‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 94 sur 96 · LE MERCREDI DES CENDRES · texte numérisé non relu

LE MERCREDI DES CENDRES

PaBKIBM SAAMOV*—- S0& IK JBaSE.

PbopûSITION. D importe d'examiner les eicnses dont on se sert pour se dispensv de la loi dtt Jeôoe, et les abus où Ton tombe en TobservanL Ainsi t

OtVnlON. /. L'0l>ïi^0m imjtmna contrt ûtmm f mi «a pîpUmi Ut hL It, Uitenimm dt MfCr'l*^ e9mtr€ têmm qmi «m mdemeintmt r*i««PMBM«

If^Pamib. Vaèitg^iom^Jwâménm iButile de prouver cette ( fidèles qui ne la eootesteni pai^ , qui savent que la reOgloo est née dans le aelA du jedoe al de l'alMtoeifeet et que eTillett méuM à l*kbauemem de leàrs visages, qw iffaBi feeouMlHoieDt les piemlevf cltféliens. Or , rdbligatloD du Jeéue 8^ uMque llmpoisiMIiléqttl pulsieeD JosUAer flnobservanee i car rËgUw, cn4 suai eette loi» u*a pas préiKidu Oïlre une loi de mort. Esaminons doue les < da «eut qui sa dispensent du Jeûne. PvemMvenient, aent^lesIégltlBMS? f uMUl» en les supposant Mgitbnes, n'esl-on pas égaleraent vloUleuf du précepte, pur la manière dont on use de llndnlgenee de l'Église?

Pnodèrement, vos eunses sonl-eiles légitimes? Voos êtes né, dites-vous.^ «vue uu tempérament folMe , IneapÉMe de soutenir la rigueur de U loi du Jetae. qui éa- I des soins al des pv^éeuutleus infinies. Mais, premièrement, ne «ontHoe pus ces I et CCS prèeautions elles-mêmes qui ont alTolbil votre tempérament? Ccile fol- > do tempérament nlsit-éHe pas une suite de la vie moiie et ¥siuplaeum que wua •Via toqlours menée? Mais cette moHesie qui vous rend la pénlieBee plus nècea salre, puisquieHe est elle-méme un crime que vous devei eipler, pourroit-elle devenir un ttire MgHinie qui vous en dispense ? Secondement • ces aotaia et ces piéfautions que vous croyci néceisaires à votre santé , ne sont^oe pm les fÉQons du rang et de la naissance, plaUH que des besoins réels et elfcctib? Or Dieu neaaasure pas vos Inflrmhés et vos besoins sur vos titres, mais sur la loi. David, Bsiber al tant d'antres< quels eiemples d*austérlté n*ont-ils pas laissés à tous les sléeka» aaaigfdieur rangfSI TÉglise «voit des distinctions A Mreetdes privilèges à aeearder, ce devroit être sans doute en laveur de ceui qui peuvent A peine, par lemtiaiaD, se garantir de la fSiim et de llndlgence, et qui , presque UM^ours, ont moins de crimes à expier, et non en teveur des riebes et des grands, qui n'ont rien de plaa triste à essuyer dans leur état, que le dégoût et la saliélé inséparables d'une létteHé sensuelle, et qui d'ordinaire ont plus besoin de pénitence^ pareeqnito sont plus coupables t cependant le citoyen obseor et le vil artisan respectent la loi del'ÉgUn, cl ce sent les riches et les grands qui s'en dispensent. Voos objecta la fbttdesse de votre tempérament X mais eette IbiblesM ne vous a Jamais privé d'un seul plaisir ; voua soulouex i« vdlles , l'application et le sérieux du Jeu , le dérangement des repass vous dévorea i« frtlgum du service, lorsque la gloire, llnlérèt ou le plaisir s'en mèieul ; ce n'M donc que peur Dieu seul , que voos retùseï de souflHr t servir le asonde

- ne vous coûte rien , pareeque vous êtes mondain ; soyez donc cbrélleu • et vous ne tronverex rien qui passe vos fbroes dans le service de JésusOirist. Voyes cette anm ddèlo que Dieu a retirée de ses égarements s lorsqu'elle vivolt comme vous , eUe regardoil pareillement la loi du Jeûne comme une loi meurtrière ; maintenant eHe ajoute même aux rigueurs de la loi i ce n'est pas son tempérament qui a cbangé, c'est sou coeur.

