‹ Œuvres facéticusesChapitre 112 sur 239 · Il veut parler du curé, qu'il va mettre bientôt en scène · texte numérisé non relu

Il veut parler du curé, qu'il va mettre bientôt en scène

ou Contes nouveaux. 157

vouloit apaiser, mais il le pria le laisser endurer ses passions et se colerer, car tel estoit son naturel; qu'en celle peau mourroit Renard, et que, en ce faisant, il sesentoit bien vengé; mais au'açres luy diroit en toute honnestetéle tout de l'affaire. Et. en cet instant le coqu commença à joindre et serrer les mains, et par cinq foys les esbranler, sans mot dire; puys, alongeant le museau,^ grinçant les dens, prit son chapeau, et, d'un coup demy feint, le jette en l'air, prononçant telles ou semblables paroles : Aussi hault ae femmes mortes! Puis, ayant, d'une grande importunité, emprunté un couteau, descousit la brayette de ses chausses, et icelle doucement posa en sa gibessiere, treschaussa > ses souliers, et de l'aiguillette de dessus la hanche gauche noua son petit doigt à sa ceinture, mit son bonnet de biays, et, priant que silence fust fait, commença, et qu'ils orroient merveilles. Je (dist il) pleurerois volontiers d'un despit. Point, point, mon petit sabat (dist Eutrapel, le caressant avec une chiquenaude sur le groin) poursuy de ce vénérable : car, ainsi que je peux colliger et calculer de ton dire, c'est luy qui fait la dyablerie. Je vous ai jà dit (dist le païsant) que je devins bon petit marchand. De ce temps, messire Jean, assez et trop près mon voysin, comme chacun sait, au moins ceux qui me cognoissent, passant ou repassant, me disoit toujours quelque sornette, me contoit quelque conte, s'arrestoit à me demander quelque cas, et ce, outre la coustume: car auparavant je ne suis point souvenant

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