HORATIUS
Omne tulit punctum qui miscuit utile dulci.
Qui profite et qui plaist a gagné tout l'honneur.
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A RENNES, Pour Noël Glamet, de Quimpercorentin
2o6 Contes et Discours \
perverties et corrompues. Partant espoinçonné < du désir de les remettre à la veui de nos François, beaucoup mieux disposez qm par k passé , je Uw ay premis ce discours en forme d'Avertissement, pour les vendiquer » des véhémentes censures de tels calomniateurs, et convier un chacun à l'admirer plustost que censurer, ne conténans rien d'où on ne puisse rapporter quelque fruict. Ce que je monstreray aisément, pourveu que l'on vueille apporter en les lisant toutes les considérations qui se doivent observer en la lecture de tels discours lesquels sont pleins de mille et mille fictions tirées des Poîêtes, sans la cognoissance desquelles nepéiit parfaitement gausser celui qui en veut faire estât, comme l'ont Mu trèsbien practiquer Rabelais et Des-Accords î scien* tijiques gausseurs. Ce seroit nous esloigner de nostre propos, de vouloir faire icy mention de Forigine et excellence des fables Poétiques : mais nous nous contenterons de donner le moyen qu'il faut tenir pour les entendre : d'autant qu'elles sont comme un ao* cessoire très nécessaire aux contes et sornettes. Le plaisir des fables Poétiques est très grand, et qui a bien dequoy repaistre l'entendement humain, mais il n'y a pas moins de quoy le faire vaciller et U troubler, s'il ne s'y comporte sagement : tellement