‹ Œuvres facéticusesChapitre 109 sur 239 · Par · texte numérisé non relu

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3. Ne fut si mal en point. Jupiter est sanglé, dit Scarron dans la Gyeantomachie pour : il est i>erdu. La Fontaine l'a employé dans le même sens. En avoir près des sangUs &ttH être tout près d'être sanglé.

ou Contes nouveaux. ^51

rié? Si tu Tes, tu es achevé de peindre. Lfe pehion < hauça la teste, se mordant une lèvre, ^ escrivant de ses doigtz contre la pièce de'Soii poatpoint. Je ne sçay pas (dit il) qui vous a dit mon cas, il est aussi vray que vous le dites. Vertu Dienne ! comme il m'a incontinent, sans aller au tour du pot, touché là ! Vertu saint Gris d'hiver, quel enmt ! Ha ! de par le diable, dis^ 4e cooE^agnoii d'Eutrapel, c'est un client, il en sçmt bien d'autres. Baille luy voir ta main, td verras qu'il dira. Eutrapel, tout du beau premier coup, sans y penser, lui dit qu'il estoit coqu à peine de, etc. Par ma conscience, dist le vilain, monsieur, il est vray; mon Dieu ! comme vou$ sçavez touti Dieu, voyià grand cas, m'avdV ^msi dit mon fait! S'il vous plaist, liionsieur ^ Car j'allois àlf . Polygame, mon maistre et sei^ igneur, voir s'il me donneroit quelque consëik Mais, si vous vouliez, ô vertu Dieu»! vous me relèveriez bien de ceste peine. Mort d'Adam 1 <iist EUitrâpel, vas tu là ? je t'y mené, je te faiis tesdespens, je te fais parler au gentilhomme^ c'est mby qui le gouverne. Il ayme bien telles Ifredaines; mais, escoute, coqu mon ami, ne fauiït pas il dire, sans rien laisser : car une fois, c'est un diable depuys ^u'on fait le fm ne petit ne grand auprès de bii. Le diable l'emport, dist le coqu, si j'en mens d'un seul mot, et si je ne luy conte, et au delà, je sois tondu. Ce faisant,

1. Pâysaa, ra^tre, homme <)ui va à pied, de classe in^ rieure comme le pion {pion) aux échecs.

2. On a dit d'abord Vertu- Dieu qui était un juron ; puis vertubieu qui était un premier adoucissement tt-^mfer-

iiè«Hi*qul m ^owrtft pim «èsmdftiber ptrsonfte.

152 Baliverneries

tiraient toujours pals vers la maison ; et, jà tant en la basse cour, Eutrapel ouit que Polygame n'avoit sceu disner, au moyen 1 dé son absence. Vistes vous jamais celuy qui, attendant la response de quelque chose pour son profit, par le messager qu^ila envoyé tout exprès, comme il mesure ses joum«es, compassé ses pas; il le fait aucunesfois cheminant, ou le bon nomme se repose, ou bien fait emplir sa bouteille, ou icelle, sous quelque ombre, vuyde joliment.

Il est maintenant (dist ce pauvre attendant) en un tel lieu, à ceste heure il commence à passer une telle ville; il ne boira pas là, car il a naste. Que si quelqu'un le contrarie (comme dire qu'iT n'est pas possible qu'il soit là), il désespère, il fend, protestant qu'il a passé et au delà plus d'un trait d'arc. Tel estoit Polygamei qui non plus se fust passé d'Eutrapel, qu'un Chat de sa queue, ou un coquin de sa bezace. Eutrapel, entrant : Scavez vous qu'il y a, monsieur t voicy un gentilhomme que je vous amené, et avec, ce ferial oiseau, du pennage' duqud s'en trouve assez competentement par pais. C est un coqu, monsieur; le preud'homme et sa preuck femme n'ont garde s'entre trouver, à cause qu'il chevauche d'un costé, et elle de l'autre. Au moyen desquelz préalables, monsieur, il vous dira le motif de vous estre venu voir. Polygame, tout esbaudy pour la venue d'Eutrapel, ayant soif pour l'atention ardante qu'il prestoit.

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