Mato enfin, quand l'abstinence affoiblivolt votre corps, rintention de l'Église est que vous soufflriez. Car n'est-i! pas Juste qu'un coips de pécbé, comme le vdtre * «eH puni; que desmcasbresqui dntservià riniquité, serventA laJnsUce; querennemi que vous pofflei en vous-même, soitaflbibll? Ainsi la fin qiM rÉtfse se propeaa

. dans son précspte, ne saurait devenir une ntoon qid vous en dlipense. Mali. 4i|es>vous, voqs êtes dlifiensé 4e U loi 4u Jeûne, |i9r lii^^

ANALYSES DES SËRMÛNS. 7M

) M fooi rtpooiMIe pM qw toMè < .

ifir^ipfadi9râfl|M»«t OM diipcîwe valMi V»v^t > Il fwii o*éUi pM (tani le CM delà diipeiife» vow ilMites an «^ gmrioo, le WIne de la ouinTiiMlU et de la sarpiiie?

SeesodeoMBl^ maie wppoiooi ?» eimset légitimes » n'étee-toof pat égatamoïc Tielalenr éQivéoepCe, par la manière doQt vpvf oseï de nndolfeiieé èb rÉglIie? PremièKm«it» gémlnex-foai en aecret de ta folblffw de VMre diair, et de llnpea- «ttlUléeAeilefooemetdefalielkireaailoisderfifnier Etet-Ton lientrai de?a»t Dlea Cane dhtlocflon il peu convenable à votre vie pa«ée? la rcgaidet-vom comme aiiieipéeed*anathtoe et de retranchement da eorpi det lldèlei? hUMi vonedlm ravi d*«voir deiTaifOQi qui voos exemptent de U vole commune. Secondement, rempiacei-fonapàr. d^autref omvrei |e|eûne que vootne unrief oteerverf Priei-voos pim que daoa un antre tempe? étet-vons plus charitable eoven lee patvree? rmu ahfienci-voaf de certaine plaiiin, tégilhnei pent-étre en une aolfo mlion? car il Ant mer de compensation ».ei pour être dispenié delà MdnJeAne, vans ne féCes pm de ta pénitence. Or c*est précisément ce que vons ne Ihites pm; parceqne vooi ne pouvei pas fhire Umt ce que vous devcs, vous vonscroyeidlipensé de fldre dn moins ce que vous pouves. Troisiémemeot enfin , dans Tusage des viandes défendues, n*avei-vous é^rd qtt*à ta seule nécessité? et vos repas sorit-Hs marqués par qoelqne endroit dn sceau de ta mortification ? car enfin l'Église pi Sien J son^Ker votre IblMesse, non aniorisef votre sensualité.

n* PaaTIK. Mtmiuê de iaioiéijuktt, contre U* ùbms 0» i&mUmt ttm» mémêg §■<

Pour discerner les abus qui peuvent se glister dans l'observance du Jeine » il Wif a qn*à étthttt qbèHrest ta fin deeoo institulioa. Premièrement^ deOMbUr nm pnsstons m morUèanl tacfaair, apler nos chines pâmées, et en prévenir de noavcllss. Seeomlwient, do pqrMérrame, en morliflanl le corps» ta détacher des sens, révelltor saisi , el rétaver an goAt des btans éternels.

