‹ Œuvres facéticusesChapitre 15 sur 239 · Là · texte numérisé non relu

Là

$. Tant qu'ils pouvoient.

ET FACECIEUX. 21

ayant son chaperon » rebrassé 2, et voluntiers parloient de quelques herbes pour fièvre, colique ou l'amarriz {a), et par tranchées des effectz de Gemini î. Le bon homme de curé se mettant aucunesfois aux champs, le tout à la bonne foi, se ventant de belles besongnes (parce qu'il estoit ouy très voluntiers) et que (Dieu mercy) il ne craingnoit homme des deux prochaines paroisses (et ce disoit sans blasmer personne) ou à chanter du contrepoint, ou bien et rustrement faire un prosne ; et que s'il étoit question de Latin (neantmoins qu'il y fust un peu rouillé) il se y entendoit tout outre, et autant que petit compaignon du quartier, et de ce s'en rapportoit à ceux qui le congnoissoient, sans plus outre procéder. Autant en disoit de bien jolyment empenner une flesche ou mettre une arbaleste en chorde, de bien faire un rebec4, et que plusieurs fois en avoit fait au musnier de Vangon, de tout quoy n'en craingnoit homme, s'il n'avoit deux testes. Et ce luy accordant, la povre femme

a. Var. : La marriz, la matrice et par extension : vapeurs, hystérie.

1. Bonnet d'étoffe dont la partie allongée par derrière ou les brides larges retombaient sur l'épaule.

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