d» emweialan , c^est de n^His Jeter dans la devance et le découragement t et là-^lemn on a'abanéonna à la paresse et à rUidolence; et après avoir irrUé lajnstlee de DIen par nos égmements» nous outrageons sa miséricorde pv reués de nelre déAsnce. Ce nM pas que Je prétende qu'il n*en coûte à «ne ame depuis long-temps MOrte dans le pécbé, pour revenir à Dieu t mais Je dis que ses misères doivent augmenter aa ceaqionclion, et non oas son découragemeut ; et que la première démanche de sa pénitcnea doit être» ^adorer Jétut^Ckrùt comme la résurrectiom H iaviâf aivec UM ConliMWe secrète que nos misères sont toujours moindres qne ses misérlconlea.EneM, qaeHa que puisse être Ihorreur de vos crimes passés, il est à croire qne le Seignenc n*est pas éloigné de vous faire grâce , dès qu'il vous inq>ire le desIr et larésohmon de la demander t c'est donc à tort que I état de votre conscience vous dèoonnpe, et qœ vous TOUS persuade! que c'est fait de vous sans ressource. Je vous répands comme la mère de Samson à son mari 1 Si le Seigneor vouloit vous perdre , tt ne feinitpas descendre le feu du ciel sur votre cmor t s'il vouloit vous laisser moniir dans ravuK glement de vos passions, il ne voua montreroU pas les voilés du sihit; il ne voua lès mettroit pas dans un Jour qui vous éclaire, et qui ?oai IfonUe. Dien Tent teuiôurs le salut de sa créature} dès que nous vouions rehmrner à fad, ne neoi défions que de notre volonté.

D'ailleurs , et ceci doit bien nous rassurer { fue aavea-'vons si Jèsnt-Ghiist n*% pas permis que vous tombassiez dans cet éUt déplorable ^ pour faire du prodige de votre conversion un attrait pour la conversion de vos frères , et pour manMèster sa gloire ?

Se«9nd mojM. L'éioignement des occasions qui mettent un obslaele lovIncBile a notre résurrection été notre délivrance $ ehsiacles figurés par la pierre qui HermoK rentrée du tombeau de Lacare, etqne Jésus-Christ commande qu'en die aranl de le ressusciter x ToiiUe iapidem.

£i yoiiÀ pourquoi tant de|>éehenr»fMÉieat iMeoMni lenr Y(e è détester Icars chahies , et à ne poufoir p^venlr à lea rompre; c*MI'qn^en prenant dea mesures de changement, ito ne prennent pas de eia nmanNs qful MlgÉent lei pérUs par l'étol-

gnemeot des occasim t c'eil une erreur de eroire que le cour f dif que tout ce qui renrlroDiie est encore à ndreégard le même. C'est donc une pare lllasion de venir nous dire qoevons ne manqua pas de bonne volonté, mais qoe le moment n'estpas encore Tenv. Gomment pent-U venir au miliett de loutoe qoi i*élolgne? et quelle est cette bonne volonté renfermée an dedans de vous qui ne conduit Jamais à rien de réel, et à aucune démarche sérieuse de cbaneement? c'està-dire que vous voudriez changer sans quil vous en coûtât rien. Commences par éloigner lontci ces occasions felales à votre innocence} étei la pierre qui ferme à la grâce l'entrée do votre coeur : après cela vous aurei droit de demander à Dieu quil achève en vous son ouvrage.

TroUHmê «I dermer mojrm. Le ministère dd l'Eglise qui délie nos Uensi mo79 marqué dans l^Évangile par ces paroles que le Sauveur adresse à ses apétnt i Soi^ viu Et sUùiê ahireg déllei-ie, et le laisseï aller.