Or, f ^ ta JeAne., lelqq'to abus public Ta établi dans le monde» ne mortifie ni ta ûOKjpè ni les passlons^ta ta chair. Car, par où tas moriiaeroit-ll ? Est-ce par ta loogneur de l'abstinence ? ceta poovott convenir aux Jeûnes des premiers fidèles, qui ne ta rempotant qu'après ta soleil couché; après s'être disposés à l'heure du réfMS par milta exerdcajainta et laborieuzi pour nous, ce n'est plus là qu'il dut diercherta mérite de nos Jedoes ; llieqre du repas avancée, nous épargne cette rigueur. D*ailleurs que nlmaginôû-noos pai pour arriver à cette heure du repn, sans noua être aperçus de ta iCNOguenr et de ta rigueur du Jeûne ? Noos prolongeons te lenipa du sommeil , au Reu qu'il taudroit prévenir l'aurore pour unir nos prières à «MM de l'Église; on se permet l'usage de mllle boimons que ta coutume aulerise , prsoqna contre l'esprit de ta loi 1 en un mot , après que l'Eglise a poussé ta eondesceniimea iosqu*à ses dernières bornes, nous ne pendMis sans cesse qn*à Invenler de mwvenn «doudsMnents, qui ne sanrotani presûrlré cootrê ta loi.

9^ Mortme-t-ontospamtaaspartasimplicttêdes vtamtasdont uaUM? Uêtasl il y entre plus de soins et d'nttiflM 9 01 oa supplée par Bflta lifitaiemenU à ta simpHellédei mets dont Dtaut user t d*ailtanrs, dans ta seul repm que l*SgHse permet, an ne s'y prescrit point d'autres bornes que celles dlnne avide sansnalilé. Ainsi , rabsllnence du soir lUt m^eurd'hui tout te asérllede ms JeÙMSt al ce qui n'éteU d'abord qu'on rdàchciMnt de disdpttne, en est devemi ta srata anrtériié 1 tas temps sont bten changés. Unseul repas prta tasoteaveeacttans degraom, lermineilautretata ta Jeûne de toute ta Journée t et quel rep» Ides herbes, des légumes, nn repas de larmes et de pénitence. Le refroidissement de ta charité obllgen rÉgiise, il y a quelques siècles, de se relâcher en ce point de ta rigueur de an disàpUne s mata au Itau que ce sont ta de ces gracm honteuses, dont il ne tendrait user qoL*en gémissant , à quels excès n*a-t-on pas poussé cet adoucissemem obtena de l'Eglise 2 on oublie que c'est une grâce accordée à ta pure nécessité; 1

conséquent les précautions ne uuroient v être trop rigoureuses. VdUà nes JeÉaîai

' jednm 1

voita tas restes méconnotembles de ces Jettnmsl temeni amreteis pmmi tesi m^^ df Cf« fMStêrl^s, si cfoesslves (locs, qu'eltas fUsstefrt passer les ild^p

99^ A^ALYSES DES SERMONS,

foor d(| tqyiMfti. Et comment $) diapoie40D , ptr des ^ch et des

ScpmttMN^MW dooc qoe Hnlention de VÈfikt eit^ue ta péBMéÉoede eetital temp» toH eomme une esptaUob des plaiiirs et des ftolei de nrate l'anée. Coft BOOs^MMt cseore cpm, polniue nûQi aHom latlifliire A la Jnttice 'dfVlM , dWMit Cille Mlnle carrière, pour noa Infldélitét pméei , iKwaiie devoiii pâa en^Kwilgr de WMivallea : apaiser notre Joge , et VïniUt en métût temps. SoaTenons doos qoe , pwisqoç oens allons utislktre i la Justice de Dieo , non-seolemenl lès crimes nous .1^ inlardUs, mais encore les plaisir qnl dans on antre t^mps serotent iMU-étre IptoeenU. SoiiTeqops-hotis enfin j que 1*Égnse durant ces Jonrs de péoWenee , prétaofl QOBS préparer ^la grâce de la résnrreciion t commencondeoe 0e iômiê licauu « déraciner nos indiiialtons vldeases ; et mèHons-noot en élit de pouvoir al- (4KQCr aiuL ministres du Seigneur le pttsé , comme le garant de nos proroessfS aor ..tavienir.. ! , .

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