‹ Œuvres facéticusesChapitre 13 sur 239 · Du verbe ouïr · texte numérisé non relu

Du verbe ouïr

ET FACECIEUX. I5

ouys jazer et deviser privementet à la rengette^ de leurs affaires rustiques, desquelz ay fait, par heures rompues et de relaiz, un brief^Discours, où j'ay eu non moindre peine que à une bonne besongne; car après avoir ahanné ^ long temps, resvant et devinant ce que je devois dire, estois contraint de boire deux ou trois voltes 3 (gracieux compulsoire) pour me rendre la cervelle plus frisque 4 et délibérée, et m'estoit une telle peine qu'au charretier, qui, pour ayder à ses chevaux attelez à la charrette trop chargée, met son chapeau entre son espaule et la roue, pour aucunement les soulagera, aucunesfois beuvant à son baril, attaché au collier du cheval de devant.

De la diversité des temps.

Anselme, ce preud'homme [a) surmentionné, homme de médiocre savoir comme bon Grammairien, un peu Musicien, passablement Sophiste et bon rueur de pierre, commença par une merveilleuse admiration ^ à deschifirer le

a. Var. : Preudhoms.

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