n n'est pas question ici de vous apprendre que la rémission de nos crimes ne nous est accordée que par le ministère de l'Eglise i vous ne l'ignorei pas. Ce que je dis, c'est que comme Jésus-Christ n'ordonna à ses disciples de déUer Laiare qu'après qu'il fut sorti entièrement du tombeau , de même le pédieur d'habitude ne doit espérer d'être délié qu'en se montrant tout entier hors du tombeau de ses désordres i Il dut une manifestation universelle qui lemonte Jusqu'au commeneemenis de sa vie sans compter sur les sacrements qu'il a reçus , et qu'il doit mettre au nombre de ses crimes t premièrement , pareeque n'ayant pas eu de douleur véritable de ses aules , les remèdes de l'Eglise > loin de le purifier , ont achevé de le souiller. Seeondément, pareeque ne s'èlant pas connu. Il n'a pu se lUre connoltre. Troisièmement , parceqne quand même il se serolt connu , ccoune il n'y a que la douleur qui sache s'eipHquer comme 11 feut, Jamais 11 ne s'est feit connotire, s'il n'a Jamais en de douleur vérltaUetet c'est en vafai qu*U alléguerolt les difficultés d'une telle démarche pour s'en dispenser t les difllenltés nous rdratent-eilcs Jamais, lersqull a*agit d'éelatardr nos aftires?

m* JMWLÊXUm. QmtU scmi lié mùtffê fmi éêtnmbuMI Jimt-CkrUt m ^fértr /# miratU d« m réswrrecthn €idê êa déUvrmtei»

Le /fumier moii/ que le Seigneur parolt se proposer dans la résurrection de Lazare, c'est de consoler les larmes et de récompenser les prières et la piété de ses deox soeurs i et voilà aussi le premier motif qui délemUne souvent Jésus-Christ à opérer la conversion d'un grand pécheurt les larmes et les prières des âmes Justes qui la demandent Comme tout se feit pour les Justes dans l'Eglise, dltTÂpétre, on peut dire aussi que loot sa fUt par eui| c'est donc une espérance de conversion pour les plus grands pécheurs que de rechercher la sodélé des gens de bien, estimer leur consdenoe et les taitéresser à leur salut. U semble que notre cœur se lasse d^ de ses passions , dès que nous nous plaisons avec ceux qui les condamnent. Et vous qui autrefois , comme peut-être Marie , étiei esclaves du monde , et qui depuis , touchés de la grâce , ne bouges plus oommo eUe des pieds du Sauveur, que désormais un des plus fanportants devoirs do votre nouvelle vie soit de demander conthiuellement à Jésus-Chrisi la résurrection de vos frères,, et de dh«, comme elle t Sètgnmr^ ctiui qat 9om* aima» têt mtdadt, liais que les pédieurs, d'un autre côté, ne eomplent pu si fbri sur les prièies des gens de bien, qu'ils atlendent d'elles seules le changement de leur cour, et le don de la pénitence ; oa seroit une pure illusion i les prières des gens de bien rendent le Seigneur plus attentif à nos bcsotais, mais non pas plus taidulgent pour nos crimes.

Le second motif. C'est de rantaner la tiédeur et la lâcheté des Justes, comme Jésus-Christ en ressusdiant Lazare vouuit réveiller la fol de ses disciples encore fdble et languissante. Gatideo prcpttr^o*, leur dit-U, ut ertdaiiê. En dfet, il opère des convenmns soudafaies et surprenantes anz yeuz de ceux qui marchent depuis long-temps dans ses voies, pour confondre , parla llerveur et par le zèle de cesamss depuis peu ressusdtées, leur tiédeur et leur faidolenoe.

TtoUume motif. Là Justice divine y ménage pour eertabis pécheurs, cooune pour ces Jullk incrédules qui furent témoins de la résurrection de Lazare ,. une nouvelle M. 1. 54

8S0 ANALYSES DBS SBRMONS.

I d'mdBfdwiiMt el dlacréMMé. El c'cii là, cbcM, leieÉl balIfiieU ptapart dn scM 4ta monda nlirwl iTovdipaira do ta eoofcniOD el do ta r ■pêciCaolto dof gnadi péthonti ita no fonl f«o t'ondordr daraoUgo dam ta i AtuI qno ta mtaérkordo do Jtai^Ghriit OUI Jolé Mr nn» omo crimiM ~ dcgincocidoaoiBlyitapifOtaiolontlanciiéideiiégiriBwnliotdoionignflBrinfei !naiaà|MiDOta gneo do J4nt-Ckfftall'a nippoMoà tavta, ftadevtonMnt taieenleundosa piélé Hiénio,olitatnMfcnldaMtainilraetasniénMfdeta 8nee,ii et' pabtat d'ooTrir tai yoa, un nonfotninoUrd'a?n«tanMnicld1ncrédiilllé.

rifl DU PABMIER VOUIMB.

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