‹ Œuvres facéticusesChapitre 143 sur 239 · D*un peu d'esprit · texte numérisé non relu

D*un peu d'esprit

ou Contes nouveaux. 197

qui veulent paroistre, tant de bastonnades. Au contraire, s*il.avoit je ne sçay quoy de bon d'estrange, il ne le faudroit sitost insinuer, mais peu à peu desrober au populaire, pour, avec le temps, en foire estât, et le rendre, d'estrange, propre et intime. J'ajme tant cela, quand ils me viennent mesîer à leur retour seigle avec froment, et (ce que l'on dit) les choses prophanes avec les sacrées-! Pensez vous quil luy eust fait la respon&e des Lacedemones estans importunez par une longue lettre des Argiens ? mais trop mal eust esté, employée à ce folet. Janotus de Bragmardo eut plus de grâce. Je, dist Eutrapel, ne veux rien conférer : car comparaisons sont etc. Mais de 'ces longues oraisons Jamais n'en fut bonne. chanson chantée; voulez vous quelque cas d'exprès ? Pensez vous que celuy qui fut envoyé devers un grand seigneur de notre temps, enchargé de légation, et ayant ainsi commencé sa harangue : Quand Scipion partit de Chartage, Sire... fut esbaEy quand ce seigneur lui respon- 4it : Après, après, on sçait bien qu'il estoit à cheval. A vostre avis, que vostre client, Lupolde, eust esté là le bien venu. Il me semble, sous correction, que trop longuement l'avez souffert s'égarer : que ne lui disiez vous, comme l'on fist à un prescheur près La Guerche : Beau père, preschez vostre Evangile ? aussi, monsieur le mercadant', montrez vostre bec jaune en deux mots ^. Mais voyià il a vu quelque galand homme, peult estre près d'un contouër, eticeluy discourir et repeter quelque fondement de plus

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