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3. Ou Molineus, jurisconsulte parisien (i 500-1 566). Il se fit successivement calviniste et luthérien, avant de revenir au catholicisme. Son Commentaire sur la coutume de Parts passe pour un chef-d'œuvre. Sa vie a été écrite par Julien Brodeau.
d'Eutrapel. }I5
listres, et autres coquins en son Royaume, desquels il faisoit le conte à deux millions de personnes, en leur faisant rendre et distribuer la tierce partie des dismes et revenu Ecclesiastic aux paroisses dont ils sont natifs * : et au demeurant, que ceux qu'on appelle le Clergé, fussent changez par Eveschez, Abbayes, et Paroisses de demy an en demy an alternativement, à ce que chacune province participastauxcommoditez et incommoditez l'une de l'autre. Cela, dit Lupolde, seroit bien de difficile exécution : car les gens d'Eglise ont tant fait par leurs journées, qu'ils sont plusieurs fois plus riches que le Roy, sa Noblesse, et le tiers estât. Que si le Royaume de France vaut douze escus, ils en ont sept à leur part, ainsi que ce docte Bodin ^ à escrit et calculé sans parler du livre appelé le Cabinet du Roy 3. Leurs richesses, dit Lupolde, leur feront trouver hommes et argent, pour s'opposer à
K Du Fail revient souvent sur cette idée. Cela et ce qui suit montre que s'il n'a point été tout à fait hérétique il était sur la pente qui conduit à Thérésie. Les citations fréquentes et complaisantes qu'il fait d'écrivains comme Dumoulin, Ramus et autres expliquent mieux encore ce que je dis de ses opinions religieuses dans V Introduction.
2. Les Six livres de la République de Bodin parurent en 1 576 ; ce qui nous donne avec la date du livre suivant une indication de plus de l'époque à laquelle furent définitivement rédigés les Contes d*Eutrapel.
}. Le cabinet du roy de France dans lequel il y a trois perles précieuses d* inestimable valeur, par le moyen desquelles Sa Majesté s'en va le premier monarque du monde et ses sujets du tout soulagez, 1581. Cet ouvrage est de Nie. Proumenteau ou de Nie. Barraud du Crest. Les trois perles sont :.la parole de Dieu ou le clergé^ la noblesse et le tiers état.
3i6 Contes et Discours
telles altérations et changemens. Tu as dit vray, Colin Briaud, respondit Eutrapel, si c'estoient des coquins, et qui n'eussent nen à perdre, il y auroit apparence en ce que tu dis, mais quand la grand' main du Roy parleroit, il n'y a Papiste, Huguenot, Associé, ou les Liguez pour la reformation, qui n'aidast ou poussast à la roue, à ce que telle chose s'effectuast, et que l'Eglise, qui est trop riche et pompeuse, fust dégraissée, et remise en sa première oeauté^ comme les premiers Empereurs Chrestiens avoient ordonné qu'elle ne possedast aucuns héritages. Il me souvient, dit Polygame, avoir autrefois veu un Seneschal de Rennes, çrand personnage et el(H quent dire en son Auditoire, sur ce que le Receveur du domaine s'excusoit qu'il n'avoit fond ne argent, pour fournir à quelques frais de Justice qu'il convenoit faire. Je m'estonne, disoit il, où le Comte de Rennes mon maistre (il parloit des prédécesseurs des Princes de ce pays) qui n'a que sept mille cinq cens livres de rente, songeoit, quand il a donné à quatre collèges de sa ville de Rennes , soixante mille livres ae rente, et que telle disproportion et fausse mesure estoit injuste et bien subjecte à rescision >. Du Moulin vouloit aussi par ses memofres que le Royannexast et joignist à son domaine entièrement tout le temporel Ecclesiastic, pourenestre seulement œconome et dispensateur, et faire payer les gens d'Eglise, comme il fait ses autres pniciers, et à leur main : pour avoir plus de moyen vacquer à prières, jeusnes, et oraisons, et sans avoir occa-