‹ Œuvres facéticusesChapitre 100 sur 239 · Se disculper · texte numérisé non relu

Se disculper

ou Contes nouveaux. ï4j

la vérité, le plus souvent blasmons r institut » et façon délibérée d'autruy, ayant mal avisé sur ce qu'il a projeté en soy mesme de longue main, nous arrestans par une amour de nous {que les Grecs proprement apellent philautie) en nos seules conceptions. Je m'esbahis (dira quelqu'un qui veut (a) mourir pour le peuple) comment il est allé là. Mais pourquoy {ait un autre qui n'a que faire) fit il cela f Sont les interrogatoires et admirations du fait d'autruy, qui beaucoup plus les malaisent et tourmentent que les leurs propres, peu, ou rien entendans qu'on se reserve toujours quelque point secret, qu'on ne veuit, ou ne peult on honnestement communiquer, et, pour ce, faut alléguer quelques raisons criies et super ficiaires, pour contenter si fascheuse importunité, qui est un vice qu'on n'évite du I, coup, si on ffy regarde de bien près. Non que tevoudrois rejeter cette legiereté sur tes saintes amonitions, et desquelles jeté tiens grand* obligacion; mais en usant de solucion, ou plutost de diffuges » à tes contraires, je te pourrois, usant de compensation, balivernant et riant avec toi, déduire partie de mes motif z et arrestz; En te confessant que mon naturel est folastre, rire et ^escrire choses de mesme, encore ne sera ce rien estrange et hors le naturel des hommes.

Pense tu pôLs que cette vivacité, ou plustost inconstance amortie, et le but de ma liberté rompu, je ne fusse un nyais et abesty, comme je ne suis gueres sage? Il ne faut pas cuider du beau premier coup vouloir changer cette nature, et rompre les andouilles

a. Var. : Qui va,

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